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Pierre Seygneurin/Guy Vincent sur « Samysam » JPK 960

Bravo à tout le chantier pour ce beau bateau, tellement agréable et sécurisant.

En tout cas, nous avons hâte d’être au départ de la deuxième étape, la motivation est à bloc, nous aurons un bon stock de chocolat à bord… Vivement le 28 janvier 2012.Pour nous, la première étape s’est déroulée sans souci mis à part une drisse de spi cassée sans doute à cause d’une trompette que j’avais fait faire spécialement en fil d’inox de 6mm, ce qui n’est pas assez. Le rayon de courbure est trop faible, on va y remédier pour la deuxième étape. Nous avons également « pêché » un morceau de filet puis un cageot en plastique dans les safrans. Celui-ci est resté assez longtemps car nous ne l’avons vu qu’au petit jour en approche du Cap Finisterre alors que nous trouvions notre vitesse médiocre depuis quelques heures. Manque de lucidité. Pour nous, l’étape s’est déroulée en trois phases : le golfe de Gascogne, en grande partie sous code 5 quitte à tomber un peu sous la route ce qui ne nous dérangeait pas car on savait pouvoir re-lofer facilement sous génois ensuite, le passage du Cap Finisterre (on va y revenir) et la descente sur Porto Santo dans du vent assez fort mais sans plus (maxi 28 noeuds) dans lequel « Samysam » s’avère très à l’aise et facile. Nous avons eu particulièrement une nuit superbe avec de gros nuages bas et des trouées qui laissaient passer un éclairage dû à la lune, comme en plein jour, le bateau entre 13 et 15 noeuds sur chaque vague… superbe !
Le Cap Finisterre donc. Soyons clair, il ne nous aime pas et nous avait déjà coûté cher lors de la mini 87. Lors de l’approche, nous sommes pas mal, avec les deux Sprint, « Papillon » et d’autres. Le vent mollit, il fait nuit et nous voyons certains bateaux viser au plus court, d’autres s »éloigner pour passer plus au large. Je me rappelle Jean-Yves Bernot : « vent de nord-ouest, minimum 30 milles de la côte ». Pourtant couper au plus court me tente diablement. On suit l’avis du maître et on vise le large. Au lever du jour, nous avons à vue une dizaine de bateaux dont une bonne demi douzaine plus à terre que nous et … qui avancent plus vite que nous. On se dit qu’ils vont prendre une molle d’ici peu mais en fait c’est pour nous que le vent chute de plus en plus et reste entre 3 et 7 noeuds bien longtemps. Nous mettrons une quinzaine d’heures à récupérer du bon vent et reprendre une bonne vitesse.
De retour à la maison, j’étudie les positions et je fais un graphique à partir des points donnés dans la cartographie du site de la TSQ. Dans la première et la troisième phase, nous avons perdu en moyenne et très régulièrement 6 milles par 24 heures sur nos camarades de « Night and Day « (bravo à eux, belle course !) mais au passage du cap, en l’espace de neuf heures, nous perdons 27,5 milles soit 3h30 à huit noeuds, notre vitesse moyenne. Au même moment, les deux Sprint nous mettent 40 et 45 milles en 15 heures !
Nous avons donc à la fois la petite déception de n’avoir encore pas su bien gérer le passage du cap Finisterre (il faudra revenir) mais la satisfaction de voir que « Samysam » est dans le coup.

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