Nous vous relayons les aventures de Daniel, Jean-Marc et leur équipage à bord de leur JPK 45 FC Belharra en Patagonie … à suivre dans de prochaines rubriques ! Un grand merci à eux pour ce partage et pour ces images qui nous font rêver …
Récit
BELHARRA est un JPK 45 FC de 2017, le numéro 3 de la série, équipé d’une quille longue et d’un mât carbone. Nous sommes deux copropriétaires et nous naviguons ensembles avec nos familles ou avec des amis voileux très proches, tous sexagénaires !
Après l’Écosse et un tour de la Méditerranée, nous avons quitté Lorient en mars 2022. Au programme :
- une descente de l’Atlantique
- une transat Cap Vert – Antilles
- un passage du canal de Panama en décembre 2023
- une première transpacifique Panama – Marquises
- la Polynésie en 2024
- et enfin une super transpacifique retour de 21 jours Gambiers – Puerto Montt (Chili), sur une trajectoire sud routée par notre ami Hervé.
Nous y avons laissé le bateau à sec au très sympathique Club Nautico Reloncavi.
Notre descente vers le sud du Chili a commencé début novembre 2025 par l’Île de Chiloé, magnifique et très authentique. Après la traversée du Golfe du Corcovado, débute la descente des canaux par le canal Moraleda. On se félicite d’avoir choisi notre programme dans ce sens, car la plupart du temps on navigue au portant dans du vent fort, et dans des passages étroits sous voiles d’avant seules, portés par le courant.
Un des passages les plus délicats jusqu’à ce jour a été la traversée du Golfe des Peines, à franchir bon plein travers dans une une forte houle, pour pouvoir entrer dans le canal Messier.
Dans les canaux de Patagonie, la difficulté principale est de bien choisir la caleta où mouiller le bateau le soir, avec jusqu’à six bouts à terre en cas de vent très fort …
Après Puerto Aguirre et Puerto Eden, deux villages coupés du monde où nous nous sommes ravitaillés en gazoil et (succinctement) en nourriture, c’est un véritable No Man’s Land qui nous attend jusqu’à Puerto Williams … Les navigations se font au milieu d’une nature brute et vierge, extraordinaire, avec des conditions rudes. La faune est omniprésente : albatros surtout, mais aussi pétrels, dauphins, lions de mer, baleines …
Nous avons pu approcher des glaciers, dont en particulier le Seno Iceberg, sous le soleil. Par contre, il nous a fallu rebrousser chemin en remontant vers le glacier Pio XI : naviguer au près contre 35 nœuds de vent, au milieu des growlers, avec deux ris et trinquette, nous a un peu échaudés ….
Nous sommes maintenant à l’entrée du canal de Magellan, calfeutrés dans une caleta du Puerto Profundo pour s’abriter d’un fort coup de vent. Débutera ensuite la partie de notre route la plus engagée sur le plan météo jusqu’au Canal de Beagle …
— Daniel
Carte du voyage
Notre descente vers le sud du Chili a commencé début novembre 2025 par l’Île de Chiloé, magnifique et très authentique. Après la traversée du Golfe du Corcovado, débute la descente des canaux par le canal Moraleda. On se félicite d’avoir choisi notre programme dans ce sens, car la plupart du temp son navigue au portant dans du vent fort, et dans des passages étroits sous voiles d’avant seules, portés par le courant.

Dans les canaux de Patagonie, la difficulté principale est de bien choisir la caleta où mouiller le bateau le soir, avec jusqu’à six bouts à terre en cas de vent très fort …

Un des passages les plus délicats jusqu’à ce jour a été la traversée du Golfe des Peines, à franchir bon plein travers dans une une forte houle, pour pouvoir entrer dans le canal Messier.

Nous avons pu approcher des glaciers, dont en particulier le Seno Iceberg, sous le soleil. Par contre, il nous a fallu rebrousser chemin en remontant vers le glacier Pio XI : naviguer au près contre 35 nœuds de vent, au milieu des growlers, avec deux ris et trinquette, nous a un peu échaudés ….

Après Puerto Aguirre et Puerto Eden, deux villages coupés du monde où nous nous sommes ravitaillés en gazoil et (succinctement) en nourriture, c’est un véritable No Man’s Land qui nous attend jusqu’à Puerto Williams ... Les navigations se font au milieu d’une nature brute et vierge, extraordinaire, avec des conditions rudes. La faune est omniprésente : albatros surtout, mais aussi pétrels, dauphins, lions de mer, baleines …

Nous sommes maintenant à l’entrée du canal de Magellan, calfeutrés dans une caleta du Puerto Profundo pour s’abriter d’un fort coup de vent. Débutera ensuite la partie de notre route la plus engagée sur le plan météo jusqu’au Canal de Beagle …

Plus de photos du périple de Belharra ci-dessous :