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News

Premiers bords

Peu d'air mais déjà des sensations et de l'émotion pour ces 1ers bords du JPK 38...

Dire que nous ne sommes pas déçus est un euphémisme !

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La 1ère sortie d'un nouveau bateau est toujours un moment important où se vérifient tous les aspects de la conception, du dessin de carène au devis de poids, de l'ergonomie du cockpit aux postes de manoeuvres, du concept intérieur à l'exploitation  des volumes.
Avec les superbes voiles de Laurent de chez All purpose,  le bateau démarre vraiment très tôt et, dans la seule risée à plus de 13 nds, le bateau a déjà accroché les 9 nds, de quoi donner le sourire à Hervé, le propriétaire du bateau.
Un an après le démarrage de la construction des préformes et de tous les outillages, le projet prend un nouveau virage et c'est de voyage qu'il s'agit désormais tant le bateau donne envie de naviguer...


Jean-Pierre Kelbert et Jacques Valer
Jean-Pierre Kelbert et Jacques Valer



Mise à l'eau du 1er JPK 38 Fast Cruiser

"Yémanja" le 1er JPK 38 FC vient de toucher l'eau jeudi 12 avril et il est vraiment magnifique !

Parfaitement dans ses lignes et au poids annoncé, le résultat est vraiment enthousiasmant sur tous les plans.

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12 mois après le lancement de la construction des outillages , préformes et moules, l'équipe du chantier peut être fière du travail réalisé...

Les 1ers essais sont prévus ce w.e.


Spi Ouest France 2012 Une belle victoire!

Au final, 3 JPK 1010 dans les 4 premiers, c'est le meilleur score jamais réalisé pour le chantier, de quoi donner le sourire à Jacques Valer, notre "sorcier"!

"Bruno, ça te dirait de barrer le 1010 du chantier dans 15 jours?"

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C'est comme cela que Bruno Jourdren s'est retrouvé à la barre de "Léon" (mis à l'eau 10 jours avant le Spi) pour le WE du Spi Ouest France.
La suite s'est déroulée "comme sur le plan " avec un équipage composé de
copains et de gars du chantier.
Impérial sur les phases de départ avec notre barreur hors pair,  "Léon" n'est jamais sorti du Top 4 quelque soient les conditions des 8 manches disputées.
En version bi-safrans, quille droite et mât carbone haut module, le bateau s'est montré très très rapide et polyvalent, aussi à l'aise dans les tout petits airs de la 5ème manche (2ème) que dans le côtier de la manche 4 plus musclé (1er) .
La seule menace venant de la litigieuse réclamation sur le départ de l'équipe chantier du A 31 "Batystil" qui réussira à nous faire "sauter" sur une manche de 1er ce qui nous mettra un peu de pression sur la dernière manche.
A la 2ème place, "Foggy Dew" de Noel Racine a résisté jusqu'au bout et termine à seulement 7 points de  nous. Tout aussi rapide que "Léon", "Foggy Dew" a simplement concédé sur chaque départ les quelques longueurs qui font la différence. "Batystil" termine 3ème avec un autre 1010, le "Tobago" de Patrick Thomas, en embuscade pour le podium.


Philippe Vicariot

Récit de la victoire de "Swinhoé" JPK 1010 en solo

Ça y est on est le 28 janvier, on est à Madère pour la deuxième manche de la Transquadra ! J’attendais ce moment depuis un petit bout de temps.

Je le trouve trop joli ce bateau!
Je le trouve trop joli ce bateau!
Signal d’attention, départ dans 8 minutes. Je pars sous spi tribord à la bouée, puis empanner au plus vite pour se sortir du dévent de l’île et filer sur la bouée de dégagement devant l’aéroport, Alex Peraud gère bien l’approche de la bouée et passe devant.
On se dégage des molles et courant d’air de l’ile et je passe sous spi de tête avant la nuit, la manœuvre fait perdre peu de temps et je la ferais souvent pendant la traversée, plus tôt grand spi de capelage quand il y a de l’air et des grains, grand spi de tête dans la molle ou pour se refaire au classement, spi lourd (en fait un code 5) quand il y a pas mal d’air. Dans le doute sur le choix du spi, je passe à la taille au-dessus et en même temps je n’oublie pas d’assurer. Résultat pas de départ a l’abattée ni au lof en étant à la barre et il me semble 2 départs au lof sous pilote quand le vent est monté au début d’un grain, mais le bateau est très raide avec le bulbe et le bateau reprend sa route sans avoir à larguer de la drisse de spi.
Puis c’est parti en bâbord pour un long bord toute la nuit, tout le monde va vite, les bateaux sont proches, le lendemain on est toujours au contact, et les jours suivants aussi, c’est très motivant. Les bateaux en double ne vont pas plus vite, ils sont sans doute pénalisés par le poids en plus. Il y a des grains pas très forts avec de belles rotations qu il vaut mieux exploiter et de la molle derrière. J’avais décidé avant le départ de tomber le spi pour les empannages, pour ne pas prendre de risque, mais compte tenu du nombre d’empannages à faire et des situations de contact je change d’avis. Je mets un peu de temps à me resynchroniser et puis ça va mieux, mon génois belge n’assure pas une protection totale pendant les empannages alors je fais gaffe !
Je passe 2 jours au contact avec le SF3200 "Wiliwaw", ils sont dans mon axe derrière, et c’est un bon repère pour la vitesse en plus on se fait une petite causette de temps en temps par VHF et c’est bien sympa. On est bien nord et le vent mollit avec le baro qui monte et mes concurrents de la première manche sont dans le sud il est temps d’essayer de se recaler devant eux.
Malheureusement pour moi ce n’est pas aussi simple, pour y aller je vais perdre du terrain et ça je n’ai pas trop envie. Et puis je passe une journée très mauvaise, ça commence le matin par un gros grain avec beaucoup d’air et un affalage du spi à la limite : Le mieux c’est de profiter du grain pour faire de la route rapide en barrant, mais il ne faut pas casser le spi… Le bateau est très sécurisant par sa stabilité de route et par sa raideur à la toile, spi bien bridé avec les barber il n’y a plus qu’a suivre le spi en barrant.
Derrière le grain il n’y a plus de vent mais un très gros clapot qui secoue le bateau dans tous les sens, la journée se termine par un gros orage avec un grain a 35 nœuds bien tapé et re un affalage limite, j’ai de la chance le code 5 n’aime pas l’eau et il flotte gentiment a la surface de la mer sans se faire accrocher.
Après cet épisode grain, pétole de presque 2 jours, je suis derrière ceux du nord et du sud, ça fait beaucoup…
Il reste la moitié de l’atlantique pour se refaire, le vent rentre et c’est reparti pour les longues glissades et le jeu avec les nuages. Les nuages, il ne faut surtout pas se les prendre dans l’axe, Il faut viser les bords soit en accélérant soit en empannant. Le deuxième problème avec les grains quand ils s’approchent c’est ciré ou t shirt ?
Sous spi quand ça va vite, je dors sur un matelas de bannette du carré que j’installe en diagonale au bas de l’échelle par terre. C’est l’endroit du bateau ou ça bouge le moins et en plus on est en contact avec l’extérieur, mais pas trop.

L’objectif est toujours de faire du sud quand c’est possible et ce genre d’objectif ça fait beaucoup d’empannage. La stabilité du bateau pousse à prendre quelques risques. C’est comme ça que la dernière nuit je fais un méga cocotier en empannant parce que je n’avais pas assez abattu. Le spi attrape le génois belge et la balancine de tangon, il n’y a plus qu’à larguer les 3 drisses (celle du spi, du belge, et du tangon) et se pendre à l’ensemble en espérant que ça veuille bien descendre. Total, une heure sous GV seule qui nous coute sans doute la première place en compensé de la deuxième manche.J’arrive en matinée à l’ilet Cabrit au sud de la Martinique, Il y a 20 ans j’étais là avec mon minitransat.

Les bateaux ont changé pas la mer et les émotions qui vont avec.

Le spi a 2 fois 2 ecoutes pour faciliter les empannages, parce que ça commence a faire grand comme spi (90m2)
Le spi a 2 fois 2 ecoutes pour faciliter les empannages, parce que ça commence a faire grand comme spi (90m2)







Gérard Quénot

Récit de la victoire de "Nauti-stock" en double

La première étape l’a montré. Le bateau a un super potentiel au portant dans la brise, on partait sereins sur ce point. Mais nos concurrents ?... Aussi motivés et déterminés que nous à vouloir gagner, ils n’allaient sûrement pas se laisser faire…

L. Fournichon et G. Quénot vainqueurs en double sur "Nauti-stock" JPK 1010
L. Fournichon et G. Quénot vainqueurs en double sur "Nauti-stock" JPK 1010
A l’arrivée de la première manche nous étions 3èmes : seulement 5mn de retard sur l'A31 Victoria, et une heure sur le JPK 960 Night and Day… mais à peine 2 heures d'avance sur le Sprint 108 Roulez Jeunesse, l'A35 Team Winds des frères Croyere et le Sun Fast 3200 de nos amis de Beroki. Autant dire que la bagarre pour la victoire allait être disputée !
Avec autant de prétendants, inutile de vouloir tous les contrôler. Nous avons décidé de faire notre course, et choisi d'appliquer le précepte de maître Bernot « Investir des milles pour gagner du temps », en investissant dès le départ dans le sud. On savait qu'avec cette stratégie, on ne serait pas en pointe les premiers jours. Mais se voir descendre jusqu'a la 47eme place, c’est quand même dur ! Il fallait y croire à cette option !...Après l’empannage, cap sur la Martinique, le moral est remonté en même temps que le classement… Retour dans le paquet de tête, mais pas encore assez sud. Donc on y retourne pour conserver notre décalage Sud
Mais c’aurait été trop facile. La situation météo s'est vite compliquée. Une belle zone de molle barrait la route de toute la flotte…
Nous avons passé pas mal de temps à analyser cette bulle, à chercher la meilleure façon de la traverser… Là !...Un tout petit couloir de quelques milles de large. Sans doute un peu plus venté… On s'est engouffrés dedans, on s'est appliqués à rester à l'intérieur, empannant  jusqu'à deux  fois par heure dans du vent oscillant. (merci Adrena pour son illustration des oscillations du vent)
Apres 24 h de ce régime, on est sortis devant tous nos concurrents directs. Deuxièmes en temps réel, derrière l'A35 Think Analytic. Ils avaient sans doute fait la même analyse que nous..
Comme la dorsale anticyclonique au cap Finistère pendant la première manche, cette molle a fermé le passage à niveau. Seul Victoria est sorti à quelques milles derrière nous.
Entre Victoria et nous la bataille pour la victoire était lancée. Elle allait durer 7 jours.
Une semaine de marquage où nous avons échangé virtuellement la première place. Où chaque mille perdu est une défaite, où chaque mille gagné est une victoire.
On essaie de « tricoter à l’endroit » dans les oscillations des marées barométriques.
A 24h de l'arrivée, au petit matin, belle surprise : on croise juste devant Victoria, et juste derrière l'A35 Cruse Control. Eux ils revenaient d’une option extrême au sud. Belle prise de risque qui a payé.
Encore 24h de course et un avantage d'un peu plus de 2 heures en temps compensé.
La stratégie était simple : ne pas casser ! Donc affalage sous les grains.
Erreur ! Il n'y a pas de vent après le grain. Résultat plusieurs milles  perdus sur Victoria.
Dernier grain, on décide d'empanner pour rester du "bon côté du grain".
Nouvelle erreur, le grain est déjà sur nous. Cafouillage à l'affalage et le tangon perce le spi.
Heureusement Delta Voiles nous avait fourni des bandes d'insigna pour réparer. En moins de temps qu'il n’en faut pour le dire, le spi est réparé et hissé.
Que la fin de la course a été stressante! On ne voyait plus Victoria. Ce n'est qu’à son passage au sud de la Martinique qu'on a mesuré notre retard : 9 milles. 
A 7 nœuds, cela fait une heure et quart, on est encore dans le coup. Mais chaque minute compte.
L'approche de l'arrivée sous l'œil des photographes et de nos proches est une délivrance. Un de ces moments magiques dont on se souviendra longtemps.
Encore bravo à Jacques Valer qui a dessiné un bateau rapide et sain, qui continue à se barrer à 2 doigts à 14 nds avec 30 nds de vent de réel.
Merci à Bernard Mallaret qui nous a fabriqué des voiles magiques, et à Jean-Pierre qui a su fabriquer ce joli jouet avec le sérieux et le professionnalisme qu’on lui connait.


Récit de Nicolas Kervyn

En double avec Paul Codron sur "Lucky Duck" JPK 960

Cette Transquadra 2011/2012 fut effectivement sportive.
Voici, notre perception de cette superbe aventure qui je pense n'aurait jamais été la même à bord d'un autre bateau. Tes JPK sont des merveilles.

Avant tout, nous devons bien avouer, que nous sommes restés submergés jusqu'au dernier moment par nos réalités professionnelles, et nous nous sommes retrouvés bien peu préparés, face à cette deuxième étape; techniquement et psychologiquement.
Heureusement nous avions soigné la préparation initiale du bateau et nous avons pu remédier aux problèmes identifiés lors de la première étape; essentiellement  le manque de pilote.
Quoi qu'il en soit nous nous sommes retrouvés le jour du départ sans stratégie de routage définie ni d'alternative éprouvée en cas d'avarie majeure de voile.
Notre amateurisme paraissait quelque peu risible face aux méticuleuses préparations de nos concurrents quelques jours avant le départ

Réconfortés par la première étape, nos objectifs  restaient:
    •    Encore de nous parler en amis après l'arrivée
    •    D'arriver
    •    De nous classer honorablement ( 1er tiers.)
Objectifs pleinement atteints (Paul, es-tu d'accord, sur le point 1?), même si le classement en temps réel nous laisse quelque peu sur notre faim.

Nous en retenons un formidable sentiment de découverte et d'aventure.
Découverte de la perception de vie ou de survie en autarcie totale sans recours extérieur possible,  découverte de le dépendance totale sur soi-même ou de son coéquipier,  l'oubli de toute préoccupation extérieure et recentrage exclusif sur la navigation, l'autre et la course, l'exaltation du sentiment de surpassement de soi, la modestie de se retrouver confronté à des éléments infiniment plus puissants que soi.

Nous avons vécu des moments de vide désespérément intenses et de puissante exaltation dans lesquels la gestion de ses ressources personnelles reste primordiale.
Au 2/3 de la course les sangles de bras et d'écoute de notre grand spi "à tout faire" nous ont lâchées dans un vent soutenu et nous avons essayé les différentes alternatives prévues: spi médium (éclaté), spi assy ou code zéro sur tangon de secours (immaitrisable) ou sur bout dehors défaillant, le tout agrémenté de tangons cassés, poulies volantes,  etc… avant de nous attaquer à un laborieux travail de couture.
Ces quelques mots expriment mal les heures de mise en œuvre de ces différentes alternatives et des réparations diverses y afférant. Dans la pratique, entre efforts intenses, temps de sommeil amputé et alimentation précaire, le moral et le physique sont mis à dure contribution. Il faut alors se forcer à lever le pied et à revoir ses priorités: dormir, manger, réparer l'essentiel et relancer la machine avec succès.

Il faut dire que la notion de confort à bord d'un JPK 9.60, secoué par les flots, est pour le moins minimaliste. Entre sommeil tout habillé, la tête sous les WC ou le réservoir de gasoil, ou les menus quotidiens "tout muesli", la résistance de nos organismes, peu entrainés, fut mise à rude épreuve.

Plus précisément, nous avons éprouvé quelques soucis avec le système de sortie du bout dehors que nous avions pourtant renforcé à St Nazaire.
En gros le mécanisme de sortie était bridé à longueur de tangon. Lorsque nous avons voulu l'utiliser, la drisse qui devait le maintenir en position sortie à littéralement été sectionnée à l'intérieur de son logement et le bout dehors s'est rétracté comme un bélier contre une herse de château fort. Impressionnant! Nous n'avons pas encore ni évalué les dégâts ni identifié l'origine du problème.

Accessoirement, le pivot central de la barre montre pas mal de jeu et tout le mécanisme émet des grincements inquiétants.
Le vit de mulet, pourtant changé à St Nazaire a également développé pas mal de jeu. Nous pensons que cela serait partiellement dû au pousse bôme type "Rodkicker" qui soumet la bôme à des vives pressions verticales de bas en haut , en amont du point de tire du hale bas.

Notre traversée a également été marquée par la chute par-dessus bord et la récupération de Paul, mon équipier.  Un concours de circonstances presque banal, mais grâce à Dieu, dans un contexte favorable et quelques gestes ou réflexes qui ont transformé ce désastre potentiel en intense soulagement et bonheur.
Nous sortions d'un grain qui nous a permis de ressentir les sensation et gerbes d'eau d'un Volvo 70 et a laissé un mystérieux 27kts sur notre compteur de vitesse maxi et un tangon cassé sans véritable départ au tas.
Nous avions affalé le spi et restions sous GV haute en attendant une accalmie, lorsque Paul a basculé et est tombé.  A la barre, j'ai tout de suite viré et largué le "life link", mais je ne voyais personne, ni dans mon environnement proche ni plus lointain; aucune tête, aucun signe, aucune trace. Rien que des vagues et des creux.
Je suis rentré afin d'allumer le contacteur moteur.
A mon retour, toujours rien de visible. Même si cela va très vite, le cerveau est prompt à envisager le pire…
Avant d'enclencher le moteur, j'ai à nouveau appelé et été récompensé par un grognement réponse tout proche. Paul était agrippé à un safran…
Ce moment fut comme la preuve de l'existence de Dieu.
Le reste ne fut que gymnastique et haltérophilie pour le ramer à bord et savourer les bienfaits de la navigation en duo.

Les chocs de sentiments conflictuels ont sérieusement contribués à relativiser la médiocrité de notre classement du moment et nous ont permis de nous recentrer sur l'essentiel et le bonheur d'être vivantS.

Cet épisode "Pol à l'O" a tout de même déclenché pas mal de réflexions et de discussions entre nous, souvent amusantes, pendant lesquelles prévalait parfois la plus extrême mauvaise foi de part et d'autre. Nous avons fini par convenir que l'impact d'un éventuel coéquipier non récupéré serait infiniment pire sur le survivant que sur l'autre…

Entre surfs hallucinants, attaques nocturnes de poissons volants, arcs en ciels féeriques, grains démentiels et rencontres improbables,  le reste ne fut que du bonheur.

Le succès de cette aventure fut en grande partie assuré par la qualité et la fiabilité de notre monture.
Merci JP



Transquadra 2012

Doublé solo-double pour les JPK 1010

Philippe Vicariot sur "Swinhoé" remporte le classement solo.
Gérard Quénot et Luc Fournichon, vainqueurs en double.

Philippe Vicariot, vainqueur solo sur "Swinhoé" JPK 1010
Philippe Vicariot, vainqueur solo sur "Swinhoé" JPK 1010
Philippe Vicariot avait dominé la 1ère manche entre St Nazaire et Madère et disposait d'un bon "matelas" de 4 heures d'avance sur Jean-Baptiste L'Ollivier et Jean-François Hamont au départ de cette 2ème manche.
A Madère, Philippe confiait "Je n'ai aucune inquiétude sur ma vitesse, le bateau est un avion. Je ne crains que la dispersion de mes concurrents et la difficulté de les contrôler."
Et de fait, après 6 jours de course, l'écart Nord-Sud entre Philippe au nord et Jean-François Hamont était déjà de plus de 100 milles! Longtemps leader sur sa route nord, Philippe a préféré plonger sud et quitter sa position pour venir re-contrôler ses adversaires et éviter un front pétoleux.
Résultat ; à vouloir ménager "la chèvre et le choux", Philippe s'est fait une grosse frayeur. Au nord, ses poursuivants du début de course passent tranquillement au dessus du front quand plus au sud "Festa" profite d'un flux puissant pour revenir aux avant-postes.
En jouant finement sa 2ème semaine et surtout, en imprimant un rythme fou dans la brise qui rentre enfin, Philippe revient comme un "boulet de canon" et termine 1er scrash de cette 2ème étape de tous les dangers. 6ème au scrash solo et double confondu, Philippe a prouvé à tous son immense talent et son mental d'acier.

En double, Gérard Quénot et luc Fournichon, 3ème de la 1ère étape, à 5 mn de "Victoria" et à 1 heure derrière "Night and Day", ne cachaient pas leurs ambitions. Avec une parfaite préparation météo, une optimisation du rating et une "grosse envie" de victoire, le duo a réalisé un véritable sans faute. Aux avant-postes, dès le début de course, ils ont su abandonner temporairement une bonne place au classement pour venir se repositionner idéalement au sud du front piègeux. Par la petite porte et en passant 48h en mode "3 bouées" impasse sur le sommeil - réglages permanents - empannages systématiques à la moindre adonnante "Nauti-Stock" s'est faufilé aux avant-postes avec les espagnols de "Victoria".
La 2ème semaine se déroule en mode "contrôle" avec "Victoria" dans un rayon de 5 milles. Pour gagner, Gérard et Luc ne doivent pas concéder plus de 2 h à "Victoria". La dernière nuit, grosse frayeur sur le JPK. A vouloir  jouer la sécurité, Gérard et Luc décident d'affaler le spi avant le grain. Pendant ce temps, "Victoria " prend tous les risques et glisse vers le but. 2ème grain, trop tard pour affaler, cafouillage, et crac, le tangon vient déchirer le spi en partie basse. Plus question de jouer la sécurité ou le calcul, Gérard répare son spi de façon express et 45 mn plus tard, "Nauti-Stock" est reparti.
1h 10 après l'arrivée de "Victoria", la délivrance. Gérard et Luc remportent la Transquadra et savent mieux que personne pourquoi ils l'ont gagnée. Bravo à nos champions!
Philippe Vicariot, vainqueur solo sur "Swinhoé" JPK 1010
Philippe Vicariot, vainqueur solo sur "Swinhoé" JPK 1010
L. Fournichon et G. Quénot vainqueurs en double sur "Nauti-stock" JPK 1010
L. Fournichon et G. Quénot vainqueurs en double sur "Nauti-stock" JPK 1010
N. Pasternak et P. Loison 3ème double sur "Night and Day" JPK 960
N. Pasternak et P. Loison 3ème double sur "Night and Day" JPK 960


Tous les JPK à bon port

A venir, les récits de tous nos aventuriers

En 3ème place derrière "Nauti-stock" et "Victoria", "Night and Day", le JPK 960 de Pascal Loison et Nicolas Paternak a joué jusqu'au bout pour revenir sur les 2 duos de tête.


Vainqueurs de la 1ère manche avec plus d'1 h d'avance sur "Victoria" et "Nauti-stock", "Night and Day" a sans doute laissé filer son leadership à mi-course dans la négociation du fameux front. Moins inspiré dans le timing pour le contourner, Pascal et Nicolas rallongent trop leur route au sud et ne profitent pas à 100% de leur investissement...
Il reste une magnifique place sur le podium à l'arrivée pour l'ancien "Léon", vainqueur solo en 2009.

Côté Méditerranée, Daniel Dupont et son frère ont mené leur JPK 1010 à la 1ère place dans leur flotte. Piégés dans une option sud prématurée, ils sont revenus de 50ème au top ten réalisant des moyennes excellentes dans les alizés de la 2ème semaine. Revenus 8ème à 5 jours de l'arrivée, seul ce maudit paquet d'algues non détecté dans le saildrive a coupé les deux frangins dans leur diabolique remontée.
Comme le dit Daniel en rigolant, "si nous étions restés sur la route directe la 1ère semaine, si nous n'avions pas eu de panne de pilote, si nous n'avions pas attrapé ces algues, si si si... nous aurions gagné!"


Départ de la Transquadra

2ème étape Madère-Martinique

Après une trêve de 6 mois, la flotte de la Transquadra vient de repartir ce WE

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Une météo propice avec un fux de secteur NE de 15 nds a permis à la flotte de se dégager rapidement de Madère.
L'alizé est bien présent plus au Sud et il est fort probable que le record de l'épreuve soit amélioré sur cette édition.
Côté JPK, les favoris sont déjà positionnés en tête de flotte avec notamment Philippe Vicariot qui vainqueur solo de la 1ère étape sur son JPK 1010 souhaite "enfoncer le clou" dans la seconde.
Chez les doubles, la flotte est très groupée et il faudra encore attendre quelques jours pour juger des forces en présence notamment entre la flotte de Méditerranée et celle de l'Atlantique.
Pascal Loison et Nicolas Pasternack, vainqueurs en double de la 1ère étape sur "Night and day" le JPK 960, attendent le renforcement du vent pour faire parler la poudre. 3ème de son côté avec son JPK 1010, Gérard Quénot et son fidèle équipier jouent placés et sont bien décidés à ferrailler dur pour gravir les 2 marches manquantes !
Au delà de la course, il s'agit bien d'une folle aventure que tous vont vivre intensément...


JPK 998 DAY SAILOR

TOP RECONVERSON

BATEAUX janvier 2012
Texte et photos de Patrice CARPENTIER

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A partir de ce qui aurait pu être le monotype du Tour de France à la Voile, JPK a décliné une version "DAY SAILOR". Essai du premier des 9.98 modifiés sur mesure.
Document à télécharger :
     [pdf] BATEAUX janvier 2012 (413,79 ko)

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