logo jpk

Philippe Vicariot sur « Swinhoe » JPK 1010

Vainqueur solo de la première étape Transquadra 2011

Le départ a été décalé de 24 h pour cause de blocage de l’écluse de  Saint Nazaire par le personnel  du port. Cela laisse du temps pour la famille et pour mieux connaitre les autres concurrents en particulier mes voisins JPK 1010  « Papillon » et  « Nauti-stock » et le JPK 110 « Ederlezi »

Le départ est donné vent arrière devant les jetées donc sous spi, j’aime bien ça change. Nous partons en bout de ligne avec le JOD 35 d’Alex Peraud, rapidement nous sommes devant. Le bateau va bien, avec moins de 10 nœuds vent arrière, les empannages avec simple bras et écoute sont faciles.
Nous sortons de l’estuaire de la Loire et le vent commence à refuser, je passe du spi de tête au spi de Figaro de capelage, puis le code 5, puis le génois. Au petit jour je mets le solent pour économiser le génois, j’ai un peu de mal à amener le génois sous le solent (on est au reaching avec 20 / 25 nœuds de vent). Deux A35 en double passe derrière moi en tombant sous la route avec leur spi de capelage, néanmoins ils font un peu plus de gain vers le but que moi. Je suis tenté de faire comme eux mais je ne veux pas être à la côte au cap Finisterre, j’ai quelques mauvais souvenirs de la zone de calme par nord ouest sur la Galice, et puis ça veut dire être collé à la barre.  Ces conditions me semblent être favorables au bateau, comment vont les 3200 et A31 ? Il me semblait que j’allais un peu plus vite que le Sun Fast 3200 « Festa » à la tombée de la nuit.
Le vent monte encore et je prends le premier ris dans la GV pour la préserver, je ne veux pas qu’elle batte. Le cap Finisterre approche, il ne faut pas être à la côte et en même temps la dorsale approche par l’ouest. Entre la certitude du tampon à la cote et la dorsale, je choisis de contourner la Galice à 25 Milles.
Au pointage suivant, les bateaux à la côte vont plus vite, le baromètre monte et je commence à m’inquiéter… Je réduis un peu ma distance à la côte et je m’applique aux réglages pour échapper à cette dorsale que je vois gonfler dans notre ouest, on est maintenant sous spi avec nettement moins de 10 nœuds de vent. Au soir, je vois le Cap Finisterre par le travers à 15 milles, le baromètre a légèrement baissé, Le A31 « Baleine blanche » est repassé devant pour 4 milles. Je suis bien content de ne pas avoir plus perdu !
Le vent rentre doucement toute la nuit, je traverse les rails des cargos, l’AIS c’est génial ! Je dors le plus possible enprévision du vent fort annoncé. Le lendemain, on est dans de l’alizé portugais 20 nœuds avec grains bas et donc superbe lumière. La mer est toute chaotique avec les rotations de vent sous les nuages.  Je suis repassé devant, le soir je passe au spi de capelage ce qui soulage l’étrave et rend le bateau plusfacile.  Repas du soir : cocote minute pleine de pates.
Dans la nuit le vent monte, je ne connais pas encore bien le bateau et je décide d’affaler le spi et de tangonner le génois pour dormir. Au pointage du matin, l’A31 « Baleine Blanche « de Titou est repassé devant pour 6 milles, c’était donc pas la bonne méthode ! Je renvoie le spi lourd et 2 heures après je vois apparaitre une voile devant, je m’approche et je reconnais le bateau de Titou, il est sous GV seule et m’explique à la VHF qu’il a un bout de filet pris dans le saildrive. La mer est toute blanche, il y a pas loin de 30 nœuds de vent et le bateau marche à 10 nœuds de moyenne avec de jolis surf, je filme et prends des photos.
En approchant de Porto Santo le vent molli. Le JPK110 « Ederlezi » est à l’horizon derrière avec son spi blanc, « Baleine blanche » est 30 milles derrière.
J’arrive à 3h du matin, la plus mauvaise heure… encore une dernière rafale a la pointe, le spi tombe puis remontée au près dans le dévent de l’île. J’étais venu ici en 1982 en muscadet et donc au sextant à l’époque, donc pas du tout les mêmes conditions ! Je connais un peu mieux le bateau tous les jours et il me va bien !
Philippe
« Swinhoe » est maintenant en croisière familiale dans l’archipel de Madère avec un passage très sympa  aux iles désertes.

La newsletter du chantier

Retrouvez dans votre boîte mail nos nouveautés, les victoires marquantes de nos bateaux, notre présence aux événements du nautisme, et plus.

Abonnez-vous ci-dessous en deux étapes simples.