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Cap Martinique – Ep. 15

Bonjour la terre,

Ambiance plus « loundge » que la veille à bord de Leon.
Au coucher de soleil petite visite d’une bande de dauphins qui clairement apprécient à être encouragés !
Je suis à l’étrave du bateau et je tape sur les flancs de Leon, aussitôt ça s’excite et ils viennent à une dizaine se croiser à fleur d’eau au raz du brion d’étrave. Sympa les gars, bonne route…

Le vent est tranquille (trop !) et le bateau glisse sans heurts. Je reste longtemps debout dans la descente à regarder le coucher de soleil.

Les poissons volants m’escortent et pour certains se risquent au numéro le plus fou : traverser le bateau au dessus du roof, mais oui ! Je confirme numéro réalisé sans trucage et sous mes yeux ! L’intrépide m’est passé à 30 cm des moustaches et ça me rappelle (je me fais peur en ressortant mes souvenirs!) que je m’en étais pris un en pleine poire et en pleine nuit. Ça m’avait choqué le temps de comprendre qui m’avait foutu une baffe.

La nuit tombe, la température est divine, je dors dehors. Mon pouf bien calé entre les bancs je m’allonge et je profite.

Le ciel est clair, la lune monte gentiment, le bateau murmure à mon oreille, vache c’est bien ces stages de yoga et autres exercices de pleine conscience au plus près de la nature …
Je me moque mais je suis « juste bien ». L’esprit divague et vite les yeux se ferment. Le klaxon m’agresse 45 mn plus tard et je rame pour revenir à la surface du vrai monde. J’ai l’impression que mon cerveau fait un check : je suis où, je fais quoi et surtout « pourquoi » !

Bref je rampe jusqu’à l’étrave lance ma corde à nœuds, reviens derrière, clean mes safrans, remonte mon buzzer pour 45 mn, tout ça comme un automate et hop retour dans les tentacules du poulpe (ou bras de Morphée) !

5/6 réveils plus tard, il fait jour et je chauffe mon café.
Comme un plagiste, je dégage mes jouets et la journée commence. Météo, optimisation de perf , trajectoires à soigner, sargasses à dégager.

Les derniers routages me donne le 21 vers 10 h à l’île Cabri avec 17 milles de retard sur Alex (déduction faite des 3 h de bonus). Je me motive en me disant qu’une course n’est terminée qu’une fois la ligne franchie …

Bises et bonne journée

JP

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