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Léon en route vers le Pacifique XI par Michel, Jean-Claude et Matthias

A notre retour a Nouméa, la question qui nous sera invariablement posée sera « qu’est ce qui vous a manqué le plus pendant ce mois en mer, loin de tout ? »

La réponse nous semble évidente, number one : nos proches, Chou pour Jean-Claude, Luna et Juliette pour Matthias, Peggy, Eliott et Zoé pour moi ! Number two : un régime d’alizé soutenu, en mer on reste pragmatique et on va à l’essentiel ! Number three : est ce qu’il y a un number three (si peut être un 2ème flacon de Maggi !) ?
Alors plutot que de sécher sur cette question, on a décidé collectivement de répondre à une autre question oh combien plus intéressante sur le plan philosophique : qu’est ce qui ne nous a pas manqué pendant ce mois en mer ? Réflexion sur l’indispensable de notre quotidien de citadins qu’on souhaite vous faire partager (« ça y est, ils ont pèté un câble » si si Olive je t’entend).
Dans le désordre :
– nos téléphones portables, qui nous contraignent d’être quasi joignable 24/24. Expérience à faire : oublier votre téléphone à la maison une journée (nous on l’a oublié un mois) ! Comment on faisait il y a 25 ans ? – les courses quotidienne ou hebdomadaire chez Casino. Il manque toujours quelques choses ! Nous en un mois, on a manqué de rien et on a mangé varié avec des expériences culinaires intéressantes. On va pas vous mentir, une bonne viande de temps en temps ne nous aurait pas déplut, les boîtes de viande qu’on a trouvé, c’était pas du Ouaco !
– internet et les réseaux sociaux comme FB. On est loin d’être des accros puisque seul Matthias est sur FB, mais on aurait aimé emmener quelques accros à bord pour l’expérience. Par contre, on ne va pas vous cacher que vos petits mails nous font le plus grand bien et sont attendus façon Eliott qui attend l’avis de mise en instance de son légo commandé sur EBay.
– l’actu internationale, nationale et locale et son traitement par les médias. Nous on a positivé en constatant que la terre était bien ronde, que le soleil se levait à l’Est et se couchait a l’Ouest de plus en plus tard au fur et à mesure qu’on gagnait dans l’Ouest, que les étoiles brillaient de mille feux dans le ciel. Et que la Nouvelle-Calédonie ait ou non un ou une nouvelle présidente, qu’Hollande ait remis le couvert avec Julie Gayet ou que celle ci l’ai trompé avec DSK, que Zlatan est de nouveau marqué un but ! Sincèrement …
– la musique, là c’est une feinte, car on avait, grâce aux play lists de Peggy ce qui fallait à bord. On s’est régalé en revisitant les albums de pas mal d’artistes et notamment de tous les chanteurs « à texte »
– la course quotidienne contre le temps qui nous empêche de profiter pleinement de plein de choses ! A terre, c’est le temps qui t’occupe ou te préoccupe, nous en mer, on occupe le temps ! – un sol plat et stable. La aussi, c’est plus plaisant que contraignant avec toujours « une main pour soi, une main pour le bateau »
– les 31 mots de passe que nous devons utiliser au quotidien, pour sécuriser notre vie contre les attaques extérieures ! Ici on n’a qu’un code « Lima, écho, Oscar, november »
– une bonne douche d’eau chaude. Et oui les seaux d’eau salée dans le cockpit les ont aisément remplacé quotidiennement et on y a pris un réel plaisir. De même, le brossage de dent quotidien avec un 8eme de verre d’eau douce ne nous a pas posé de problème. Hormis l’eau a boire, on a utilisé pour la cuisine (café du matin, pâtes ou riz du soir,…) et la toilette (brossage de dents) moins d’un litre par jour et par personne. Pas la peine de sortir vos factures de la Calédonienne des Eaux, c’est en m3 !
– l’alcool ( une bouteille de champagne pour 3 pour le passage de l’équateur a été notre seul écart) mais la disons qu’on s’est considéré un peu en cure, et ça fait du bien à nos petites bedaines.
– remplir des formulaires administratifs et payer les factures. Nous on a juste notre journal de bord. En direct un gémissement qui provient de la couchette bâbord : »Ah merde, on a notre feuille d’imposition à remplir au retour !  »
– les chaussures et autres vêtements conventionnels que les codes de la ville nous imposent
– un bon thon ou mahi mahi frais, là on s’auto flagelle car ça ne mord pas, une petite bonite suicidaire au tout début et depuis nada, nothing, rien de rien

Liste non contractuelle et non exhaustive établie à bord de Léon le lundi 23 mars 2015 par 8°21 S et 115°39 W

Léon et son équipage de poètes-philosophes

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