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Pascal Loison/Nicolas Pasternak sur "Night and day" JPK 960

Vainqueur double de la première étape Transquadra 2011

Je pense que notre bon résultat doit en bonne partie à notre option de départ dans le Golfe qui a été de rester au nord de la route directe.

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Il y avait une dépression orageuse au sud qui remontait vers nous pendant la première nuit de course; lorsque la bascule de nord à nord-est engendrée par le passage de ce front orageux est arrivée, beaucoup ont mis le spi, nous  avons mis un code 5 et l'avons affalé relativement tôt pour repasser au reaching sous génois. Beaucoup sont restés sous spi un peu plus longtemps, sont allés un peu plus sud, et je crois qu'il était important de ne pas le faire. Les fichiers montraient assez clairement que le lendemain le vent serait un peu plus faible et un peu plus refusant si on était plus sud et les fichiers minorent assez souvent ces phénomènes par rapport à la réalité en "lissant" les bascules et les variations de force du vent. Donc, nous avons ensuite bénéficié d'un vent plus fort, moins refusant, même si aucun des "sudistes" n'a été obligé de virer ou de faire du près serré, je pense que l'explication de notre très bon classement à l'approche de l'Espagne est dans cette option (sans parler des qualités du bateau que JP connait et dont il peut parler aussi bien et même certainement mieux que moi).

Au nord-ouest de l'Espagne, on n'a certainement pas été les meilleurs. Philippe Vicariot  explique très bien ses états d'âme vis à vis du " coussin" prévu par Maître Bernot (vent de nord ouest sur la côte espagnole), coussin qui était en fait associé à un bon thermique à la côte qui a permis au A 35 "Galatée", notamment de nous en mettre plein la vue à ce moment là en prenant la corde dans le virage. Cela dit, on n'a pas non plus été les plus mauvais, à ce moment là on était à touche-touche avec le JPK 110 "Ederlezi" dont la présence stimulante nous a fait nous arracher un peu et, même si c'était pas le temps du bateau , on est sortis de ce contournement de la pointe espagnole en conservant une certaine avance sur "Ederlezi "et "Victoria", ce dernier s'en sortant quand même  mieux que nous et reprenant une bonne partie de son retard.

Dans les alizés portugais, on se savait très bien en temps compensé et on a laissé les autres prendre des risques; on n'est surtout pas allé  chercher trop la cogne près du Portugal, préféré 22 noeuds de grib maxi à 26 ou 27 qu'on pouvait espérer un peu plus près du Portugal, ce qui nous a permis de faire zéro départ au tas et zéro accrocs de spi; il y a quand même eu des passages où " ça allait fort", avec des vitesses "supersoniques" permises par  un spi symétrique lourd de Figaro 2, à la fois très solide et bien grand qui tenait le coup par 35 noeuds et restait présentable par 20 noeuds; encore fallait-il avoir un bateau qui puisse descendre près de la panne sans risquer le départ à l'abattée. Je pense que tous les bateaux ne peuvent peut-être pas tirer le même parti de ce type de spi que "Night and day ex- " Léon", mais bon on va arrêter de faire des compliments au 960 sans ça tu ne vas pas arriver à vendre des 1010 !
Nos seules angoisses, cela a été "Nauti-stock", qui revenait très fort et dont nous ne nous méfions pas assez quand on a passé Finisterre tellement il nous semblait "lojn" (mais ça va vite un 1010), et   la ligne de casiers qu'on a pêchée 5 milles avant l'arrivée; on venait d'avoir le classement de 21 heures, qui nous rassurait sur "Nauti-stock" (on a appris après coup qu'ils n'avaient plus de grand spi), le moral était donc très élevé, on avait quasiment vendu la peau de l'ours, et là dans la nuit bien noire, le bateau s'arrête, repart à 5 noeuds (mais il allait à 9 avant), et la mer est illuminée par les flash-lights de la bouée (énorme) qu'on trainait, coincée sous le bateau; même si on a pensé que le comité d'accueil faisait bien les choses et nous offrait un "son et lumière" pour l'arrivée, ça nous a fait perdre pas loin d'une demi heure, la seule façon de s'en débarrasser ayant été d'affaler le spi, de faire une belle marche arrière à la voile, de couper le bout et........ d'attendre que le vent revienne car on s'était tellement abrités au ras de l'ilöt Cima pour faire cette fine manoeuvre qu'on a un moment cru qu'on allait y rester tanker toute la nuit....On imaginait pendant ce temps là les Croyère, déjà arrivés, qui buvaient des bières et commençaient à y croire, et "Victoria" et "Nauti-stock" qui allaient nous faire l'extérieur, bref les pêcheurs portugais ont dû avoir les oreilles qui sifflent ....
Merci encore à Jacques Valer d'avoir dessiné un " très bon bateau de vieux", et à JP Kelbert de l'avoir habitué à aller vite dans la bonne direction; je l'adore ce bateau,surtout quand il y a de la brise !


Gérard Quenot/Luc Fourichon sur "Nauti-stock.com" JPK 1010

3ème double de la première étape Transquadra 2011

Le bateau a totalement confirmé ce que nous pensions. Nous ne l’avions encore essayé ni en haute mer, ni au portant dans la brise… Un régal !...

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Un comportement sain, très maniable dans les surfs (record à battre = 19,5 nds au speedo), un plan de pont où tout est naturellement à sa place, un intérieur pratique et facile à vivre…, Bref, tout ce qu’il nous fallait pour étaler une météo « à records » et une mer à faire regretter la croisière côtière. Parce qu’on a beau appeler ça les Alizés Portugais, avec un vent bien établi – quoi qu’oscillant en force et en direction –… la mer, elle, n’était ni établie ni franchement agréable : entre pas assez formée pour bien surfer et «un peu trop dans tous les sens ».

Ces 5 jours et demi, nous les avons passés à l’attaque tout le temps. Même un peu trop pour nos spis. Avec des quarts raccourcis à une heure, pour ne rien lâcher pendant que d’autres levaient un peu le pied la nuit. Sans trop concéder sur la gastronomie à bord, et sans se refuser une petite bouteille de champagne pour fêter l’anniversaire de Luc devant le Cap Finisterre (rare période de petit temps)
Et le résultat est là : Podium !...Malgré le manque cruel du grand spi le dernier jour, nous sommes 3èmes, pas bien loin des deux qui nous précèdent en temps compensé. Le tout avec un paquet de concurrents franchement sérieux (et sympathiques) qui ne lâchaient rien non plus.

Quelques détails sur la course…
Tout d’abord une semaine de préparation d’avant-départ, au pied de la base de sous-marins de Saint-Nazaire. Tout vérifier, installer le matériel de sécurité « off-shore », assurer toutes les manilles, scotcher… Notre bateau était un tel chantier que Jean-Pierre Kelbert, qui rendait une petite visite, n’a pas osé y entrer.
Jean-Pierre, on t’assure, on a rangé avant de partir – Dernières vérifications de l’informatique et de l’Iridium (Merci à Guillaume, notre support Geolink pour sa patience même pendant ses congés).
Ces quelques jours étaient aussi l’occasion de goûter l’ambiance particulière de la Transquadra : « rencontres, échanges, solidarité ». Outils, tuyaux au propre comme au figuré, huile de coude, et même jambon basque… le partage entre concurrents va bon train.

Nous voilà donc prêts à partir de Saint-Nazaire lundi 11 juillet, 24 heures après l’horaire prévu suite à quelque conflit chez le personnel portuaire.
Prévisions : Petit temps pour un début en douceur, mais le vent doit rentrer de NW dans les heures qui suivent. Pour que le public puisse apprécier le départ, l’organisation a prévu un petit parcours le long de la côte. Bonne idée pour répéter les empannages, mêmes si les suivants ne se feront que beaucoup plus tard. Car la traversée du Golfe de Gascogne s’annonce plutôt tout droit, au largue serré ou au travers.

Départ donc. Pas tonitruant pour ce qui nous concerne. Mais la route est longue, ce n’est pas une banane… Série d’empannages en douceur, et la flotte commence à s’étaler en mettant le cap au SW. Tout va bien, même si quelques amateurs de petit temps vont un peu trop vite à notre goût.

Traversée du Golfe. Là ça devient moins tranquille, mais c’est tout droit ou presque. Spi médium, code 5, code 0, génois, presque toute la garde robe y passe. Merci à Bernard Mallaret et à ses voiles Delta magiques. Parce que ça va vite ! Le cap Ortegal est déjà là ! On est pas mal !... 2èmes en compensé… Pas mal du tout même !...

Et là il faut choisir… Au plus court près de la côte ? au large ?... Maître Bernot déconseille fortement le ras de la côte par vent de Nord. Nous n’irons pas y risquer les effets de coussin… Au large alors ?... Mais pourquoi ce vent n’est-il pas comme annoncé sur les fichiers ?... Prudence ! Ne pas jouer les extrêmes… On le saura après, c’était effectivement prudent. Même si quelques-uns profitent de la molle pour s’échapper (bravo à "Night and Day" ! Et nous qui pensions que le JPK 960 n’était pas à l’aise dans le petit temps…), on comprend qu’on vient d’échapper à une dorsale en formation. Et on s’en sort pas si mal.

Pour la suite, les Alizés Portugais jusqu’à l’arrivée. Ca oscille (vent irrégulier entre 20 et 30 nds). C’est pas confortable. Mais ça va vite et c’est tout schuss jusqu’à Porto Santo.

La seule question est : quand réduire ?... Comme déjà dit, nous décidons d’attaquer. Spi médium, spi lourd… A fond !... Et ça paie : nous grignotons des places, surtout la nuit. Les frères Croyère restent intouchables en temps réel, mais ne s’éloignent plus beaucoup. "Night and Day" est toujours en tête en compensé (encore bravo !), mais nous voit revenir dans le rétro : Nous leur reprenons 5 milles par jour. Nous avons nos chances…
Mais un peu trop gourmands peut-être. La mer est courte et un peu dans tous les sens. Elle entraîne quelques sorties de pistes. Le spi lourd ne se remet pas d’un méchant départ au lof. Et la dernière nuit, le spi médium décide de céder pour nous aider à sortir d’un mauvais départ à l’abattée. Dommage ! Le fichier position du petit matin nous montre que nous sommes passés 3èmes en temps réel, à seulement 1,5 mille de "Night and Day"… Mais le vent mollit et nous n’avons plus que le code 5 pour mettre un peu de toile devant. Ce n’est pas assez, et 20 nœuds de vent nous semblent de la pétole.

Le dernier jour sera donc dur pour le moral. Les premiers s’échappent, d’autres nous repassent devant, les poursuivants se rapprochent. Mais nous limitons les dégâts. L’arrivée se fait de nuit, dans les rafales et le crachin. 5èmes en réel, 3èmes en compensé…

Heureux !...

Un grand merci à Jean-Pierre pour ses conseils et la qualité de son travail ainsi qu’à Jacques Valer qui a une fois de plus conçu un bateau sain et performant, à Delta Voiles pour la garde-robe (on ramène un peu de couture à la maison, mais c’est de notre faute), et à nos partenaires Nauti-stock.com et Segula Technologies qui nous soutiennent dans cette belle aventure.

Nous avons bien quelques petits trucs à régler pour la deuxième étape mais rien de bien méchant : trouver les bons réglages du pilote, prévenir l’usure de quelques drisses (maladie qui a touché une bonne partie de la flotte sur cette étape). Cette deuxième manche s’annonce palpitante. Nos concurrents ne se laisseront certainement pas faire mais ils savent qu’ils peuvent compter aussi sur nous.

Rendez-vous le 28 janvier à Porto Santo… et quelques jours plus tard en Martinique…


Olivier Roussey sur "Obportus2" JPK 960

Solo

La première étape de la TRANSQUADRA vient de s’achever et le résultat est à la hauteur de mes espérances.

J’ambitionnais de terminer dans les 10 premiers chose faite avec une 9ièmeplace sur 25 participants en solitaire avec un plateau très relevé, puisque figurent dans les 10 premiers des concurrents de la prestigieuse course du FIGARO et de la mini-transat. La course s’est déroulée en trois temps : la traversée du Golfe de GASCOGNE, le passage du Cap Finisterre puis la descente sur Madère en longeant les côtes portugaises.

J’ai connu un passage délicat du Cap Finisterre en raison d’une option un peu extrême par rapport au reste de la flotte. Mais dès le début, j’ai choisi une route plus SUD, mes routages me laissaient penser que je pourrais passer avant l’arrivée de la molle. En fait, le phénomène avait un peu d’avance et j’ai certainement surestimé ma vitesse, j’ai dû subir une panne de vent un peu plus longue que mes concurrents directs qui trouvaient un peu plus de vent au large. Cependant, une fois cette zone de transition franchie, j’ai effectué une descente sur Madère extrêmement rapide, en allant me positionner vers 9°30 de longitude pour trouver un flux de nordbien appuyé. Une fois le flux de NORD accroché, j’attaque une descente infernale rattrapant 11 places pour finir dans le tableau arrière de mon principal concurrent en JPK 960 en 9ième position (ROCKALL pour ne pas le citer…). Effectivement, Louis, positionné plus à l’ouest, s’est habillement repositionné la veille de l’arrivée par un bord bâbord plein Sud entre moi et Porto Santo, mettant ainsi fin à ma remontée. Au cours de cette descente, alternant spi lourd et médium, et parfois un ris dans la grand-voile, le JPK s’est merveilleusement bien comporté, malgré une mer parfois bien formée. Associé à un bon pilote, j’ai pu passer de merveilleux moments de glisse et je me suis senti parfaitement en phase avec le bateau : serein et confiant, m’octroyant même 4 bonnes heures de sommeil non-stop, quel luxe….

Je suis donc très satisfait de la manière dont s’est déroulé cette course. Je n’ai connu aucune avarie majeure à l’exception d’une grosse frayeur quand j’ai percuté  un OFNI (objet flottant non identifié) en fait une bille de bois de plus de 2 m. Plus de peur que de mal.

Côté confort à bord, l’utilisation de l’hydrogénérateur est une grande satisfaction, même si le bruit du moteur est remplacé par un sifflement quasi permanent. On ne manque plus de courant et réellement côté performance, tout cela me semble bien insignifiant à la vitesse où vont nos bateaux.

De même pour la carène préparée par Oceoprotec offrant une glisse parfaite, je n’ai pas eu besoin de faire quoi que ce soit dessus à Madère, contrairement à beaucoup d’autres que j’ai vu, éponge et papier en mains…

Je suis donc en bonne position pour attaquer la deuxième étape avec pour objectif de maintenir voir améliorer ce classement, mais cela est une autre histoire et il faut, dès maintenant, se préparer physiquement pour une traversée vers La Martinique longue de 2 600 milles.



Louis Lagadec sur "Rockall" JPK 960

Solo

Cette première étape a été formidable, en regardant les traces sur le site je m'aperçois de ma grosse erreur au passage du cap Finisterre ou "Macaya" m'a pris un paquet de miles


Le 11 juillet :
Alors un départ retardé à cause de la grève. Nous sommes partis sous spi et dans très peu de vent. J'ai passé la dernière bouée en 15ème position ce qui n'est pas terrible mais le 1er JPK 960!

Nous sommes maintenant au débridé avec 18 noeuds de vents et nous marchons à 7,5 nds ce qui est correct, je pense avoir doublé un certain nombre de concurrents. Actuellement, je suis entre "LULU LA NANTAISE" et "Oursonblanc.com" (un SF 3200). Je me prépare à ma première nuit en mer de cette Transquadra.
 
Encore MERCI à tous ceux qui m'ont aidé dans cette préparation.
 
Le 12 Juillet 2011 :
Mardi, après une nuit assez calme où il a fallu getter le bon moment pour mettre le spi, le vent n'a pas arrêté de monter et de tourner à droite. Après le grand spi, le code 5 puis le code zéro me voici sous génois lourd et 1 ris il y a entre 20 et 25 nds à 90°, du vent réel on avoine  entre 8 et 10 nds !! J'ai dépassé un A31 qui avait quelques difficultés,  je pense que je suis sur le bon bateau !!
 
Mercredi 13 juillet 2011 18h00
Lever du jour un peu difficile où j'ai vu croiser devant moi "Colibri" et "Expresso.
La gestion des changements de voiles entre larguer tous les ris, mettre le spi lourd, le genack et enfin le spi asymétrique cela fait de la manoeuvre car en plus il faut déplacer les poids sur le bateau.
Toute l'après midi à la chasse aux risées pour pouvoir dépasser "Expresso".
J'ai profité du beau temps pour faire sécher l'ensemble des tenues et un petit coup de nettoyage au skipper !!

jeudi 14 Juillet
Le premier tiers s'est déroulé superbement en arrivant 8em au cap
Finisterre. Je suis resté "empetaulé" toute le nuit dernière vents = 0 affalage des voiles pour ne pas les abimer mais quand même des dauphins plus ou moins grands sont venus me voir presque toute la nuit.
Je suis revenu dans le flux de vent entre 10 et 15 Nds secteur NW. Donc du Spi avec Raymond à la barre. Le vent monte et vers 20 nds ,je prend un ris dans la GV. Maintenant + de 26 nds, j'ai changé de spi et toujours 9 nds nuit du 14 au 15 et 15 juillet.
Après le début de nuit cool, le vent a commencé à monter et sous spi lourd et 1 ris dans la GV, la vitesse évolue entre 8 et 12 nds et cela fait énormément de bruit, impossible pour moi de dormir.
Sauver par ? mais le hale-bas de mon tangon a cédé sur une survente plus forte que les autre sans doute (+ de 30 nds) je trouve que c'est une excellente raison d'affaler le spi.
Le reste de la nuit sur Génois et GV 1 ris. Les consignes sont, pour le moment : on affale à 30 nds et on renvoie en dessous de 25.
Il a fallu attendre 14h pour avoir les conditions (25 nds) pour renvoyer le spi. La journée toujours sous spi lourd et GV 1 Ris.
Depuis le milieu d'après midi nous naviguons de conserve avec "La Belle Equipe" qui est à notre vent, derrière elle de gros nuages et ce qui devait arriver arriva: le vent monta et elle partit en vrac puis affala son spi, ni une ni deux,  je viens d'affaler aussi mon spi et nous sommes toujours à 7-8 nds Super. Je vais temporiser pour voir si j'enlève le ris de la GV.
Je vous laisse pour aller préparer le diner.

Samedi 16 Juillet :
Vent plein vent arrière depuis l'aube, il est fixe en direction et stable dans les variations entre 15 et 25 nds.
En temps normal, cela imposerait des changements de spi ou prise de ris, mais comme j'ai un concurrent qui se rapproche sérieusement et que, finalement sur une opportunité " MACAYA" est prenable je fais le forcing pour tenir toute la toile et pour le moment cela est OK. Il y a aussi des doubles avec lesquels je suis dans le rythme comme "Mécenat chirur...." et "La Belle Equipe".
Donc, je ne lâche rien dans cette dernière ligne droite. Je suis à 216 nautiques de Porto Santo donc une arrivée prévue demain soir ou dans la nuit.

Du 16 juillet à l’arrivée où il faut descendre le plus possible dans le sud.
Au pointage du matin, rien de neuf malgré tous mes efforts rien, pas de progression, je reste à la même place ni "Morgan" ni Olivier n’ont lâché un pouce.
Vers 13h, je décide d’empanner pour faire vraiment du sud afin de finir avec un meilleur angle et plus de vent. Je rentre en conversation avec "La Souris…"  pour appendre qu’ils ont une voie d’eau un étai cassé et des barres de flèches abimées.
Quelques heures après je découvre l’ile de Porto Santo, exactement comme les iles Fores, la montagne les pieds dans l’eau et la tête dans les nuages.
Je vois aussi un bateau c’est "La Belle Equipe" !! Il finit quelques minutes devant moi tout en étant parti 30 mn après.
Au ponton "Ederlezi", "La Belle Equipe" et leurs fans club me font un accueil triomphal !!!

Voilà la première étape est déjà fini je suis à une place superbe. Tout a parfaitement fonctionné un grand merci à tous ceux qui m’ont aidé.


Pierre Seygneurin/Guy Vincent sur "Samysam" JPK 960

Bravo à tout le chantier pour ce beau bateau, tellement agréable et sécurisant.

En tout cas, nous avons hâte d'être au départ de la deuxième étape, la motivation est à bloc, nous aurons un bon stock de chocolat à bord... Vivement le 28 janvier 2012.

Pour nous, la première étape s'est déroulée sans souci mis à part une drisse de spi cassée sans doute à cause d'une trompette que j'avais fait faire spécialement en fil d'inox de 6mm, ce qui n'est pas assez. Le rayon de courbure est trop faible, on va y remédier pour la deuxième étape. Nous avons également "pêché" un morceau de filet puis un cageot en plastique dans les safrans. Celui-ci est resté assez longtemps car nous ne l'avons vu qu'au petit jour en approche du Cap Finisterre alors que nous trouvions notre vitesse médiocre depuis quelques heures. Manque de lucidité. Pour nous, l'étape s'est déroulée en trois phases : le golfe de Gascogne, en grande partie sous code 5 quitte à tomber un peu sous la route ce qui ne nous dérangeait pas car on savait pouvoir re-lofer facilement sous génois ensuite, le passage du Cap Finisterre (on va y revenir) et la descente sur Porto Santo dans du vent assez fort mais sans plus (maxi 28 noeuds) dans lequel "Samysam" s'avère très à l'aise et facile. Nous avons eu particulièrement une nuit superbe avec de gros nuages bas et des trouées qui laissaient passer un éclairage dû à la lune, comme en plein jour, le bateau entre 13 et 15 noeuds sur chaque vague... superbe !
Le Cap Finisterre donc. Soyons clair, il ne nous aime pas et nous avait déjà coûté cher lors de la mini 87. Lors de l'approche, nous sommes pas mal, avec les deux Sprint, "Papillon" et d'autres. Le vent mollit, il fait nuit et nous voyons certains bateaux viser au plus court, d'autres s"éloigner pour passer plus au large. Je me rappelle Jean-Yves Bernot : "vent de nord-ouest, minimum 30 milles de la côte". Pourtant couper au plus court me tente diablement. On suit l'avis du maître et on vise le large. Au lever du jour, nous avons à vue une dizaine de bateaux dont une bonne demi douzaine plus à terre que nous et ... qui avancent plus vite que nous. On se dit qu'ils vont prendre une molle d'ici peu mais en fait c'est pour nous que le vent chute de plus en plus et reste entre 3 et 7 noeuds bien longtemps. Nous mettrons une quinzaine d'heures à récupérer du bon vent et reprendre une bonne vitesse.
De retour à la maison, j'étudie les positions et je fais un graphique à partir des points donnés dans la cartographie du site de la TSQ. Dans la première et la troisième phase, nous avons perdu en moyenne et très régulièrement 6 milles par 24 heures sur nos camarades de "Night and Day "(bravo à eux, belle course !) mais au passage du cap, en l'espace de neuf heures, nous perdons 27,5 milles soit 3h30 à huit noeuds, notre vitesse moyenne. Au même moment, les deux Sprint nous mettent 40 et 45 milles en 15 heures !
Nous avons donc à la fois la petite déception de n'avoir encore pas su bien gérer le passage du cap Finisterre (il faudra revenir) mais la satisfaction de voir que "Samysam" est dans le coup.


Transquadra 1ère étape juillet 2011

Saint Nazaire - Barcelone - Porto Santo

Au départ de Saint Nazaire, Philippe Vicariot faisait partie des grands favoris du classement solo et cette étiquette lui mettait une pression particulière.

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SAINT NAZAIRE - PORTO SANTO
En terminant plus de 5 heures devant Jean-François Hamon et Titou (Jean-Baptiste L'olivier) le moins que l'on puisse dire est que cette pression a été bien exploitée!.
Après un départ en "boulet de canon" au reaching musclé, Philippe se présente au cap Finisterre avec plus de 10 milles d'avance sur le second.
Respectant les consignes de "maitre" Bernot qui préconise par régime de nord ouest de s'écarter des côtes afin d'éviter la zone "tampon", Philippe arrondit sa route 20 milles à l'extérieur du cap Finisterre mais se retrouve dans un vent molissant et adonnant pendant qu'à "terre" le vent accélère et refuse créant l'aspiration pour les poursuivants. "Swinhoé" le JPK 1010 plonge juste à temps pour éviter les calmes de la dorsale et sort miraculeusement indemne de cette option. 1er du classement double à ce moment sur ler A 35 les frères Cruse perdront plus de 80 milles dans cette option "extérieure".  A la sortie du cap Finisterre, Philippe est 2ème 5 milles derrière Titou et revient très vite sur la tête de course. Les alizées portugais sont au rendez vous entre 25 et 30 nds, il va falloir aller vite sans se faire piéger. Extrêmement rapide durant toute la descente, Philippe mène son JPK 1010 au même rythme que les doubles et creuse tous les jours l'écart avec les autres solitaires. Pas un seul " vrac", pas un seul souci technique, "Swinhoé" arrive avec plus de 5 heures d'avance à Porto Santo. En janvier prochain nul doute que pour la 2ème étape, l'étiquette de grandissime favori lui sera vissé sur la tête ... Tant mieux, Philippe gère très bien la pression !
BRAVO CHAMPION

En double, le bateau vainqueur a déjà une jolie histoire sur la "Transquadra". En 2008 le bateau s'appelle "Léon" (Partouche pour la course) et va remporter le classement solo entre les mains de Jean-Pierre Kelbert. Après cette transat, Pascal Loison excellent régatier de Cherbourg rachète le bateau et se prépare à son tour pour la prochaine Transquadra. Nicolas Pasternak , lui aussi propriétaire d'un 960, vient épauler Pascal sur la course. La suite est simple, l'équipe va fonctionner à merveille avec une vitesse terrible, une route absolument parfaite, et une attitude toujours très offensive.
Résultat depuis le 1er jour, "Night and day" occupe la 1ere place du classement compensé mais surtout vient menacer en temps réel les 1ers du classement, les sympathiques frères Croyère.  A l'arrivée, ce duo de fer termine 2ème en temps réel et remporte très logiquement l'étape en temps compensé.
BRAVO Messieurs pour cette démonstration ...

3ème sur son JPK 1010, Gérard Quénot avait des ambitions au départ de la transat et son équipier et ami Luc Fourichon venait avec l'intention de livrer une belle bagarre. Toujours aux avants postes, le duo, 7ème au Cap Finisterre s'est retroussé les manches pour se mettre en mode "attaque" dès que le vent est rentré fort de l'arrière. En raccourcissant les quarts à 1 heure pour être toujours à 100 %, Gérard et son binôme remonte un à un ses concurrents pour revenir 3ème en temps réel la veille de l'arrivée à quelques milles seulement des 1ers.
Seul problème, dans ce mode "attaque", les  2 grands spis ont été perdus !  Hélas, le vent mollit en fin de parcours et condamne "Nauti stock". Les espagnols de "Victoria " en profitent pour passer 2ème en compensé tout juste  5minutes devant.
Nul doute que la 2ème étape se déroulera sur le même mode offensif pour Gérard et Luc, la méthode étant apparemment la bonne...

BARCELONE - PORTO SANTO
Seulement 2 JPK au départ de Barcelone mais 2 équipages aussi combattifs sur l'eau que sympathiques à terre.
D'un côté, Daniel Dupont secondé par son frère sur "Crédit immobilier"", de l'autre Olivier Duthoit et Christophe Mandeix sur "Jubilations powered by Sud Voilerie".
Les 4 premiers jours se déroulent dans un vrai climat d'été en Méditerrannée avec soleil et "pétole", la flotte restant très groupée à l'affût des moindres risées. Sur  "Jubilations"  les portes de la "pétole"  se sont refermées un peu tôt privant l'équipage de bien figurer mais Christophe et Olivier gardent le moral prêts à attaquer la 2ème étape avec appétit...  Sur "Crédit immobilier" la course se jouera juste avant le passage de Gibraltar.
2ème à 5 milles du 1er "Williwaw" , "Crédit immobilier" inquiet de voir le vent mollir encore lâche son option à gauche du plan d'eau pour retraverser jusqu'à la côte espagnole. Damned, le vent rentre de la gauche et laisse "Williwaw" seul profiter du flux d'air. La suite est simple, le vent étant devant, les 1ers creusent l'écart .
Habiles et rapides, Daniel et son frère reviennent 3ème en tricotant à terre jusqu'à Gibraltar puis au reaching musclé jusqu'à Porto Santo où le JPK 1010  fait parler sa puissance.


1ère étape Saint Nazaire-Madère

Vainqueur Philippe Vicariot sur "Swinhoé" JPK 1010

Arrivé le 16 juin à 2h57'30''- Quelle course !

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Bravo Philippe, dans quel état êtes vous ?

Un peu fatigué ! En fait j’ai eu deux grosses pressions à gérer, sans parler de celle qui, deux fois par jour, me coupe complètement l’appétit : Le classement ! c’est comme dans le Figaro, je ne peux rien avaler avant LE classement. Je suis impatient, je bouillonne !

En fait, le Cap Finisterre a été un moment difficile.

J’ai eu peur de la pétole annoncée sur les cartes et je suis allée loin des côtes. Ceux qui ont tiré à la côte se sont envolés et j’ai perdu du terrain, mais après on a bien rattrapé ! Le bateau marche très vite et je n’avais en réalité que 5 milles de retard en latéral.

 Vous aviez votre bateau depuis très peu de temps, un JPK 10.10 ?

Ce bateau me convient très bien. Il est rassurant. On n’avait jamais eu 30 nœuds de vent, sous spi, pendant 3 jours... on a eu aucun problème et rien cassé ! Comme souvent les marins emploie le « on » plutot que « je »... On, c’est lui et son bateau, un duo très fusionnel qui doit impérativement fonctionner pour réussir !

Quelle est la deuxième grosse pression dont vous parliez ?

C’était justement pendant ces trois jours de spi à 30 nœuds... comment le gérer, comment se reposer ? J’ai décidé d’affaler une nuit pour aller dormir; J’ai fait confiance au pilote, il le fallait.

 
Alors, prêt pour la deuxième étape ?

Rappelez moi la date ? le 28 janvier ? AH ! j’ai cru que vous vouliez me faire repartir tout de suite ! (rires)
Cette course est vraiment sympa, il y a des coureurs qui sont au niveau des grandes compétitions. Cette étape ressemblait à une grosse manche du Figaro sur 5 jours . Je pense qu’elle devrait rencontrer de plus en plus de succès ! (Mais, mon cher Philippe savez-vous qu’elle affiche 100 concurrents à tous les départs depuis 2 éditions, et que les inscriptions sont déjà en cours pour la prochaine !)


Cowes-Dinard

8-9 juillet 2011

1er en Class 40, 1er en IRC 4 et 2eme en IRC 3

Gerry Trentesaux remporte la Cowes-Dinard en Class 40. Il n'aura fallu que peu de temps à Gerry pour prendre en main le JPK 40 ex "Partouche" de Christophe Coatnoan.
"Whalala" le JPK 960 mené par Yves Salé avec Benoit Champenac à la barre n'a laissé aucune chance à ses concurrents en s'imposant facilement dans sa classe. Toujours très à l'aise dans la brise "Whalala" s'est bien accommodé des 120 milles de près venté entre Cowes et Dinard en déjouant les pièges du vent faiblissant et du courant inversé sur la phase d'atterrissage à Dinard.
De son côté, Didier Gaudoux a mené son JPK 110 "Lann Ael" en 2eme position sur la flotte très nombreuse des IRC 3. Toujours à l'aise dans les parcours off shore, Didier n'a pas raté l'occasion de faire briller son bateau dans des conditions qui lui convenaient bien. L'objectif FASTNET est plus que jamais l'objectif majeur de la saison de "Lann Ael" qui devrait être un sérieux client...
Noel Racine sur "Foggy dew"  a trop longtemps longé les côtes anglaises avant de contre-border au sud. Dommage après un départ canon, Noel semblait parti pour une nouvelle conquête. 

Cowes-Dinard est vraiment une épreuve fantastique où les subtilités d'interprétation des fichiers de vent, des effets de côtes , des courants sans cesse en mouvement pimentent vraiment le jeu des options. Bravo aux vainqueurs.


Duo Atlantique

du 18 au 24 juin 2011

Le plaisir et le résultat avec 3 JPK 1010 dans les 5 premiers....
Cette Duo Atlantique est vraiment une course magnifique.

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Une ambiance hyper conviviale avec des équipages en double qui ferraillent sur l'eau et se retrouvent le soir à terre.
Un niveau sportif élevé avec des duos affutés et une flotte homogène. Une organisation sans faille du YCCA et de son équipe à terre et sur l'eau toujours à l'écoute des coureurs dans le seul souci de partager de vrais "bons moments".

Sur l'eau, la lutte a été âpre et les 2 secondes d'écart dans la dernière manche entre "Cifraline" de Daniel Andrieu et "Wasabi" le 1010 de Vincent Willemart que j'épaulais sur la course révèle bien l'intensité de la bagarre tout au long de la semaine. 4 points d'écart au général entre nos 2 bateaux mais Bravo à Daniel qui était en véritable "état de grâce" réussissant 100 % des coups tentés...
Pour le chantier, le résultat est plus que bon avec dans la grande flotte 3 JPK 1010 dans les 5 premiers.
"Merlin" le 1010 d'Eric Morvan avec le talentueux Stéphane Vénel à la barre a impressionné tout le monde dans la grande course entre Concarneau et le Crouesty. Tout juste mis à l'eau 2 jours avant la Duo, l'équipage n'a pas hésité à envoyer le spi de tête dans les 28 nds de la bouée de dégagement. Sur "Wasabi" nous étions en tête sous code 0 lorsque nous avons vu "Merlin" débouler à 16/18nds constant, calé sur un rail... 2 milles plus tard un mousqueton qui lâche et le spi déchiré coupe le bateau dans l'élan et nous permet de revenir et rafler la mise, en réel et compensé à l'arrivée au Crouesty. En tous cas en version bout dehors, il semble évident que le bateau en a "sous le capot" !
En 5eme place, Florence Raillard et Marc Liardet n'ont cessé de progresser au fil des manches pour devenir de plus en plus menaçants.

Flammes vertes:
Les JPK 960 de plus en plus redoutables... Dans les flammes vertes (rating inférieurs à 0.990), les 960 étaient à la fête même si "Cavok" de Patrick et Anne Farcy, outrageusement dominateur après 4 manches a dû abandonné pour raisons familiales alors que la course était "pliée".
Le X332 parfaitement mené de Patrick Belbeoch remporte au final le général devant "Whalala" le 960 d'Yves Salé et Benoit Champenac, vainqueur de 3 manches magnifiques lorsque la brise était au rendez vous.
"Raoul" le 960 de Jean-François Cheriaux complète ce tir groupé à la 4eme place.
Dans cette catégorie "petits rating", le 960 a plus que jamais la côte d'amour...

L'an prochain la SNT reprend le flambeau et il semble évident que la course se jouera à "guichet fermé" tant la réputation de cette course risque d'attirer de plus en plus de duos à la recherche du plaisir de naviguer de manière "engagée" mais dans une superbe ambiance.

Document à télécharger :
     [pdf] classement général (90,23 ko)

Grand Prix du Crouesty

10 au 13 juin 2011

"Tobago" 2ème en IRC3 dans des conditions variées pour cette édition 2011.

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Comme l'an dernier, Patrick Thomas termine 2ème derrière J.F. Igout. La dernière manche que "Tobago" a survolée, a pourtant été fatale suite à une disqualification pour départ prématuré.
Dommage car cela prive Patrick d'une victoire nette et sans bavure.
Au classement général du Trophée Atlantique, "Tobago" reste l'incontestable leader.



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