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COWES WEEK La démonstration de « YES » le JPK 1080 d’Adam Gosling

Du 6 au 13 août dernier a eu lieu la fameuse semaine de Cowes qui rassemble les meilleurs bateaux anglais et aussi français

Vainqueur Overall de l’épreuve « Yes » a été véritablement intouchable en remportant 6 des 7 manches courues (2eme sur la plus mauvaise manche !) et ce quelque soient les conditions rencontrées.

L’épreuve disputée dans le Solent est toujours un grand moment de voile avec décor superbe, ambiance fabuleuse à Cowes sur l’île de Wight, terrain de jeu compliqué autant en terme de courant que de vent avec les effets de côtes et niveau sportif sans égal au regard de la qualité des bateaux inscrits. Assez loin devant les concurrents, de l’avis de tous « Yes » navigue plus haut plus vite au près, plus bas plus vite au portant!

C’est intéressant d’analyser le pourquoi d’une telle domination. Comme le répète toujours Jacques Valer, l’architecte du bateau, la performance est un ensemble dans lequel tous les paramètres comptent.
Au delà du dessin de coque et de la construction le travail essentiel concerne le gréement et le dessin des voiles .
Ajouté à cela une carène retravaillée de façon maniaque et un soin permanent apporté à tous les détails comme le réglage des safrans, l’ajustement optimal de l’ergonomie de cockpit pour l’équipage (systeme GV sur winches pour réglage direct), la chasse au poids systématique et le travail sur l’assiette du bateau.
L’équipage est naturellement le facteur 1 de la performance et clairement sur « Yes » chacun apporte une véritable valeur ajoutée à son poste.
Sur « Yes », James le préparateur et « performer » du bateau a délibérement accepté d’augmenter le rating du bateau (en moyenne 7 points de plus que les autres 1080) pour ajouter des chevaux au moteur. Les surfaces de GV, génois et spis sont plus grandes ce qui donne beaucoup d’aisance au bateau dans les conditions légères où le bateau fait par exemple jeu égal en temps réel avec le First 40 .
Pour effacer la puissance lorsque la brise grimpe, le mat carbone Axxon traversant (dessiné par Ìlly brummer il est léger, nerveux et suffisamment souple pour être bien « travaillé » ) est posé en fond de coque sur un mast jack (vérin hydraulique avec pompe manuelle et cales). Entre chaque manche, James adapte la tension en adaptant les cales de mât. Résultat ; le principe permet de jouer sur l’ensemble des tensions et de faire varier de façon importante le volumes des voiles.
Un pataras hydraulique (2 boutons +/- de chaque côté à la main du règleur) permet d’être encore plus réactif sur la variation du cintre de mât.
Point essentiel, le travail sur le dessin des voiles. La garde robe North a été travaillée et retravaillée pour pouvoir en jouant sur les tensions de gréement et le cintre du mât modeler totalement les volumes.
Au final, l’écart est important mais très instructif pour comprendre le principe général et affiner sa propre démarche d’optimisation.
En conclusion, je dirai que nous sommes rarement à l’optimum de l’optimisation de nos bateaux. Dès lors que nous ne naviguons pas en monotypie il est plus délicat de s’étalonner. Comme Jacques, je pense que le travail sur la carène et les détails représentent peu par rapport à ce qu’il est possible de gagner ailleurs notamment par la connaissance de son bateau et au travail de fond qu’il faut accomplir sur les voiles et l’adéquation voiles/mât ainsi que sur l’ensemble des réglages liés au gréement.

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