J+3, 17:13
Salut la terre,
On quitte le vent…
Après notre joli run dans le golfe de Gascogne, place aux risées erratiques et à la guerre des nerfs !
Après avoir longé le cap Ortegal et les côtes galiciennes jusqu’à la tombée du jour dans des conditions magnifiques, le milieu de nuit nous a vu buter dans une zone de grand calme difficile à évaluer. Aruba (Pogo RC) et Léon (JPK 1050) sont restés un peu proches de la terre, quand OSE (JPK 1050) a toujours navigué plus au large. Cette option était la bonne, car au petit matin, Éric et Max avaient repris le leadership au Pogo RC Aruba.
De mon côté, j’ai limité la casse, mais c’était clairement usant pour les nerfs, car à 100 mètres près, on restait collés ou on partait avec un micro souffle. Au lever du jour, la mer est d’huile et les bateaux sont posés. Les prévisions sont pessimistes : il va falloir attendre 15 h que le thermique se lève. Entre 8 h et 12 h, j’ai réussi à me faufiler dans quelques veines de vent pour revenir au contact d’Alex sur Léon et sur Laudato, donc je suis content.
La suite, c’est arrêt buffet complet pendant 3 heures, les voiles qui claquent… On reste en dérive pendant 2 heures et j’en profite pour faire une petite sieste. Quand je me réveille, ils sont déjà repartis d’un mille ou deux, quel âne !
Le thermique rentre doucement, mais ça part chez eux avant moi, l’élastique se tend, et là, je cravache dans 10 nds de vent sous spi pour ne pas les laisser s’échapper. De toute façon, cette nuit, ça va de nouveau pétoler et peut-être qu’il y aura un petit regroupement. Donc tout va bien à bord de PERSAIVERT, mais ce n’est pas facile de trouver des conditions faciles et stables pour dormir ! J’essaye de recaler une certaine normalité avec des œufs au bacon ce matin et un frais rasage cet après-midi.
Bonne soirée les amis,
— JP
