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News

JPK 45 FC - Phase 3 - janvier 2016

La carène du JPK 45 FC vient d'être infusée sans problème dans le moule de coque.

Bravo à Kévin et à toute son équipe car il n'était pas simple de faire passer les 750 kg de résine avec la complexité du plan de drapage,la ventilation des différentes âmes de mousse airex et la structure de fond
de coque particulièrement blindée.

infusion coque
infusion coque

Au final, le poids de résine correspond à 10 kg près aux calculs de Jacques !

Dans l'autre atelier, la préforme de pont est à son tour bientôt en voie d'achèvement. Fidèle à sa démarche habituelle, le chantier a fait évoluer le plan de pont "in situ". Le travail effectué en collaboration avec YOS Ingéniérie pour la partie plans et avec Naviline pour la partie fourniture a permis d'approcher ce qui nous semblait être l'optimal en terme d'ergonomie, d'esthétique et
de volume. A partir de la préforme "base" issue des plans nous avons ensuite revalidé tous les postes en corrigeant "in situ" de nombreuses valeurs pour obtenir comme sur une maquette échelle 1 le résultat attendu : un cockpit multifonctions avec poste de veille confortable, assises généreuses, consoles de manoeuvres efficaces et chemin de bouts fluide. A l'AR, un poste de barre ergonomique alliant vision optimale autant en navigation qu'au port lors des manoeuvres. Le roof aussi a été corrigé avec un léger galbe fluide laissant place à des passavants plus larges pour assurer un passage aisé malgrè les cadènes de haubans sur le livet.
Bref, le résultat répond aux attentes !
La préforme sera bientôt au moulage après une bonne cession de ponçage/lustrage/finition et cirage....



Construction JPK 1080

Pose d'une petite caméra GoPro pour suivre « en timelaps » la construction d’un JPK dans le chantier pendant le mois de février 2015.

Ces images sont exploitées uniquement en accéléré sur une minute dans le cadre de l’exposition permanente de la Cité de la Voile



Victoire de "Courrier Léon" JPK 1080

Rolex Sydney-Hobart 2015

1er dans sa classe IRC4
2ème overall
BRAVO !!

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Très grosse satisfaction de l'équipage mené par Géry Trentesaux, Pierre Ghewy, Alexis Loison, François Lamiot, Franck Legal, Jean-Pierre Kelbert et Michel Quintin le propriétaire du bateau.



JPK présent au BOOT de Dusseldorf

Les effets des résulats sur la Sydney/Hobart et du Fasnet 2015 notamment profitent au rayonnement du chantier à l'étranger...

Présents à Dusseldorf avec un JPK 38 nous avons pu mesurer la cote du chantier sur ces nouveaux marchés de l'Europe du Nord.
Nous sommes revenus emballés de ce salon qui brasse un monde incroyable avec des visiteurs très connaisseurs.

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4 ou 5 fois grand comme le Nautic de Paris, le BOOT rassemble tous les fabricants européens. Le bilan est excellent en terme de ventes et de qualité de contacts pour le futur. L'offre habituelle étant assez "classique" nos modèles présentent une alternative entre la performance et le confort.
Tout est question de positionnement de curseur car si les amateurs de voiliers évoluent vers les bateaux plus légers et planants, ils demeurent très exigeants sur la qualité notamment des détails et de la finition.
Bref, la philosophie générale de nos produits a véritablement de l'avenir mais il reste à encore travailler et améliorer ce qui peut l'être.
Avec l'arrivée prochaine du 45 FC et vu le nombre de prospects plus qu'intéressés par le concept, le challenge est passionnant pour toute l'équipe JPK.



BOOT DUSSELDORF voilesetvoiliers.com

Le Boot, le salon nautique européen par excellence

En visitant le JPK 38, construit par JPK Composites – chantier présent pour la première fois à Düsseldorf –, nous apprenons que les visiteurs du Boot, déjà bien informés, se sont montrés très intéressés par ce bateau.

JPK 38 exposé au Boot
JPK 38 exposé au Boot

Au terme des premières journées du salon, le bilan de ce chantier est positif : un nombre de contacts intéressant, des demandes de visites de chantier et de tests en mer.


VOILES ET VOILIERS

RETOUR SUR LA ROLEX SYDNEY-HOBART RACE À BORD DE « COURRIER LÉON », JPK 10.80

Par Alexis LOISON, skipper professionnel

Partir un mois à l’autre bout du monde pour 4 jours de régate … drôle d’idée ??

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Peut-être, surtout quand on sait qu’il s’agit de la mythique Rolex Sydney-Hobart, surnommée le Fastnet des antipodes, et surtout réputée pour ses conditions très hostiles malgré la saison estivale. Voici comment cela s’est passé :

Équipage :

Skipper+Barreur : Géry Trentesaux
Propriétaire et Piano : Michel Quintin
Régleur de GV+Barreur (et maître-voilier du bateau, Voilerie ALL PURPOSE) : François Lamiot
Régleur de voiles d’avant + Barreur (et constructeur du bateau) : Jean-Pierre Kelbert
N°2 + Barreur + Régleur (et en charge des nombreuses communications radios avec l’organisation, désormais mondialement célèbre pour son « french accent » ) : Franck Legal
Équipier d’avant (acrobate et unique gardien de sa plage avant) : Pierre Ghewi
Navigateur+Barreur : moi-même (Alexis Loison)
Mi Octobre, Le skipper des fameux « Courrier … », Géry Trentesaux qui n’est autre que le vainqueur du Fastnet 2015, me propose le poste de navigateur (en charge de la météo, tactique et stratégie à bord) sur cette compétition dans les mers australes. Gros challenge que j’accepte de relever sans hésitation. D’autant plus que le bateau armé pour l’occasion, le JPK 10.80 de Michel Quintin (star de la planche à voile il y a quelques années) est basé en Nouvelle Calédonie. Il faut donc commencer par délivrer le « colis » à Sydney. Après un convoyage paisible d’une semaine avec mon super pote Jean-Cloooode Fossey que tout le Team remercie pour sa disponibilité, l’équipage prépare le bateau avec soin. On passe une semaine à tout mettre en ordre sans vraiment profiter de Sydney, mais l’objectif est clairement la victoire dans notre catégorie et plus si affinités, donc pas de tourisme !!!

La météo annoncée est claire : on va en ch… !! Du vent portant soutenu au début, une rotation brutale du vent pour être au près serré, vent contre courant dans une mer démontée et des vents qui frôlent les 40 nœuds pendant 36/48 heures, pour ensuite laisser place à du tout petit temps avec un vent faible à nul et qui passe par toutes les directions possibles. Et en plus, les systèmes météo tournent à l’envers de ceux de l’hémisphère nord. Un vrai casse-tête !

Après un dernier briefing météo où l’on discerne dans les regards des skippers et de leurs navigateurs respectifs de l’excitation mais aussi de l’appréhension, le départ est donné le 26 décembre à 13 heures. Quel spectacle !!! Des milliers de bateaux sur l’eau, les rives de la baie sont noires de monde, des hélicoptères survolent le départ pour le retransmettre en direct. Une ambiance sans équivalent !! Pas d’autre mot, c’est magique !! Nous prenons un bon départ et nous sortons très bien de la baie, c’est un vrai bazar !! Nous sortons en tête de notre groupe et malgré la petite taille de Courrier Léon par rapport aux autres concurrents, ça commence très fort ! La première nuit arrive, je surveille l’arrivée du front froid et du changement brutal du vent. En moins de 10 minutes, on passe de Spinnaker Maxi avec 25/28 nœuds de Nord Nord-Est et des surfs à 13/15 nœuds à 40 nœuds de Sud Sud-Ouest et comme voilure, ORC + 2 ris dans la GV, soit presque 70 % de voilure en moins … On gère super bien ce passage, s’en suit alors une longue et pénible période où barreurs et régleurs se relaient dans la « braffougne ». Le Jour se lève, le bateau fait route parfaitement, on apprend être 23ème au scratch en temps réel et potentiellement en tête en temps compensé. Notre plus féroce concurrent, Wild Rose (vainqueur toutes classes en 2014 de Sydney-Hobart quand même !!) est 2 milles derrière, nous sommes plus que dans le match !!

Lors de la deuxième nuit, nous sommes habitués à ce vent et à cette mer démontée mais tout l’équipage est particulièrement ravi quand je lui apprends la nouvelle : demain il y aura 5 nœuds de vent, voire moins !! Bizarre pour des marins d’être contents de ne plus avoir de vent mais cela a permis de se refaire une santé et de réparer les petites casses du bord. Et surtout que nous sommes en plein dans le détroit de Bass, l’un des pires endroits au monde pour naviguer en cas de mauvais temps . On a passé la nuit à remettre progressivement toute la toile, Pierre, Franck et Michel nous font des changements de voile «mieux que dans le manuel» et après s’être fait rattraper par quelques concurrents opportunistes dans le vent absent, on s’applique, concentration/motivation/détermination/extermination sont les seules pensées de la dream-team.

On repart alors de plus belle le troisième jour sous Spi asymétrique au largue serré dans du vent bien établi, « sur les portières » comme on dit. Et avec toute modestie, on leur colle cette fois un caramel !! Il n’y aura plus qu’à les contrôler à distance (sachant que ce n’est pas simple avec les « ratings » qui sont les coefficients attribués au temps réel d’arrivée de chaque bateau et qui permettent ainsi d’avoir un classement « en temps compensé » afin d’égaliser les chances des bateaux de taille, de poids et de surface de voilure différents). Ça, c’est la théorie bien sûr ! Car du coup, les bateaux ne rencontrent pas forcément les mêmes conditions météo quand la régate dure plusieurs jours. Et nous craignons dans notre classe le retour d’Azzuro, un « vieux » Sparkman & Stephens 34 refait à neuf, mené par des furieux, plus petit bateau de la flotte mais qui a du vent très favorable depuis le début !

Le quatrième jour, la Tasmanie est en vue. Les conditions sont superbes et après une quatrième nuit dure pour les nerfs dans un vent très changeant, nous déboulons sous spi max et sous le soleil ! Chapeaux, crème solaire, lunettes de soleil, dauphins, c’est parfois cool en fait les 40èmes rugissants ! Maintenant, on y voit plus clair sur notre ETA et c’est chaud !! Azzuro est toujours dans nos pattes ! En revanche, la bonne nouvelle c’est que notre position pour le classement overall a de l’allure. Les gros ratings sont restés coincés dans la baie d’Hobart toute la nuit et on peut donc encore rêver !! Surtout que le timing d’arrivée dans la baie est parfait pour nous car le vent thermique y est très bien installé. On déboule à 9/10 nœuds de vitesse vers l’arrivée, pile-poil pour l’heure de l’apéro (encore une histoire de timing, pas pour rien que la régate est sponsorisée par Rolex !). Comme chaque bateau, nous sommes accueillis en héros par tout Hobart ! C’est vraiment quelque chose de fort pour l’Australie cette régate !

En arrivant, nous sommes alors pour le moment classés second de l’overall derrière Un TP52 Australien nommé Balance, ce qui est donc une superbe perf pour nous mais nous ne sommes pas encore totalement à la fête, car ce foutu Azzuro est annoncé arriver dans quelques heures seulement et est en passe de gagner la Sydney-Hobart en overall et donc dans notre classe !!! Mais y aura-t-il du vent dans la baie cette nuit ?

Après une bonne nuit réparatrice, les nombreux sms nous réveillent. C’est l’euphorie pour tout l’équipage !! Courrier Léon est annoncé vainqueur de la Rolex Sydney-Hobart en IRC 4 pour seulement 6 minutes et quelques secondes sur plus de 4 jours de course et second toutes classes confondues … On l’a fait !!!

Quelle chance pour moi d’avoir pu naviguer là-bas, sur un bateau magique réalisé par mon ami Jean-Pierre Kelbert et en compagnie d’excellents marins menés par un très grand Géry Trentesaux que je ne remercierai jamais assez de m’avoir fait confiance pour ce poste de navigateur !

ALEXIS LOISON



Rolex Sydney-Hobart 2015

Par Jean-Pierre Kelbert

Une aventure inoubliable et un fabuleux résultat !

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Au final « Courrier Léon » termine 1er de sa classe et 2eme de l'overall !

L'histoire commence en fin de saison du RORC et après le Fastnet victorieux lorsque Géry lance alors l'idée de participer à la mythique Sydney/Hobart. Aussitôt, l'idée séduit tout le monde et il sera plus difficile de dire non à certains equipiers que de former un équipage ultra motivé. Côté équipage, l'équipe se compose de Géry Trentesaux, François Lamiot, Jean-Pierre Kelbert, Alexis Loison, Pierre Ghewy, Frank Legall et Michel Quintin le propriétaire du bateau .
Le bateau est mon ancien « Léon » le 1er JPK 1080 avec lequel j'avais fait la Transquadra avec mon ami Hervé Perroud. A l'arrivée aux Antilles, Michel est venu chercher le bateau et l'a convoyé jusqu'à Nouméa avec son père JC.
Le lien est alors vite fait entre la présence d'un 1080 en Nouvelle Calédonie à seulement 1000 miles de Syney et la motivation de Michel (un pote de l'équipe de France de nos années planche à voile) pour mettre à dispo le bateau et venir avec nous faire la course.
Bref, nous voici tous à Sydney quelques jours avant le départ pour préparer le bateau qui en a bien besoin car il a beaucoup navigué depuis ma transat mais n'a pas régaté depuis. Changement de configuration en spi asymétrique, changement de l'étai et du pataras et surtout l'installation d'une BLU émétrice qui demande une installation aussi compliquée qu'absurde lorsque qu'un Iridium fait le même boulot et en mieux. Frank a beaucoup souffert sur le dossier mais au final, miracle, tout a marché grace a la solidarité du réseau français et la rencontre avec Max un type génial qui, à la veille du départ, bricole notre BLU jusqu'à 1 h du matin !
Dernier ponçage à l'eau de la carène et nous voilà prêt pour le départ le lendemain de Noël.
Seule frustration, le peu de temps dispo pour profiter de Sydney même si l'ambiance super décontractée se ressent à la minute où on débarque de l'avion.
Samedi 26 Décembre 13 h départ « à l'anglaise » des 110 bateaux répartis sur 3 lignes qui se superposent à distance chacune de 0.2 mille ; autant dire qu'avec les 20 nds établis et les milliers de bateaux spectateurs cantonnés en bordure de la baie, ça devient vite très chaud de slalomer dans ce bouillement ! Le repérage de la nav' de la veille nous aide à gérer la remontée de la magnifique baie de Sydney. 45 minutes plus tard et après quelques croisements « chauds » avec la flotte des global challenger 70, nous sommes lancés sous spi plein pot par 25 nds d'un flux portant de NNE. Les sublimes maxi Comanche, Rambler, Wild oats et autre Ragamuffin sont déjà loin !!
Il n'y a vraiment qu'ici qu'on voit un telle concentration de maxi monocoques qui viennent là pour jouer le classement en temps réel. Après quelques heures de portant « facile » nous savons tous qu'un front orageux hyper actif nous attend avec des prévisions toutes concordantes pour donner du 35/40 nds. On ne sera pas déçu ! Peu après la tombée de la nuit, nous avons empanné en tribord pour aller à la rencontre du front qu'il faut négocier au meileur endroit. Un nuage sombre très compact et plat avec un halo suspect confirme que nous y sommes presque. A la Nav, Alex annonce sur l'AIS des trajectoires «inquiétantes» des bateaux quelques milles devant qui se retrouvent à priori malmenés car «à l'envers» de la route. Géry, riche de toutes ses expériences au large demande qu'on enclenche de suite la manoueuvre. On affale le spi , on prépare l'ORC et on enclenche la prise de ris. A peine le spi affalé, une 1ere claque à 40 nds couche le bateau ! C'est parti pour une nuit assez dantesque avec un vent sec et violent qui fait très vite grossir la mer. Bien réglé, le bateau passe bien et Géry semble se régaler à la barre ! Nous naviguons au près très ouvert pour aider le passage dans la mer et c'est de fait tout à fait tenable. C'est sûr pour l'équipage au rappel ce n'est pas la fête d'être en permanence sous les vagues en se faisant dépaler par quelques déferlantes mais nous savons que c'est là qu'une 1ere sélection va se faire . C'est un peu ingrat mais demain les conditions devraient se calmer… De fait au petit matin, le vent mollit mais moins que prévu et surtout il va reprendre très vite en intensité pour de nouveau monter à 35 régulier et claques à 40. Au rappel depuis plus de 24 h ça commence à être vraiment dur surtout que les cirés commencent a devenir moins étanches ! Punch notre super n°1 est aussi le 1er à prendre les paquets. Il ne rentrera dans le bateau que 48 h après le départ . Au niveau de la course c'est bien engagé car nous sommes 1er overall provisoire après les premières 36 h et les seuls bateaux que nous voyons sont tous 3 ou 4 m plus long en moyenne . Le vainqueur de l'an passé, un Farr 43 agé de 15 ans, Wild roses est quand même trop proche pour pouvoir s'accorder un quelconque relachement. Lorsque nous quittons la cote australienne, l'anticyclone vient comme prévu nous barrer la route. Pas bon pour le classement overall car nous savons que les gros devant sont passés sans ralentir. Teasing machine, le 2eme bateau français, devient alors le plus menaçant sur l'overall de ce 3eme jour de course et pour être franc nous sommes inquiets car le scénario ne nous paraît alors pas du tout favorable. Devant les «gros» tracent plein pot et derrière nous les bateaux en retrait ne buttent pas encore dans la zone de haute pression. Au général du temps réel nous sommes quand même dans les 30 premiers (et même 23 eme après la 1ere nuit!) ce qui est assez dingue vu la taille du bateau (nous avons le 3eme plus petit rating de la flotte des 110 engagés) et lorsque que des feux nous rattrapent c'est toujours une grosse bécane. En tous cas, ces petits airs font un bien fou à l'équipage qui n'a quasi pas dormi pendant 48 h et pas beaucoup mangé non plus ! Pour Frank notre radio man du bord c'est enfin plus facile de gérer les communications. Il faut imaginer que 3 fois par jour l'organisation réclame que chaque bateau les contacte pour confirmer sa position et dire que tout va bien à bord. Frank descend alors dans le local WC et régle en serrant les fesses sa BLU pour espérer capter le PC course et envoyer le message depuis le bord . A l'arrivée Frank sera la coqueluche des australiennes qui ont toutes craqué sur son accent so frenchy ! Il ne fallait pourtant pas le voir s'éjecter de l'intérieur du bateau et nous faire une « fusée » ! La course avance, les barreurs, François, JP, Alex, Géry se relaient quand les régleurs en font autant et que devant nos champions de la plage avant enchainent les changement de voile sur changement de voile de façon impressionnante. A la Nav comme à tous les autres postes, Alex apporte une énorme valeur ajoutée et seconde à merveille Géry. Après 3 jours de mer, la Tasmanie enfin se profile mais rien n'est encore joué car le vent est perturbé dans la pointe Sud de l'île qui divise le flux d'air. Après une belle approche assez écartée de la terre avec une trajectoire en aile de mouette nous sommes proche de Tasman Island qui marque l'entrée dans la baie de Hobart longue de plus de 40 milles. Il faut impérativement y arriver à la bonne heure pour profiter du vent thermique qui sera le seul à nous garantir la moyenne qu'il faut pour assurer une bonne place. Enfin la pointe sublimement belle de la Tasmanie avec ses orgues vertigineux et sa mer d'un bleu profond se présentent à nous. Il est 13 h, l'heure idéale pour le thermique. Au même endroit Teasing machine qui avait course gagnée est venu tamponner en début de nuit dans un vent molissant jusqu'à la calmasse. Pour nous c'est le bonheur ! Les conditions sont fabuleuses pour ce dernier tronçon et surtout nous savons que le score sera bon. Dans notre classe, le plus dangereux, Wild rose est maintenant remplacé par le SS34 Azzuro. Plus petit rating de la flotte, il navigue à 60 milles derrière nous mais comme il ne s'est pas arrêté dans les zones de transition, il devient tout à coup très menaçant.
Pour nous, c'est l'arrivée sous des milliers d'applaudissements quand, sitôt franchie la ligne, on nous demande de suivre un Zodiac. On défile alors devant les quais noirs de monde avec des gens debout qui applaudissent à tout rompre ! C'est vraiment un truc de dingue et nous sommes tous assez émus par cet épisode …
Très vite nous savons que nous serons sur le podium de l'overall mais il reste l'incertitude sur le SS34 pour la victoire dans la classe . Pas question d'attendre le petit matin pour le savoir, on va arroser cela au restaurant (Géry est un vrai «seigneur» avec ses équipîers) puis dans les bars de Hobart. Il faut savoir que naviguer avec Géry c'est aussi réussir au mieux la 3eme mi- temps. Comme on ne veut pas décevoir on va faire ce qu'il faut…
En sortant le lendemain du dortoir on reçoit un premier message : «Vous êtes 1er de votre classe et 2eme de l'overall ! »
C'est juste génial...


JP



Remise des trophées de la saison du RORC 2015

Pour les 90 années d'existence du Royal Ocean Racing Club, les choses ont été faites en grand à Londres pour le diner annuel de remise des prix de la saison du RORC.

Rien de moins que le Natural History Museum pour accueillir les 500 convives tous habillés en smoking et tenue de soirée. Une première pour beaucoup d'entre nous d'enfiler un smoking avec un noeud papillon autour du cou !

La team "Courrier du Léon" autour de Géry Trentesaux et Jean-Pierre Kelbert
La team "Courrier du Léon" autour de Géry Trentesaux et Jean-Pierre Kelbert

Ambiance superbe dans un cadre somptueux avec les tables dressées sous l'impressionnant squelette d'un dinosaure ! Au delà de tout ce faste, nous retiendrons surtout les précieux trophées remportés de haute lutte sur l'eau tout au long d'une saison 2015 dense et jubilatoire.
C'est aussi une grande fierté pour toute l'équipe du chantier JPK d'avoir placé autant de bateaux aux 1ères places des différents classements.
"Courrier du Léon" le JPK 1080 mené par Gery Trentesaux et son équipage remporte après le Fasnet 2015, le championnat du RORC au classement overall.
"Raging Bee" le JPK 1010 de Louis-Marie Dussere gagne le trophée en équipage double.
"Foggy Dew" le JPK 1010 du célèbre Noel Racine remporte en IRC 4 le titre annuel dans sa catégorie. Les regards se tournent déja vers la nouvelle saison. Gery et son team s'accordent une année de pause avant sans doute de repartir à la chasse aux .. trophées en 2017....
Pour l'heure c'est d'antipode, de soleil et d'aventure qu'il s'agit avec la Sydney-Hobart dont le départ sera donné le 26 décembre de Sydney...



JPK 45 FC - Phase 2 -novembre 2015

6 semaines après le démarrage de la construction, le mannequin de coque du nouveau JPK 45 est enfin prêt au moulage.

Jean-Michel notre chef d'atelier a mené de main de maître son équipe pour sortir une préforme parfaite dans un temps record...

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Précision dans l'assemblage des couples et des lisses avec de grosses séquences de ponçage à 8 ou 10 pour obtenir une forme parfaitement polie /miroir.
Le JPK 45 est certes un bateau de croisière mais le soin quasi maniaque apporté par Jacques sur le dessin et par Jean-Michel sur la préforme est au même niveau que sur nos JPK typés course/course...
Tout cela est très prometteur....



NAUTIC 4-13 DEC 2015

HALL 1 H44

Je serais heureux de vous accueillir sur le stand JPK pour discuter de vos différents projets.

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L'occasion parfaite pour découvrir notre gamme Racer IRC avec le JPK 1010 multiple vainqueur de la Transquadra et le JPK 1080 récent vainqueur du Fastnet et de la saison du RORC. Le 1080 est également Boat of the Year 2015.
Pour les amoureux de la croisière et du voyage,  la grande nouveauté 2016 dans la gamme Fast Cruiser : le JPK 45 qui vient compléter le JPK 38 en reprenant les éléments principaux de son succès.

Jean-Pierre Kelbert



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