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Voyages

"Léon en route vers le Pacifique" par Michel, Jean-Claude et Matthias

Pétole molle - 6 mars 2015

Journée sympa hier sous spi toute la journée dans 15-18 nds de vent.

Contact VHF avec le bateau qu'on a dépassé vite fait bien fait dans la matinée, un allure 40 français "sodriss" qui allait sur les Galapagos puis les Marquises. Il naviguait avec génois et MPS en ciseau plein VA. Matthias a failli changer de bateau en raison de leur escale de 20 jours aux Galapagos A la tombée de la nuit, la pétole s'est installé. On a gardé les voiles jusqu'à 21h car avec le courant on avançait a 4-5 nds mais les voiles battaient trop et on a affalé pour ne pas les abîmer des que le vent a encore mollit. Moteur donc en mode très économique à 1200 tr/mn pour économiser le carburant et parce qu'avec le courant on était à 5,5 nds. Les quarts sont moins sympa au moteur. On espère que ça ne va pas durer et qu'on pourra hisser les voiles. On pensait pouvoir passer la nuit sous voile jusqu'aux îles malpelo et devoir faire du moteur demain pour passer la zone de transition entre les 2 systèmes Meteo, mais la pétole nous a rattrapé plus tôt que prévu. On va aller dans l'ouest chercher les vents du sud certes faibles mais qui vont nous permettre d'avancer, on l'espère, au près débridé vers les Galapagos. Il faut en plus qu'on s'éloigne de la Colombie pour ne pas avoir un courant contraire. Le courant dans le bon sens c'est top mais dans le nez, c'est plutôt déprimant.
Hier soir on a eu droit à des cannelloni carbonara, vous voyez on se soigne et ce midi ce sera salade de pâtes avec cake à la banane. Belle pleine lune cette nuit.

Tout va très bien à bord, équipage et bateau en pleine forme. Suite au prochain numéro. Une grosse pensée pour mon petit Eliott qui fête ses 12 ans ce samedi.

Bises à tous.

Léon et son équipage



"Léon en route vers le Pacifique" par Michel, Jean-Claude et Matthias

Départ tranquille de Panama - 4 mars 2015

Hola Amigos,
Départ 8h30 hier mercredi de la marina Flamenco pour Nuku Hiva aux îles Marquises, avec de la pétole, donc au moteur pendant 1 heure.

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Un semblant de souffle et ni une ni deux le spi et la GV étaient envoyés. Vitesse 3-4 nds pendant 2 h et re pétole molle. Un petit coup de moteur pour essayer d'aller trouver du vent plus loin et a 13h30 le spi était de nouveau envoyé cette fois jusqu'à la nuit avec un vent qui progressivement était monté de 8 à 18 nds. Génois en ciseau tangonné pour la nuit (petit médium mais mer désordonnée) et vers 9h du matin on envoyait le spi a la vue d'un autre voilier devant nous (on ne se refait pas, mais la c'est le sage, vous voyez le jeune équipier de 79 ans, qui était au taquet des qu'il a vu un autre bateau).
Des dizaines de dauphins croisés hier ainsi que des raies, deux petites baleines, la vie animale est riche dans le golfe de Panama. 1ere nuit, 1er quarts, 1er paquets de M&M's, 1ère manœuvres de nuit, difficulté à s'endormir avec le roulis pour certains, on prend le rythme doucement mais sûrement. Douche dans le cockpit, veille, nav, courriel, ou lecture et sieste réparatrice, le programme était varié ce matin pour l'équipage après le pdj.
Tout va très bien à bord, équipage et bateau en pleine forme. Suite au prochain numéro.
Bises à tous.

Léon et son équipage



"Léon en route vers le Pacifique" par Michel, Jean-Claude et Matthias

Veille de départ apès le passage du canal de Panama - 4mars 2015

Hola amigos,
Supermarché, dernières petites courses, plein d'eau et de GO, bonne glace italienne bien fraîche, ce soir steak et bière fraîche, téléchargement des derniers fichiers meteo, ...

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Les voiles sont sur le pont et Leon prêt à démarrer dès demain matin.
Le passage du canal a été un moment exceptionnel, impressionnant sur un petit bateau comme Leon, l'entrée dans le Pacifique un moment important pour Leon et cerise sur le gâteau, les talents de négociateur de Matthias ont fait qu'on a eu une place en marina, a Flamenco marina et on est les seuls dans ce cas, les autres sont au mouillage. Les autres ce sont les autres bateaux qui ont fait le passage avec nous, Sula Mac un bateau australien, Boxing Kangaroo, un bateau belge et un autre bateau américain. Juste apres nous c'est l'Iboat de Steeve Jobs qui passait le canal. On a pas encore été invité à prendre l'apéro à bord mais Matthias ne désespère pas, ils sont mouillés juste a l'extérieur de notre marina et viennent à terre en zod (presque de la taille de Léon) dans la marina.
La liste des couses est complète, manque juste du wasabi, au cas où les maï maï se jetteraient sur nos leurres ! Sinon pour le reste c'est bon, ça va même jusqu'aux paquets de Tim Tam et au vegemite envoyés par ma Peggy via Matthias.
L'ambiance à bord est au top, mon jeune équipier Jean-Claude est en pleine forme et Matthias, toujours égal à lui même nous amène sa bonne humeur permanente : les crises de fou rire ne manquent pas.
Demain cap au sud, puis sud-sud ouest, vent arrière jusqu'aux îles de Malpelo. Il faudra ensuite vraisemblablement trouver le passage dans une zone de petole pour retrouver un peu de vent de sud-sud est qui on l'espère nous permettra de rejoindre assez vite le 5° S en contournant les Galapagos (situés en gros sur l'équateur) pour retrouver un courant d'alizé modéré. On n'aura pas le courant avec nous jusqu'aux sud des Galapagos mais ensuite on devrait pouvoir bénéficier et des alizés et du courant si on n'a pas à descendre trop bas pour trouver ce courant d'alizé. On a plus de 4000 miles à parcourir, alors les pronostiques sont ouverts : combien de temps Leon mettra-t-il avec son sympathique équipage pour rejoindre Nuku Hiva depuis Panama ? Faites vos jeux. Un paquet de Tim Tam a celui qui approchera au plus près le temps effectif !!! Jeu sans obligation d'achat, règlement disponible sur Léon.

Bon vent a tous, nous on espère de même pour nous.
Bises

Léon et son équipage

 

 



"Léon en route vers le Pacifique" par Michel, Jean-Claude et Matthias

Bonjour à tous et bienvenue au Panama

Nous sommes côté Atlantique, dans une marina ou une quarantaine de bateaux, hivernent, préparent leur passage vers le Pacifique ou leur pérégrinations dans l’Atlantique et les Caraïbes.

Dancing mast
Dancing mast

L’ambiance est relativement studieuse, le tout dans un rythme très Panaméen.

Ici pas de voilerie, la latte de grand voile semble un ustensile inconnu, et si le ship shandler ouvre à midi au lieu de 8h comme annoncé sur sa devanture. « C’est normal, c’est parce qu’il a fait la fête hier » nous explique-t-on ici.

La ville de Colon, est à une vingtaine de kilomètres. C’est là que nous avons effectué l’avitaillement. L’ambiance y est conviviale, le rythme latino. Le super marché relativement bien achalandé, et les caissières prêtes à m’épouser. Si on recherche encore des saucisses, du beurre en boite, et une latte de GV, on a un stock non négligeable de pasta y salsa, de MM’S ou Nutella.

On devrait passer le canal ce dimanche en fin d'après midi (pour les écluses de Gatun) et lundi en milieu de journée pour les écluses de Miraflores côté Pacifique. Léon fait partie incontestablement du podium des plus petits (et des plus beaux !) bateaux de la Marina. A bord, Michel et Jean Claude bricolent : checking du gréement, nouvel pompe à eau, coup de main à notre voisin italien qui recherche une nouvelle équipière (suite au départ de la précédente !).

Les fichiers météos sont chargés et les discussions sont lancées sur l’itinéraire à suivre. Passerons-nous très au Nord ou au Sud des Galapagos ? La question de l’escale sur cette île chère à Darwin, n’est toujours pas à l’ordre du jour. Même si en écrivant ces quelques mots, je me permets de remettre une couche.

En tout cas, ici tout roule… les écluses vont bientôt nous ouvrir leurs portes, et les bras vers « El Pacifico y l’Aventura ! »

Bisous à tous

Jean Claude, Michel et Matthias, en pleine forme !


Michel sky
Michel sky
Quintin help
Quintin help
Matt
Matt

Rice shopping
Rice shopping
Michel other boat
Michel other boat
M on duty
M on duty

M pompe
M pompe
JC pompe
JC pompe

"Léon en route vers le Pacifique" par Michel et Jean-Claude QUINTIN à suivre dans le menu Voyage

Février 2015 - A l'issue de la Transquadra, Léon, le 10.80 du chantier JPK, a changé de main et c'est en Nouvelle-Calédonie qu'il va désormais naviguer dans l'un des plus beaux et grands lagons du Monde.

Pour s'y rendre, Léon vient de traverser la mer des Caraïbes entre la marina du Marin en Martinique et Colon, à l'entrée du canal de Panama. Une traversée en mode convoyage dans les alizés antillais pour l'équipage qui découvrait le bateau.

Michel et Jean-Claude QUINTIN
Michel et Jean-Claude QUINTIN

Prochaine étape du périple, la traversée du canal de Panama, avant d'attaquer la traversée du Pacifique jusqu'à Nouméa son nouveau port d'attache, via la Polynésie Française (avec un atterrissage aux îles Marquises avant de rejoindre Tahiti et Raiatea) et Tonga.
L'équipage, Michel, un ami de longue date de Jean-Pierre Kelbert, comme lui ancien planchiste de haut niveau, l'heureux nouveau propriétaire de Léon, et son jeune équipier, Jean-Claude, qui n'est autre que son père, toujours alerte et en pleine forme à 79 ans.
Duo de choc avec un régatier olympique pur jus et un marin d'expérience, pilote maritime retraité, qui a sillonné le Pacifique de long en large sur 22 Sud son dériveur en alu, un rangi 38 mis à l'eau en 1985.
Retour sur cette traversée de 1300 miles au portant. Les 1ères 24h se passe très bien VA en ciseau avec genoa tangoné. Le bateau glisse et des le 1er jour en mode convoyage affiche ses 175 miles au compteur. Le lendemain, l'équipage prenant de l'assurance, le code 5 de 105 m2 est envoyé pour palier la baisse du vent, la bateau est facile et toute la toile est gardée pour la nuit, quelques petits grains a 20-25 nds sont négociés au vent arrière sans problème. Le 3ème jour, le genoa tangonné est re-essayé, puis le code 5 arisé et enfin toute la toile en fin de journée, le vent faiblissant et les fichiers météo prévoyant une nuit tranquille,
Et la nuit fut tout sauf tranquille avec a minuit le passage d'un front. L'équipage se fait surprendre, le vent monte en un instant à 30-35 nds, rafales à 45 nds, le pilote automatique n'assure plus, un a la barre à essayer de garder le bateau sur la piste, l'autre tout seul à la manœuvre. Bilan de la nuit, le bateau et son gréement sont solides, le bateau va très vite surtoilé,... Mais le spi est perdu avec impossibilité d'utiliser les voiles d'avant sans escale technique. Après avoir envisagé cette solution, la décision est prise de continuer sous grand voile seule jusqu'à Panama, au vu des aptitudes entrevues du bateau au portant sous GV seule et des conditions de vent soutenues prévues.
Le bateau tient toutes ses promesses dans une configuration inédite pour lui, il glisse sous GV seule, pleine ou avec 1 ou 2 ris à des vitesses prometteuses, des surfs à plus de 12 et même 14nds enregistrés sous GV seule et sous pilote automatique c'est plutôt pas mal pour un canot de cette taille. Leon affiche une journée à 190 NM soit près de 8 nœuds de moyenne sur 24h sous GV seule arisée, certes dans un alizé soutenu et aidé par le courant. La traversée de plus de 1300 miles au final avec le contournement très large de la Colombie pour éviter une dépression, aura été bouclée en 7,5 jours soit à plus de 7 nœuds de moyenne, sous voilure réduite la moitié du temps.
Mathias vient de Nouméa renforcer l'équipage à Panama pour la traversée jusqu'aux îles Marquises. La suite dans quelques semaines.

 



"Balade Atlantique »

"Yemanja" JPK 38 d'Hervé Perroud

"Yemanja" est de retour à son port d'attache du Kernével à Larmor-Plage après son "petit triangle Atlantique" comme dirait Hervé

Convoyé au mois de Juin jusqu'à Madère, en attente de notre arrivée de 1ère étape de Transquadra, le JPK 38 "Yemanja" a bien rempli son été...et nous aussi! La 1ere étape de la Transquadra avait déja été un pur bonheur avec une belle victoire pour "Léon 3D", le JPK 1080, devant un "tir groupé" de JPK 1010. Il nous aura fallu quelques jours dans une ambiance festive et familiale pour quitter Madère et mettre le cap sur Santa Maria, l'île la plus Sud des Açores, distante de 500 milles. Baptême de longue distance pour la famille qui découvrait la vie du large. Parmi les "grands moments", les bains en milieu de traversée avec 4000 m de fond, les dauphins qui jouent à l'étrave dans une mer si limpide et calme qu'on a l'impression qu'ils sont en apesanteur sans distinction entre l'eau et l'air, les baleines qui se tiennent à distance mais qu'on distingue, majestueuses, les nuits de pleine lune et les dizaines d'étoiles filantes qui succèdent aux couchers de soleil incandescents. La croisière c'est aussi et surtout la déconnexion. Pas de réseau pendant quelques jours (ambiance sevrage pour notre ado !) et le temps qui s'étire tranquille au rythme des repas (un vrai poste !), des siestes, des séquences bouquins, des parties de carte, des apéros... Bref 3 jours après Madère, les nuages à l'horizon signalent la petite île volcanique de Santa Maria. C'est toujours un beau moment que de toucher terre et découvrir par la mer un nouvel endroit. Santa Maria est un petit bijou que nous quitterons un peu vite, pour retrouver Maylis à Horta sur l'île de Faial distante de 200 milles. L'arrivée au petit jour en longeant le cratère du fameux "Pico" (2351 m de haut ) parfaitement dégagé marque une autre étape du voyage avec la découverte des îles centrales. Bien sûr Horta avec ses quais recouverts de dessins de voyageurs et l'ambiance festive du port contrastant avec la cote Nord de l'île, luxuriante et calme. A 25 milles à l'Est de Faial, Sao Jorge sera notre île coup de coeur. Porté par un bon 25/30 nds, il nous aura fallu 2 heures de planning pour faire la distance et découvrir une petite marina superbe au pied des falaises, sous les cris étranges des puffins cendrés. Toute l'île est magnifique avec ses haies d'hortensias, ses cascades de verdure, ses piscines naturelles d'eau de mer et ses "fajas" sur la côte au vent... Après 15 jours de balade c'est pour nous l'heure du retour (en avion !). De son côté, Hervé attend son équipage de copains, Jean-Louis, Christophe et Etienne, pour attaquer le voyage retour jusqu'à Lorient. La météo se profile bien avec du portant et encore du portant... De fait, quelque 7 jours après son départ d’Horta et 1350’ sur le fond, "Yemanja" est de retour à son port d'attache. 1 journée mémorable lors du passage d'une dépression secondaire qui génère 35/40 nds de vent et une pointe de vitesse de 22,4 nds au GPS du bord (son record), sous GV 2 ris et génois. Mémorable pour l'équipage, ce sont les parties de cartes à ’intérieur du bateau qui glisse facile dans cette baston, sous pilote, entre 12 et 18 nds... A l'arrivée l'équipage a le sourire et le bateau est nickel. Et voilà, fin d'une bien jolie croisière aux Açores...

contemplation
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