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"Léon en route vers le Pacifique" par Michel et Jean-Claude QUINTIN à suivre dans le menu Voyage

A l'issue de la Transquadra, Léon, le 10.80 du chantier JPK, a changé de main et c'est en Nouvelle-Calédonie qu'il va désormais naviguer dans l'un des plus beaux et grands lagons du Monde.

Pour s'y rendre, Léon vient de traverser la mer des Caraïbes entre la marina du Marin en Martinique et Colon, à l'entrée du canal de Panama. Une traversée en mode convoyage dans les alizés antillais pour l'équipage qui découvrait le bateau.

Michel et Jean-Claude QUINTIN
Michel et Jean-Claude QUINTIN

Prochaine étape du périple, la traversée du canal de Panama, avant d'attaquer la traversée du Pacifique jusqu'à Nouméa son nouveau port d'attache, via la Polynésie Française (avec un atterrissage aux îles Marquises avant de rejoindre Tahiti et Raiatea) et Tonga.
L'équipage, Michel, un ami de longue date de Jean-Pierre Kelbert, comme lui ancien planchiste de haut niveau, l'heureux nouveau propriétaire de Léon, et son jeune équipier, Jean-Claude, qui n'est autre que son père, toujours alerte et en pleine forme à 79 ans.
Duo de choc avec un régatier olympique pur jus et un marin d'expérience, pilote maritime retraité, qui a sillonné le Pacifique de long en large sur 22 Sud son dériveur en alu, un rangi 38 mis à l'eau en 1985.
Retour sur cette traversée de 1300 miles au portant. Les 1ères 24h se passe très bien VA en ciseau avec genoa tangoné. Le bateau glisse et des le 1er jour en mode convoyage affiche ses 175 miles au compteur. Le lendemain, l'équipage prenant de l'assurance, le code 5 de 105 m2 est envoyé pour palier la baisse du vent, la bateau est facile et toute la toile est gardée pour la nuit, quelques petits grains a 20-25 nds sont négociés au vent arrière sans problème. Le 3ème jour, le genoa tangonné est re-essayé, puis le code 5 arisé et enfin toute la toile en fin de journée, le vent faiblissant et les fichiers météo prévoyant une nuit tranquille,
Et la nuit fut tout sauf tranquille avec a minuit le passage d'un front. L'équipage se fait surprendre, le vent monte en un instant à 30-35 nds, rafales à 45 nds, le pilote automatique n'assure plus, un a la barre à essayer de garder le bateau sur la piste, l'autre tout seul à la manœuvre. Bilan de la nuit, le bateau et son gréement sont solides, le bateau va très vite surtoilé,... Mais le spi est perdu avec impossibilité d'utiliser les voiles d'avant sans escale technique. Après avoir envisagé cette solution, la décision est prise de continuer sous grand voile seule jusqu'à Panama, au vu des aptitudes entrevues du bateau au portant sous GV seule et des conditions de vent soutenues prévues.
Le bateau tient toutes ses promesses dans une configuration inédite pour lui, il glisse sous GV seule, pleine ou avec 1 ou 2 ris à des vitesses prometteuses, des surfs à plus de 12 et même 14nds enregistrés sous GV seule et sous pilote automatique c'est plutôt pas mal pour un canot de cette taille. Leon affiche une journée à 190 NM soit près de 8 nœuds de moyenne sur 24h sous GV seule arisée, certes dans un alizé soutenu et aidé par le courant. La traversée de plus de 1300 miles au final avec le contournement très large de la Colombie pour éviter une dépression, aura été bouclée en 7,5 jours soit à plus de 7 nœuds de moyenne, sous voilure réduite la moitié du temps.
Mathias vient de Nouméa renforcer l'équipage à Panama pour la traversée jusqu'aux îles Marquises. La suite dans quelques semaines.

 



La TRANSQUADRA 2014/ 2015 ou L’Odyssée COCODY par Richard Fromentin

« Ça y est enfin arrivés au Marin en Martinique, île magnifique de l'arc antillais. Après une traversée éprouvante et physique nous voilà enfin à destination

L'idée d'une traversée de l'Atlantique germait déjà depuis 4 ans et l'occasion de participer à cette aventure s'est présentée après avoir reçu COCODY, mon bateau , un rapide coursier des mers, un JPK 10,10 flambant neuf.

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I La préparation
Donc revenons à notre affaire, le départ c'est le 24 janvier. Déjà 6 mois que nous attendons ce jour et pouvoir en découdre enfin avec nos adversaires et néanmoins amis .
Au terme de la première étape, nous sommes 6 ème au général et les premiers se méfient de nous évoquant que 1h sur une traversée ce n'était pas grand chose , il n’empêche que je les aurais bien pris dans ma besace ces 60 minutes. La première étape a rapproché bon nombre d'équipages et de forts liens d'amitiés se sont créés. La semaine qui précède est ponctuée de petites excursions nautiques pour valider, essayer et s'assurer que tout fonctionne correctement. Je pense en plus avoir prévu toutes les situations de pannes possibles . Réparation voiles, moteur , Époxy avec durcisseur et fibre, pilote de secours........

 

Ensuite et le plus important était de définir la stratégie de course, une semaine à bosser tous les jours les schémas météo.
Bertrand Castelnérac mon beau frère sera d'une aide précieuse durant cette semaine de préparation météo, clef de la réussite de notre traversée.
Après avoir lu et relu toutes les revues possibles sur la météo la formation des nuages et même le vol à voile qui fonctionne à l'envers de nous, eux cherchent les ascendants, nous on les évite justement pour ne pas rester dans une molle.
L'aide d'un fin régatier comme « Tranbert »(Bertrand Castelnérac) et un regard extérieur nous est fort utile.

 

Voilà brièvement à quoi ressemble une stratégie de course :
Réalisation Bertrand Castelnérac – reaching@48nord.com

 

Stratégie étape 2
Système anticyclonique plutôt classique au début, incertitudes sur la seconde moitié.

 

MADERE – LE MARIN : route directe CAP AU 254° A 160° TWA :
Butée en tribord 274°
Butée en bâbord 234°
Vent neutre au 74°
Si + que 74° bâbord rapprochant
Si – que 74° Tribord rapprochant
Butées à recalculer ensuite selon le cap du waypoint.

 

Quitter Madère : jouer sur le côté droit du dévent sur zone tracée sur la carte, probablement dans une canalisation, faire du bâbord quitte à ce qu’il soit loffé dès que le vent baisse en tribord.

 

STRATEGIE N°1
1 – Les routes vont chercher la courbure de l’anticyclone au nord : début en tribord tant que le vent est NE. Tribord rapprochant dans l’adonnante, compromis vmg portant.
2 – Le vent passe progressivement à l’E, tribord moins rapprochant. Toujours chercher le gain sous le vent et dans l’ouest, mais rajouter des empannages dans ados/refus (court/moyen terme) pour gérer la courbure.
3 - A un moment ça devient certainement rapprochant en bâbord, choisir le point d’empannage pour placer ce long bâbord. Penser à l’éventail pour décider s’il est « définitif ».
4 - Ce bâbord peut être sport, au largue serré penser : code 5 - 2 ris GV.
OU dans du vent mollissant, si vous êtes trop près de l’axe de la dorsale.
5 – Faire évoluer le point d’atterrissage par anticipation des zones de basses pressions entraînant des perturbations dans l’Alysée à la fin de semaine, décalage Nord ou Sud à trancher.
6 - Atterrissage : soit HP est stable on arrive par le Nord, soit HP affaiblit par phénomène au N : Front froid etc… on arrive vers le Sud.

 

STRATEGIE N°2
1 – Le tribord n’est pas si rapprochant que ça, on cherche tout de suite le gain sous le vent avec des empannages dans ados/refus (court/moyen terme) pour gérer la courbure te le gain sur la route selon état de la mer et nuages.
2 – Le vent reste entre le 70° et le 100°, anticiper des zones de basses pressions entraînant des perturbations dans l’Alisé à la fin de semaine, décalage Nord ou Sud à trancher.
3 - Atterrissage : soit HP est stable on arrive par le Nord, soit HP affaiblit par phénomène au N : Front froid etc… on arrive vers le Sud.

 

CONCLUSION / PROBLEME : vu d’ici on part plus sur une route « Nord » ce qui vu d’ici à l’hôtel devant l’ordinateur, n’est pas définitif.

 

 Situation en fin de semaine, prévision 1 semaine avant :

 

Vu d’ici on est clairement dans une situation d’arrivée par le Sud HP affaiblit.

 

Faire la descente à l’est de l’axe de la dorsale, pas couper l’axe, type vent au 100°.

 

A surveiller précisément :
l’AXE DE LA DORSALE
SON DEPACEMENT EVENTUEL VERS L’EST (pour ne pas se faire rattraper

 

Jeudi 29 à 0h prévi du 23 à 12h
Samedi 31 à 0h prévi du 23 à 12h

 

Exemple de cas extrême qui peut arriver :
Attention à l’orientation de la houle, la mer va être de travers tout pourri au nord :
Vous voyez ce n'est vraiment pas simple !!!!!!
Un vrai travail de professionnel .
Ensuite après le départ et durant toutes la traversée nous sommes restés en autarcie météo validant ajustant corrigeant tous les phénomènes qui se présentaient à nous et ils furent nombreux.
Les routages extérieurs étant interdits nous souhaitions être irréprochables. Faire une performance en ayant triché me paraissait insupportable.

 

II Le Départ
Ça y est enfin parti.
Nos familles nos amis nos proches sont présents pour nous encourager Jean et moi ferons le maximum pour qu'ils soient fiers de nous, le résultat étant secondaire l'important est d'arriver de l'autre côté

 

Dès le départ nous sommes dans le groupe de tête derrière Laminak un autre JPK 10,10 , nous contournons en deuxième position la bouée de dégagement et comme d'habitude les meilleurs sont déjà aux avant postes.
Rapidement nous dépassons le premier bateau. Quel plaisir que de voir toute la flotte derrière nous surtout Raging bee et Jean Pierre Kelbert que nous connaissons bien et dont le palmarès laisse rêveur ……. respectivement 2ème et premier de la première étape Saint Saint-Nazaire Madère.

 

Tout commençait pour le mieux . En tête de la flotte nos prenons l'option Nord, l’orthodromie, en traversant le dévent de l’île même s'il est pénalisant nous nous obstinons car l'objectif est d'aller chercher du vent frais et une rotation favorable . Je pensais que ce serait moins long mais je garde la tête froide et continue dans le schéma prévu en allant renifler le bon moment pour tourner définitivement à gauche. La position des autres concurrents n'a pas d'importance pour le moment c'est encore beaucoup trop tôt il faut avancer vite et toujours vite, notre obstination 100% c 'est le chiffre reporté sur nos instruments de navigation annonçant la performance du bateau .
Nous étions rivés, focalisés dessus.
Le premier passage à niveau va arriver avec vent fort on s'y prépare en ayant à l'esprit de ne jamais lâcher, erreur que nous avions commise à la première étape après épuisement.

 

Des vagues de dingue à surfer avec un vent oscillant poussant parfois à 35 nœuds, le pilote ne peut pas tenir Jean et moi alternons des quarts d'une heure, le sommeil nous manque déjà. la peur de casser du matériel s'installe également mais il faut tenir .
Le lever du jour arrive bientôt et les positions de 6h00 avec . On va voir ce qu'on va voir.
Peine perdue ils ont tenu aussi, ça commence bien, il faudra oublier l'image des alizés tranquilles à siroter un petit verre de rhum, les meilleurs sont là, présents, accrocheurs et la traversée s'annonce tendue.
On a passé 3 jours difficiles à la limite du sommeil et des hallucinations
Nous dormions à même le cockpit pour être prêt à réagir au plus vite.

 

Extraits de journal de bord
JOURNAL DU 29 janvier 2015
La nuit a été particulièrement éprouvante car toujours autant de vent et de vagues qui nous obligent à barrer le bateau tout le temps.
Le départ à l’abattée de la veille nous a bigrement calmé je devrais dire les départs car à chaque fois nous avons relancé le bateau sachant les concurrents proches et prêts à en découdre.
Sur le pointage de ce matin nous avons pris de l’avance sur Xanlite sûrement un meilleur suivi des oscillations de vent et surtout des gros grains
Les grains, c’est nouveau pour nous et pas vraiment agréable à traverser vu les variations forte du vents en force et en direction, nous avons constaté 100 degrés d’écarts de route à tel point qu’il a fallu affaler le spi et passer sous génois au bon plein travers, impressionnant ces variations.
Tout ceci nous oblige à dormir sur le pont ou dans la descente, s’assoupir conviendrait le mieux quand les hallucinations commençaient à venir, vision triple ….. etc , il était temps de demander de l'aide.
Donc au pointage 7 miles d’avance sur Xanlite mais pas vraiment d’avance sur
Merlin et vu les efforts que nous avons déployés on s’attend à ce qu’ils ne lâchent rien .
Sur le schéma météo je pense que nous sommes sur la bonne position et ne voit pas comment vont s'en sortir Raging bee et JPK . Face à eux les vents vont tourner à droite avec en plus une grosse zone de molle bref ça ne sent pas bon du tout ils jouent avec le feu .
S’ils passent ce sera certainement un magnifique coup météo.
Pour le moment nous sommes sous génois et GV à 125 degré du vent 25 nœuds et prenons pour cible l’endroit ou nous devrions mettre les clignotants à droite.

 

JOURNAL DU 30 janvier 2015
La nuit a été plutôt ventée  mais cette fois-ci vent de travers bon plein
Le pilote en marche, l'homme de quart, dans le cockpit ou au rappel, surveille  dans le cockpit d’éventuels dangers mais surtout reste attentif aux oscillations de vent
Il a fait relativement froid et le temps était maussade. Dans la matinée, le ciel s’est dégagé apportant du soleil bien agréable mais aussi un vent irrégulier et faible c’est mon avis un nouveau passage à niveau à ne pas rater.
Toutes la journée nous avons alterné les voiles au gré des oscillations et du coup par mégarde avons déchiré le spi asymétrique .
Le mousqueton d’écoutes légères était saillant et lors de l’envoi a déchiré le spi, quelle poisse !
2/3 bonnes heures à le réparer du temps perdu et de l’énergie pour rien
Aujourd’hui douche quel délice
Premier envoi du spi léger je pense être le seul à avoir pris cette option .
Ce soir il faudra barrer sans arrêt, quarts d’1 heure pour ne rien rater
Rien à l’horizon ni bateaux ni dauphins qui pourraient nous distraire un peu. La vie à bord s'installe sans grosses surprises.
Si des poissons volants viennent s'échouer voire percuter nos visages et de l'avis de Jean cela restera une expérience très douloureuse .
Nettoyage du bateau, vérifications du matériel, pansement des plaies …..

 

Le journal de bord est ponctué de ces petites anecdotes .
Instant magique l'ouverture de nos cadeaux après une semaine de MER.
Les messages sont émouvants

 

Le rôle du navigateur est terriblement stressant aller vite Jean et Moi savons le faire et nos concurrents le savent aussi mais aller au bon endroit sur une transat c’est nouveau pour nous .
La tache étant complexe et pour simplifier et caricaturer la chose en l’exorcisant nous décidons de la comparer à un grand triangle olympique voilà tout avec toutes les bonnes vieilles recettes d'ado refus positions décalages sous le vent au vent en introduisant des butées barométriques en contrôlant nos adversaires la difficulté était que pendant 12 heures nous n'avions pas leurs positions
C'est un sport vraiment complet et exigeant qui nous oblige en permanence à réfléchir.
Pensez qu'un écart de 7 jours se creusera entre nous et la queue de la flotte .
Il fallait aller vite au bon endroit et être extrêmement vigilant pour ne pas rater les subtilités météo au risque de voir un nouveau schéma se présenter souvent défavorable .
Pour aller vite il fallait à tout prix se débarrasser de ces satanés algues, les fameuses sargasses s'incrustant sous nos safrans sail drive quille , Au moins 20 % de vitesse perdue sans parler des départs au lof provoqué par des safrans saturés d'algues .
Une vraie plaie que nous avons combattu sans relâche en plongeant, en reculant sous voile ,en utilisant cordes à nœuds, gaffes. Un vrai cauchemar

 

III L'arrivée
Nous arrivons premier au marin épuisés mais tellement heureux
Merlin qui a été notre adversaire régulier passe devant nous en temps compensé . C'est quand même rageant
Je ne sais pas si nous aurions pu éviter le grain qui nous a cloué 1 heure à l’arrivée, ce qui est certain c'est que la victoire au général s'envole à ce moment hélas .
Nous restons humble face à ce coup du sort
Ceci dit deuxième après 2 étapes reste une performance très honorable et nous aurions signé tout de suite si nous l'avions su au départ,

 

Conclusion
Nous avons porté fièrement les couleurs de Leclerc Hennebont qui m'a apporté une aide logistique sur la partie avitaillement et aussi porté un message d'espoir pour l'association Loisirs Pluriels qui développe des centres de Loisirs en France pour les enfants en situation de handicap .
Nous espérons que cette traversée leur a apporté un éclairage médiatique supplémentaire car les efforts qui''ils déploient à l'attention des enfants ne nous semble pas assez connus les fonds manquent également et RDV fin Septembre pour une grande randonnée à Hennebont qui je l'espère réunira 2000 à 3000 personnes.
Les fonds colletés leur seront reversés intégralement pour apporté modestement notre contribution.
Une pensée à Frère Ernest qui, par ses prières bienveillantes, nous a porté jusqu 'à la victoire.

 

Bref ce fut une véritable aventure humaine une véritable entreprise ponctuée de joies et de quelques embûches mais c'est bien entendu le lot de tout projet à mener.
Je remercie nos familles, Anne-Gaëlle, mon épouse et mes 3 enfants pour m'avoir soutenu encouragé et porté .
Un grand merci aussi à Jean Frétigny qui a été un Co skippeur et régleur formidable. Un ami sur qui compter et un excellent Marin aussi teigneux que moi.
Merci à tous nos amis qui nous ont envoyé tant de messages et qui suivaient plusieurs fois par jour.
L'aventure Transquadra se termine mais pas celle de COCODY qui aura d’autres challenges à relever.


Document à télécharger :
     [pdf] L'odyssée_cocody.pdf (6,36 Mo)

Victoire de "Cocody" JPK 1010 de Richard Fromentin et Jean Fretigny 2è étape Transquadra en temps réel

Grand bravo à "Merlin" le JPK 1010 d'Eric Morvan et Benoit Champanac qui vient de s'adjuger l'édition 2015 de la Transquadra

Samedi 7 février 2015
En futé renard, "Merlin" est venu coiffer en temps compensé le redoutable "Cocody" 1er en temps réel.

Jean Fretigny et Richard Fromentin
Jean Fretigny et Richard Fromentin
"Cocody"
"Cocody"
"Merlin"
"Merlin"

News actualisées de "Léon 3 DDI" dans le menu Transquadra

Vendredi 23 janvier J-1

Derniers contrôles ou vérifications, avitaillement, point méteo...
Chacun s'active, ça fourmille dans la marina de Quinta do Lorde


"Léon 3 DDI" JPK 10.80
"Léon 3 DDI" JPK 10.80

Pour Jean-François Gueulette et Gilles Lamarque sur Philia (JPK 1010) c'etait même la course contre la montre. Arrivés jeudi, tout semble ok sur le bateau sauf que le pilote ne répond plus !
Expédié en urgence, le vérin arrive finalement ce soir, veille du départ, pour être réinstallé dans la foulée. Ouf ! ça marche...
Une chose est sûre, tout le monde mesure la chance d'être là avec la perspective d'une traversée qui s'annonce rapide grace a un alizé etabli sur la 1ère partie mais perturbé sur la 2ème semaine avec un front à négocier plus ou moins nord selon l'évolution du système .
En clair, il va y avoir du jeu météo et ce n'est pas pour déplaire à Hervé...
Sur "Léon 3DDI" tout semble ok et cette dernière aprés-midi était assez tranquille aprés avoir chargé l'avitaillement. Petit luxe d'avant départ, je me suis fait un footing à Machico ce soir. Je m'en souviendrai car les pentes sont super raides et je pense sentir mes jambes quelques jours !
Demain 11h départ des solos (une pensée pour notre chouchoute Valérie qui repart sur cette 2ème étape avec un genou toujours un peu fragile !) suivi 30 minutes plus tard des doubles.
On vous donne vite de nos nouvelles en espérant négocier au mieux les dévents de l'île qui courent jusqu'à 60 milles.


Transquadra positions actualisées

JPK est CHARLIE

je-suis-charlie3.jpg

Election EYOTY European yacht of the year 2015

"Félicitation ! Belle victoire à Dusseldorf. On va boire à ta santé ! "

C'est par ce message de Loic Madeline (Voile magazine) que nous avons appris samedi soir notre victoire à l'élection du bateau européen de l'année catégorie "Performance Cruiser".
A notre tour, nous avons arrosé cela !

EYOTY_2015.jpg

En partance lundi pour Madère sur la 2ème étape de la Transquadra je ne pouvais pas être présent à Dusseldorf pour cette remise des prix malgré quelques espérances ...
Nous sommes naturellement très heureux de cette récompense qui revient à toute l'équipe du chantier et à notre architecte Jacques Valer toujours aussi inventif et brillant.
La concurrence étant très relevée, il n'était pas simple de relever ce challenge .
Le 1er 10.80 ayant été mis à l'eau en février 2014, il a fallu faire revenir "Léon 3D Développeurs Immobiliers"  le bateau-chantier qui se trouvait à Madère après sa victoire sur la 1ère étape de la Transquadra pour le Grand Pavois de la Rochelle puis l'élection du bateau européen de l'année. Les journalistes des différentes revues européennes se sont alors succédés à bord et il était très motivant de présenter le bateau que je trouve franchement complet et tellement agréable à naviguer. Apparemment le message est bien passé et il est très gratifiant de voir que malgré l'absence de réseau et donc de lobbying, il nous a été possible de remporter ce trophée sur les seules qualités du bateau. Au delà de la logique économique, c'est l'idée même de faire connaitre nos bateaux hors de nos frontières habituelles qui ajoute encore du sens à notre métier, celui de concevoir les meilleurs bateaux possibles pour des passionnés exigeants.


www.voilemagazine.com/2015/01/eyoty-vainqueurs-inattendus/
Andreas Rohde
Andreas Rohde
Category Performance Cruiser JPK1080
Category Performance Cruiser JPK1080

J-10 avant le départ de la 2eme étape de la Transquadra !

Difficile d'imaginer que dans 11 jours nous serons en route pour les Antilles !

Il va falloir s'y mettre rapidement car, d'évidence, il n'y aura pas de "tour de chauffe" pour cette 2ème étape qui s'annonce accrochée et palpitante.

Comme souvent, le départ conditionne la tournure de la course et dès les 1ères heures il va falloir se mettre sur le "bon mode"...
Dans 5 jours nous sommes à Madère et le programme est bien rempli sur place pour les quelques jours qui précèdent le départ.
De son côté, Hervé est bien rodé sur sa météo qu'il surveille comme "le lait sur le feu "depuis quelque temps; histoire d'avoir les schémas météo bien en tête au moment du départ.
Rendez-vous dans quelques jours à Madère où nous vous ferons suivre en direct de "Léon 3DDI" notre nouvelle aventure...

ob_039313_logo-transquadra-2.jpg


"Léon" à Madère ....

C'est aujourd'hui chose faite.

La 2ème étape de la Transquadra approche à grands pas et pour "Léon" notre JPK 10.80 revenu en Bretagne après sa 1ère étape, il était temps de trouver un "trou de souris" pour rejoindre de nouveau Quinta do Lorde.

photo jm liot
photo jm liot

Alexis Loison et ses 2 équipiers Bruno et Zeff ont rempli efficacement la mission juste avant le Nautic de Paris. Hervé mon équipier sur la TQS observait depuis un moment les schémas météo pour donner le feux vert. Avec un bon flux de Nord Ouest, le Cap Finisterre a été vite atteint mais la dépression située au large de Açores s'est déplacée plus vite que prévu pour menacer l'atterrissage sur Madère. Vent fichier 45 nds, mer de 8 m, il était sage de faire un "stop and go" à Cascais à l'entrée de Lisbonne.
3 jours plus tard la Dep est passée et nos 3 mousquetaires reprenaient la mer. 30 nds moyen à 120 ° du vent réel et une mer "défoncée" ont rendu ce dernier tronçon très rapide mais en mode "shaker"... Pile 48 h et donc plus de 10 nds de moyenne pour ces 550 milles avalés sous pilote, hydrogénarateur en action, l'équipage au chaud à l'intérieur. Zeff dont c'était une première au large était impressionné à l'arrivée ! " C'est dingue de voir comment le pilote travaille (surtout avec un figariste aux réglages !) et ce que le bateau prend dans la tronche". Le bateau est maintenant au sec et attend sagement le 20 janvier pour sa remise à l'eau.
Départ prévu le 24 janvier. Il va falloir commencer à se préparer dans la tête ...



Un tour de Corse à la voile, ça ne se refuse pas !

Propriétaires d'un JPK 1010 depuis juillet dernier, Fred et Pascale étaient venus chercher le bateau avec leur ami Christophe pour le ramener en Méditerrannée après un joli tour d'Espagne

Fred m'a gentiment fait venir à bord pour compléter l'équipage de "Sun Day" sur le Tour de Corse. Un vrai bonheur de se retrouver à Bonifacio avec un bon bateau (!) et un équipage sympa et compétent.

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La météo également est favorable avec un bon flux de sud ouest pour la remontée jusqu'au Cap Corse et une remontée a priori plus aléatoire sous
le vent de l'île .
Les équipages ont respecté le rituel en tirant au sort le sens de rotation de la course et c'est donc dans le sens côte ouest, côte est que nous tournerons cette année.
12 h jeudi, 60 bateaux de 30 à 70 pieds s'élancent "à l'anglaise" au pied des sublimes falaises blanches de Bonifacio . Pas simple de trouver un espace entre une majorité de gros bateaux.
Bref, on se retrouve un peu over lay line pour se dégager des dévents et attaquer la 1ère partie de la course au près puis au débridé dans une vingtaine de noeuds. Le vent adonne de plus en plus et après le code "d" (la voile préférée de Fred) on envoie enfin le spi. Plus intéressant encore le vent prend du muscle et à l'approche de la nuit ça commence à bien glisser.
A 10 h nous y sommes et le speedo oscille entre 10 et 14 nds sous grand spi. Christophe et Thomas connaissent la Corse par coeur ( Christophe a déja 7 tours de Corse à son actif et Thomas est capitaine d'un des ferry de la SNCM !) et l'empannage dans le vent qui vient de forcir et adonner sera le début d'une bien jolie trajectoire sur cette face ouest de l'île. On profite pour affaler et remplacer le spi max par le lourd .
Loic a l'avant et Clémentine au piano assurent eux aussi comme des pros et c'est tant mieux car on a maintenant 30 nds à l'anémo et on enchaine de jolis surfs entre 14 et 17 nds. Changement de barreur avec Thomas qui pilote ça avec doigté (pour lui le 1010 c'est du fastoche a côté de son Figaro 1 !) et ça devient bien "engagé" quand le vent grimpe jusqu'à 37 nds. A priori, ça se passe bien pour nous car on rattrape un paquet de "gros ", on "déboite" un Figaro 2 et on distance nos concurrents directs dont les feux disparaissent dans le sillage.
17,3 nds sera le "high score" de la nuit. Je suis à l'écoute de spi à "suivre" le
barreur et le moment est  vraiment top. La Terre qui défile en ombre chinoise sous ce ciel lumineux, le sillage rectiligne , l'équipage qui se régale. Je vois Fred qui découvre la régate et amateur de sport auto apprécie ces montées d'adrénaline et les "coups de pieds aux fesses" des départs au surf. Je vois Pascale toujours adorable et serviable qui fait chauffer de l'eau et me tend tranquillement une soupe chaude alors que ça vient de grimper à plus de 30 nds et que j'ai l'écoute de spi à la main ! Un dernier jibe "assuré" et nous voilà en lay line sur le rocher de la Giraglia qui marque l'extrémité du cap Corse.
4 h du matin et après une descente à plus de 10 nds de moyenne on "braque" à droite. Le changement sera radical car en moins d'1 mille on passe de 30 à 4 nds  de vent.
C'est là le début d'un long chemin à basse vitesse.  Les choix sont compliqués car rien n'est prévisible sous le vent de ces hauts reliefs. Faut il serrer la terre oo prendre un peu de distance au large. La question va revenir sans cesse pendant les 30 heures à venir ! Ce sera un yoyo assez usant pour les nerfs et en milieu de cette 2ème nuit un choix à terre (mais pas assez ou trop!) nous coutera cher. Le clapot y est plus fort ce qui rend la tenue du spi compliquée dans ce vent ne dépassant pas les 4 /5 nds.
Nos concurrents sur les Sun fast 3200 attaquent par le large et passent alors qu'on distinguait à peine leurs spis 3 heures plus tôt. On enchainera ensuite quelques bonnes phases jusqu'au petit matin pour revenir devant un bon paquet de "gros rating" mais la "messe est dite" pour la gagne dans notre classe.
Les iles Lavezzi défilent maintenant sur tribord, magnifiques sous le soleil. Dernier bord au près dans un petit médium qui se lève (ça fait du bien de sentir de nouveau le bateau s'animer) pour franchir la ligne après 47 h de course. On va devoir se contenter d'une 3ème place dans notre classe et d'une 8ème au scratch. Difficile de dire que nous ferons mieux l'an prochain tant la part aléatoire est forte dans la partie déventée de l'île.
Mais quel plaisir de naviguer dans un site aussi grandiose avec un équipage sympa et "qui va bien".

Un grand merci à Fred pour l'invitation et RV l'an prochain, qui sait ?
JP KELBERT


"Balade Atlantique »

"Yemanja" JPK 38 d'Hervé Perroud

"Yemanja" est de retour à son port d'attache du Kernével à Larmor-Plage après son "petit triangle Atlantique" comme dirait Hervé



Convoyé au mois de Juin jusqu'à Madère, en attente de notre arrivée de 1ère étape de 
Transquadra, le JPK 38 "Yemanja" a bien rempli son été...et nous aussi !
La 1ere étape de la Transquadra avait déja été un pur bonheur avec une belle victoire
pour "Léon 3D", le JPK 1080, devant un "tir groupé" de JPK 1010. Il nous aura fallu
quelques jours dans une ambiance festive et familiale pour quitter Madère et mettre
le cap sur Santa Maria, l'île la plus Sud des Açores, distante de 500 milles.
Baptême de longue distance pour la famille qui découvrait la vie du large.
Parmi les "grands moments", les bains en milieu de traversée avec 4000 m de fond, les
dauphins qui jouent à l'étrave dans une mer si limpide et calme qu'on a l'impression
qu'ils sont en apesanteur sans distinction entre l'eau et l'air, les baleines qui se
tiennent à distance mais qu'on distingue, majestueuses, les nuits de pleine lune et
les dizaines d'étoiles filantes qui succèdent aux couchers de soleil
incandescents. La croisière c'est aussi et surtout la déconnexion. Pas de réseau pendant
quelques jours (ambiance sevrage pour notre ado !) et le temps qui s'étire tranquille au
rythme des repas (un vrai poste !), des siestes, des séquences bouquins, des parties de
carte, des apéros... Bref 3 jours après Madère, les nuages à l'horizon signalent la petite
île volcanique de Santa Maria. C'est toujours un beau moment que de toucher terre et
découvrir par la mer un nouvel endroit.
Santa Maria est un petit bijou que nous quitterons un peu vite, pour retrouver Maylis à
Horta sur l'île de Faial distante de 200 milles. L'arrivée au petit jour en longeant le
cratère du fameux "Pico" ( 2351 m de haut ) parfaitement dégagé marque une autre étape du
voyage avec la découverte des îles centrales. Bien sûr Horta avec ses quais recouverts de
dessins de voyageurs et l'ambiance festive du port contrastant avec la cote Nord de l'île,
luxuriante et calme. A 25 milles à l'Est de Faial, Sao Jorge sera notre île coup de coeur.
Porté par un bon 25/30 nds, il nous aura fallu 2 heures de planning pour faire la distance
et découvrir une petite marina superbe au pied des falaises, sous les cris étranges des
puffins cendrés. Toute l'île est magnifique avec ses haies d'hortensias, ses cascades de
verdure, ses piscines naturelles d'eau de mer et ses "fajas" sur la côte au vent...
Après 15 jours de balade c'est pour nous l'heure du retour (en avion !). De son côté, Hervé
attend son équipage de copains, Jean-Louis, Christophe et Etienne, pour attaquer le voyage
retour jusqu'à Lorient. La météo se profile bien avec du portant et encore du portant... De
fait, quelque 7 jours après son départ d’Horta et 1350’ sur le fond, "Yemanja" est de retour
à son port d'attache. 1 journée mémorable lors du passage d'une dépression secondaire qui
génère 35/40 nds de vent et une pointe de vitesse de 22,4 nds au GPS du bord (son record),
sous GV 2 ris et génois. Mémorable pour l'équipage, ce sont les parties de cartes à
l’intérieur du bateau qui glisse facile dans cette baston, sous pilote, entre 12 et 18 nds...
A l'arrivée l'équipage a le sourire et le bateau est nickel.
Et voila, fin d'une bien jolie croisière aux Açores...

contemplation
contemplation


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