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News

SPI OUEST FRANCE du 13 au 17 avril 2017

Joli bilan pour le chantier JPK avec 2 doublés en IRC 3 et IRC double mais avec également 2 autres JPK 1080 sur le podium de l'IRC 2 aux 2 eme et 3 eme place

Bravo aux organisateurs du Spi Ouest France qui réussissent le pari de rassembler plus de 400 bateaux durant le week-end de Pâques pour naviguer dans la magnifique baie de Quiberon et adapter en fonction de la météo les différents types de parcours.

JPK 1080 d'Olivier Burgaud et Louis Lagadec - vainqueur IRC2 double
JPK 1080 d'Olivier Burgaud et Louis Lagadec - vainqueur IRC2 double

Pour les régatiers c'est l'occasion de jauger son niveau et pour les chantiers le moment de "relever les compteurs", mesurer les forces en présence, évaluer le niveau de la concurrence et des nouveaux challengers.

IRC double : nouvelle classe au programme du Spi Ouest mais avec 35 bateaux inscrits, il est clair que la série a de l'avenir. Nous sommes dans une année Transquadra et le niveau commence à bien monter . En réalisant un doublé les JPK 1080 ont bien marqué les esprits surtout qu'ils devancent 2 bateaux menés par des figaristes.
Nicolas Troussel sur le J11 S et Xavier Macaire sur le tout nouveau OFCET 32 conçu spécifiquement pour ce programme.
Olivier Burgaud et Louis Lagadec naviguent ensemble depuis longtemps et notamment la dernière Transquadra. Ils ont décidé de s'acheter ensemble un JPK 1080 pour se donner le maximum de chance sur la prochaine édition. Le Spi Ouest de cette année était la 1ere régate du bateau et le 1er test du duo avec la nouvelle monture. Ils ont été intraitables voir insolents avec 3 manches de 1er et 1 manche de 3 eme.
Les entrainements de cet hiver ajoutés à une optimisation parfaite du bateau et au talent du duo donne un résultat sans appel. Bravo ! Le message est passé; ils seront dangereux voir très dangereux sur la prochaine TSQ.

Le 2eme duo se découvre encore et risque de beaucoup progresser avant le départ de la Transquadra qu'ils ont pour objectif commun. François Valraud a troqué son Grand Soleil 37 pour le JPK 1080 "Bouznik" vainqueur du Spi l'an dernier en IRC 2. François a proposé à Daniel Péponnet, excellent régatier, de venir former avec lui un duo de choc.
2 ème pour une 1ere course sans beaucoup d'entrainement, il est certain que le niveau va monter encore et encore jusqu'au départ en juillet de la TSQ.

IRC3 : Dans cette série, le niveau a atteint des sommets avec la présence de pas moins de 10 figaristes sur les diférents JPK 1010. Le match annoncé a bien eu lieu mais pas pour la 1ere place !
"Ogic" a tué la course dès le 1er jour avec un sans faute magistral et des places de 1 à toutes les manches !
le JPK 1010 "Ogic" est barré par Corentin Douguet (manager du projet) , tactiqué par Simon Troell avec dans l'équipage Alain et Jean-Marc, les symptahiques propriétaires, mais aussi Pascal et Fabrice le duo inscrit sur ce même bateau à la prochaine Transquadra qu'ils connaissent bien car dans le Top 5 de la dernière édition.
Bref, "Ogic" va vite, Ogic va au bon endroit , "Ogic" a bluffé tout le monde. Bravo !
Derrière en revanche la lutte a été rude entre "Raging Bee", "Cocody", "JP Concept" et "El Soplo".
Beaucoup de brassage à chaque manche et du match jusqu'à la derrnière régate.
ll aura fallu tout le talent additionné d'Alexis Loison, Nicolas Lunven et toute l'équipe de "Loulou"(le propriétaire de "Raging Bee" inscrit en solo sur la prochaine Transquadra) pour grimper sur la 2eme marche du podium. Un grand bravo aussi à l'équipage de "JP Concept" , seul SF 3200 à venir s'intercaler dans la horde des JPK 1010 et monter lui aussi sur le podium.

IRC 2 : L'an dernier, nous faisions 1er quand "J lance " terminait 2eme , cette année c'est inversé !
"J lance" remporte la course devant 2 JPK 1080. "Dream pearl" et "Léon". 2eme sur le podium, le bateau maloin d'Eric Mordret et Arnaud Delamarre a été très bon et son OCS à la 2 eme manche lui coute pas mal de points par rapport à "j lance" qu'il aurait talonné à 1 point. Sur "Dream Pearl" ça navigue toujours vite et souvent au bon endroit (dernière manche très compliquée et véritable sans faute d'Eric le tacticien) .
Sur "j lance" la victoire est tout de même méritée car ils ont été globalement "au dessus du lot" avec un sans faute sur les départs, sur la tactique, avec bonne vitesse et une grosse facilité à faire du cap !
La régate c'est toujours l'addition de plein de détails. Sur notre nouveau "Léon" à l'eau depuis moins de 2 mois je pense que nous étions un peu courts en entrainement et en bases de réglages que nous avons fait évoluer au fil des manches. Pourtant avec notre magicien voilier Maxime Paul, il était difficile de trouver meilleur régleur ! L'équipage a été super mais souvent un petit grain de sable nous a décalés dans un passage de bouée, dans un choix tactique.
En régate c'est simple, il faut avoir le léger + de vitesse qui permet ensuite d'enchainer les transitions en position favorable. Un petit gain se transfome alors souvent en avantage définitif quand l'inverse fonctionne en symétrie inverse.
La voile est vraiment une hitoire d'alchimie complexe qui rend l'exercice totalement addictif !
Rendez-vous l'an prochain avec toujours j'espère autant de JPK sur les podiums et la découverte de notre nouveau jouet, le JPK 1180, qui viendra (on croise les doigts !) troubler le jeux des IRC 1 et compléter les podiums des autres classes déja bien trustés par les dessins de notre "magic" Jacques Valer !


Jean-Pierre Kelbert

 



Nouveau modèle de la gamme : JPK 1180 - mars 2017

Et c'est reparti pour une nouvelle aventure avec le démarrage de notre mannequin de coque du JPK 1180 futur bateau IRC équipage inshore/offshore.

Jacque Valer y a consacré du temps et de la réflexion pour peaufiner le dessin et comme toujours trouver le meilleur compromis entre la puissance de carène, la surface mouillée et l'homogénéité des volumes pour conserver la polyvalence .

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L'objectif du bateau sera double. S'aligner sur toutes les classiques type Fastnet, Sydney-Hobart, Middle sea race ... et les différentes épreuves inshore en France et à l'étranger.
Le 1er bateau devrait toucher l'eau en fin d'année et on espère qu'il aura un destin aussi favorable que nos autres modèles de gamme.

Depuis quelques années le chantier JPK développe alternativement les bateaux de régates ( 1010/1080) et les bateaux de croisière rapide (38/45).
Clairement nous sommes dans une bonne phase depuis 2010 avec un enchainement incroyable de bateaux couronnés de succès.

Mis à l'eau en Mars 2010, le JPK 1010 n'a certes pas eu le titre de bateau de l'année mais c'est pourtant notre bateau de régate le plus titré. Fastnet, championnats RORC, Commodore's cup, Trophées IRC Atlantique, Manche , Méditerrannée et bien sûr la Transquadra remportée 3 fois.

En 2012, la sortie du JPK 38 notre 1er voilier de croisière est récompensée par le titre du voilier de l'année 2013. Depuis, le succès n'est pas démenti avec nos clients comme meilleurs ambassadeurs !

En 2014, le JPK 1080 avec ses victoires sur la Sydney-Hobart et le Fastnet, le Spi Ouest-France etc ... remporte à son tour le titre de "boat of the year", titre du voilier européen de l'année, décerné par une dizaine de magazines spécialisés. Après avoir trusté les courses en équipage, le 1080 sera très redouté en solo comme en double sur la prochaine Transquadra 2017/2018.

En 2016, le JPK 45 notre "long cruiser" remporte lui aussi le titre convoité du voilier de l'année décerné par la revue Voile magazine. Il participera en 2017 à l'élection du "boat of the year" Européen.
Le 45 est vraiment l'exemple de cette synthèse entre le monde de la course et celui de la croisière.
Une carène très rapide et polyvalente avec une configuration optimisée pour le confort et l'aisance en voyage.

Des passerelles existent vraiment entre le monde de la régate et celui de la croisière et c'est tout aussi passionnant de développer ces 2 axes.

 

 



JPK 45 Voilier de l'année 2017 !

Une année qui démarre bien et qui se termine bien !

Après une saison bien remplie et des victoires sur tous les fronts de l'IRC la récompense du bateau de l'année 2017 avec le JPK 45 Fast cruiser tombe à pic à quelques jours de Noel !

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Depuis le début de ce projet le feeling était là et les 1ers essais en Septembre ont confirmé cette agréable sensation que nous étions dans la bonne voie.
A La Rochelle, tous les lecteurs et membres du jury étaient de fait très enthousiastes et totalement dithyrambiques sur le bateau. J'étais moi même assez impressionné par l'aisance du bateau dans les conditions légères des essais et par l'agrément de la vie à bord.
Bref, une bonne fée s'est penchée sur le berceau du 45 et après le JPK 38 Fast Cruiser élu voilier de l'année 2013. Nous sommes super contents de constater que la croisière ou le grand voyage peuvent être envisagés selon d'autres standards que les classiques schémas .
Voilà une histoire qui couronne un beau travail collectif entre Jacques Valer et toute l'équipe JPK sans oublier Yoan Stephan qui s'est occupé de l'ingénérie.
Au final, nos 3 derniers bateaux produits ont raflé une récompense avec le JPK 1080 élu bateau européen de l'année 2015, ce qui prouve que des ponts évidents existent entre les différentes pratiques de la voile.



Coupe de France IRC des équipages - novembre 2016

Journal de bord JPK 1010 "COCODY Leclerc Hennebont " par Richard Fromentin

Nous voilà enfin au terme d’une saison 2016 dense avec pour objectif de participer à La finale de la coupe de France IRC des équipages.

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Marseille la ville qui accueillera probablement les jeux olympiques se devait d’être à la hauteur de ses ambitions et même si modestement nous ne prétendons pas à ce niveau d’excellence, il est flagrant que l’organisation de cette finale était remarquable et l’ambiance formidable.
Nous imaginons aisément ce que sera la fête à Marseille pour tous les compétiteurs en 2024 !
Donc en ce qui nous concerne, le plan d’eau Atlantique et Breton, en particulier, nous est plutôt familier ce qui n’est pas du tout le cas de la Méditerranée. Nos questionnements se focalisaient sur les conditions météos et les effets de site.
Malgré nos nombreuses sollicitations il est évident que nos compatriotes Sudistes gardent bien au chaud leurs petits secrets.
La première journée portée par une météo musclée nous convenait particulièrement car elle évitait les écueils que nous redoutions le plus, la fameuse `` pétole’’ avec son lot d’incertitudes.
Samedi 12 novembre sur les 5 manches courues nous terminons en tête avec un écart de points relativement faible sur Team Vision Future , un équipage aguerri naviguant sur TP 52 et comme souvent sur la cote ouest et Manche Foggy Dew est toujours présent et à craindre.
Dimanche pariant que 2 manches au moins devaient être lancées nous devions être particulièrement vigilants sur les intentions de nos adversaires. Elles se sont rapidement concrétisées par un départ prématuré réparé immédiatement pour rester dans le match. Nous étions 4 dans ce petit wagon de bateaux pressés d’en découdre et prétendant à la victoire.
Finalement sur les deux manches du jour nous en gagnons une et terminons deuxième sur la dernière course de cette finale. C’était enfin !!!! `` Dans la boite’’ comme on dit.
Les situations sur l’eau étaient relativement complexes, malgré cela, grâce à une vitesse régulière, un engagement physique permanent et une tactique inspirée, nous repartons champion et ravis d’avoir pu nous mesurer aux meilleurs équipages Français sur un support monotype.
Notre organisation se décomposait ainsi :
N°1 Pierre Louiset , Piano Richard Beauvir, Performeur régleur Laurent Allard, Embraque réglages Jean Frétigny, Tacticien Loïc Merlin , Skippeur Barreur Richard Fromentin et pour finir la Bonne Mère qui a veillée sur nous.
C’est une année qui s’achève pour un groupe de copains habitants tous à moins de 3 km du chantier JPK et de la voilerie EUROPE SAILS qui nous équipent et qui voient un travail de plusieurs saisons récompensé.
Merci à toute l’organisation, à l’UNCL, au comité de course, à l’UNM , aux bénévoles de nous avoir permis de découvrir ce magnifique plan d’eau.
Un grand merci aussi à nos familles, nos épouses conjoints … qui nous apportent leur soutien et partagent notre passion de la Mer.
L’esprit de compétition qui nous anime, nous amènera probablement à explorer ce qui ce passe en Manche avec notamment le Fastnet 2017, mais ça c’est une autre histoire...



Victoire de "Foggy Dew" JPK 1010 de Noel Racine Rolex Middle Sea Race 2016 en classe 6 et 4eme overall !

Encore un fantastique résultat de Noel Racine et de son équipage sur une saison 2016 de toute beauté .

Avant qu'Alex (Loison) équipier de luxe de Noel sur la Middle sea race ne nous raconte dans le détail le déroulé de leur course, Noel m'a brièvement campé le décor de cette édition 2016.

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Noel : "Je crois que nous n'avons jamais réalisé une course aussi aboutie ! L'équipage a été excellent avec Alex et Ludo en meneur, toujours à la recherche du 100 % de performance. Aucune erreur non plus en navigation, poste que j'ai partagé avec Alexis, ni en tactique d'ailleurs. C'est vraiment un sans faute ! Nous avons eu toutes les conditions avec un maximum à 30 nds mais au près dans le détroit de Messine et c'est pourtant là qu'on a vraiment breaké avec les autres .
En général les petits bateaux sont pénalisés au près mais là nous avons vraiment cartonné. Pendant longtemps on a joué la gagne en overall et c'est seulement le dernier jour qu'on a dû s'incliner lorsque le vent nous a lâché ce qui a favorisé les gros et très gros ratings. Il n'y a qu'à voir les bateaux autour de nous au classement overall, il n'y a que des 50 pieds et plus ! Le 2eme de notre classe, un JPK 1080 ( "Bogatyr" un équipage russe) est tout de même 3h30 derrière en compensé et on termine 3eme en réel de notre classe alors que nous étions le plus petit bateau !
Donc une course où on s'est beaucoup amusé, tout ce qu'on rêve de vivre quand on aime la régate. "



VICTOIRE GROUPAMA RACE JPK 1080 "BANQUE DE NOUVELLE CALEDONIE" !! par Alexis LOISON

Comment refuser une invitation pareille ?? Michel Quintin, skipper, me propose le poste de navigateur sur la Groupama Race qui est le tour de la Nouvelle-Caledonie.

Le bateau n'est pas n'importe lequel !! Il a pour nom de baptême "Léon", le JPK 1080 n° 1 de la série, vainqueur dans sa classe et second overall de la Sydney-Hobart 2015 !!

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La pub de la course est annoncée: 650 milles nautiques dans le plus grand lagon du monde, "le plus grand parcours banane au paradis "..! Ça fait rêver non??

Les inscrits ?!: il y a de tout !! Cela va de "Vodaphone" le Orma 60 (ex géant) qui veut décrocher le record du tour, "Scallywag", un monocoque full carbone de 100 pieds (ex "Raggamuffin") et d'autres pelles à feu très rapides. Dans notre catégorie, on trouve par exemple des Sydney 38 affûtés, un Shaw 35 baptisé "Keel Bill", sorte de M34 avec une quille basculante et une GV à corne, un Sunfast 3200, un Pogo 40, etc.

Notre bateau est prêt, l'équipage se connait déjà, tout le monde est très motivé, bref, on y va pour la gagne !!


Jour-J :

Forcément, les alIzés sont partis en vacances ... Pas de vent annoncé sur la régate. C'est tellement rare que personne ne sait ce qu'il peut se passer, quelles seront les options payantes. Les fichiers météo sont à la rue . Bref c'est la grande inconnue !! Moi qui était venu là pour faire un parcours banane ...!!!??

Le départ, donné par "Dieu" en personne (alias Michel Desjoyeaux , bah oui je vous l'ai dit on est au paradis !!!) est grandiose ! Énormément de monde sur l'eau, à terre , dans les airs , pour assister à l'événement phare de la voile en Calédonie . A la barre , "Tug" le match racer , nous fait prendre un bon départ , au vent des très gros bolides . Après un rapide parcours spectacle, nous voilà lancés vers le sud de l'île. Il y a 12-15 noeuds de vent, grand soleil, la bagarre d'empannage commence le long des îlots. Le premier soir le vent est annoncé nul à absent , foireux , inexistant , etc. D'habitude , il y a 25-30 noeuds au portant ... Les premiers touchent la pétole en premier . Ils ne s'aventurent pas dans le lagon le long de la côte , mais nous surveillons leurs positions régulièrement. C'est alors que 2 options se dessinent, à terre ou au large. Nous choisissons la 2ème option après avoir vu s'arrêter sous les montagnes tous nos concurrents directs. On se frotte les mains , l'ambiance à bord est concentrée, ça y est on se barre ... Puis on s'arrête !!! Bien entendu , vous avez deviné la suite !! A terre , le thermique de nuit s'installe gentiment , les voilà tous propulsés à 7 noeuds et nous à zéro ! Oups!!!! On essaie de rester positifs mais quand on se fait doubler par L'ENSEMBLE de la flotte, on a quand même la vilaine impression que notre banque à fait faillite !!
La nuit passe, on a pris 15 milles de retard dans la vue si ce n'est pas plus . "Ça part de là comme dirait l'autre ".

Le 2ème jour, on s'applique. Le vent est revenu, nous sommes au près et le JPK aime cette allure. On joue les ados, les refus, le vent est très instable en force et en direction, il y a de gros gains à faire . Ça tourne à la barre , aux réglages , à la banette.

Le 3ème jour est certainement celui de notre renaissance !! Le vent rentre à 20 noeuds au reaching , puis dans la journée après un petit front sorti de nulle-part, le vent tourne à gauche et nous pouvons envoyer le A5. Ayant choisi le large, nous avons certainement un peu plus de vent et nous avons surtout un angle parfait pour attaquer "sur les portières" avec tout l'équipage au rappel. Le soir , plus de vent à nouveau ... Seul le courant nous fait avancer . La nuit est difficile pour les nerfs lors du contournement de l'île au nord (surnommée le grand passage). Mais à bord on s'applique d'autant plus que le moral est en forte hausse ! Nous sommes revenus au contact des leaders et avons commencé à larguer nos poursuivants, notamment le petit mais très malin Sunfast 3200 qui fait depuis le début une navigation parfaite.

Le retour pose de nouvelles questions tactiques. Intérieur ou extérieur Lagon? Il faut se décider car les passes pour y rentrer ou en sortir sont rares. On se décide à y rentrer pour y trouver une mer plus plate et moins de courant . On se dit également que la nuit nous serons plus proches de la côte pour accéder aux brises de terre (on ne veut pas se faire avoir 2 fois !!). Sur le retour encore, l'option gagnante aura été de rester dans le lagon le plus longtemps possible . Certains bateaux vont perdre gros tandis que certains vont revenir très fort !
Le 5ème jour nous sommes dans le sprint final. Les Sydney 38 vont plus vite que nous dans le petit temps , malgré tous nos efforts. Il ne faut pas trop les laisser filer. À l'arrière de la flotte, on assiste à certains bateaux qui reviennent , bref c'est ultra tendu pour jouer la victoire en ORC.
Le vent finit par s'installer pour de bon à l'approche de Noumea . A 1 mille de la ligne d'arrivée, plusieurs bateaux accompagnateurs, avec la famille, les amis mais aussi les autres concurrents comme une partie de l'équipage de "Keel Bill" viennent nous accueillir et nous féliciter. Le super fan club de Banque de Nouvelle-Caledonie est présent sur la digue également, bref , le top !!!
Un bon steak frites et une sieste plus tard nous apprenons que nous gagnons la course de moins de 2 minutes !!! Chaud !!!!
La remise des prix est superbe, l'équipage a d'ailleurs donné ses toutes dernières forces pour également gagner la soirée !! Un véritable esprit de winners !!

Un grand merci à Michel (le big boss) pour m'avoir invité à bord mais aussi d'avoir concocté un équipage en or, avec Charly à l'avant, Laurent en numéro 2 et responsable cuisine et testeur banette, Mathieu en piano et media-man, Cedric à la barre et responsable rangement, Tug le match-racer à la barre et aux réglages, et moi-même, bien caché à la table à cartes et à la barre.
Et je confirme que si cette régate ne se court pas réellement au paradis, ça doit y ressembler beaucoup !!

Vivement la prochaine édition !!


http://www.groupamarace.nc/la-course/les-equipages-2016/banque-de-nouvelle-caledonie

Un grand jour ce mercredi 21 Septembre avec la mise à l'eau du 1er JPK 45.

Temps parfait et super ambiance pour assister à ce "grand moment" ! Un an après le démarrage du mannequin de coque, le bateau est à flot et dans ses lignes .

Depuis un bon moment ce bateau "idéal" de croisière me trottait dans la tête et le résultat est vraiment conforme à ce dont je rêvais...

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Jacques (Valer) a une nouvelle fois visé juste avec un devis de poids respecté à 100 kg et une assiette légèrement sur l'arrière comme souhaité.

Toute l'équipe JPK a vraiment réalisé du super boulot. Les premiers mois par l'équipe des modeleurs et moulistes pour un travail délicat, physique et souvent ingrat sur les préformes et les moules puis par l'équipe de l'infusion mené par Kevin qui a sorti des pièces parfaites en maitrisant les devis de poids et enfin par celle de l'assemblage enmenée par Jean-Miche notre chef d'atelier investi à 200% sur ce projet qui demande beaucoup d'engagement.

Si le résultat se mesure à l'émotion provoquée sur les 3 co-propriétaires présents lors de la  mise à l'eau, nous pouvons tous être fiers de notre travail !

Il reste maintenant à le tester et naviguer...




COWES WEEK La démonstration de "YES" le JPK 1080 d'Adam Gosling

Du 6 au 13 août dernier a eu lieu la fameuse semaine de Cowes qui rassemble les meilleurs bateaux anglais et aussi français

Vainqueur Overall de l'épreuve "Yes" a été véritablement intouchable en remportant 6 des 7 manches courues (2eme sur la plus mauvaise manche !) et ce quelque soient les conditions rencontrées.

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L'épreuve disputée dans le Solent est toujours un grand moment de voile avec décor superbe, ambiance fabuleuse à Cowes sur l'île de Wight, terrain de jeu compliqué autant en terme de courant que de vent avec les effets de côtes et niveau sportif sans égal au regard de la qualité des bateaux inscrits. Assez loin devant les concurrents, de l'avis de tous "Yes" navigue plus haut plus vite au près, plus bas plus vite au portant!

C'est intéressant d'analyser le pourquoi d'une telle domination. Comme le répète toujours Jacques Valer, l'architecte du bateau, la performance est un ensemble dans lequel tous les paramètres comptent.
Au delà du dessin de coque et de la construction le travail essentiel concerne le gréement et le dessin des voiles .
Ajouté à cela une carène retravaillée de façon maniaque et un soin permanent apporté à tous les détails comme le réglage des safrans, l'ajustement optimal de l'ergonomie de cockpit pour l'équipage (systeme GV sur winches pour réglage direct), la chasse au poids systématique et le travail sur l'assiette du bateau.
L'équipage est naturellement le facteur 1 de la performance et clairement sur "Yes" chacun apporte une véritable valeur ajoutée à son poste.
Sur "Yes", James le préparateur et "performer" du bateau a délibérement accepté d'augmenter le rating du bateau (en moyenne 7 points de plus que les autres 1080) pour ajouter des chevaux au moteur. Les surfaces de GV, génois et spis sont plus grandes ce qui donne beaucoup d'aisance au bateau dans les conditions légères où le bateau fait par exemple jeu égal en temps réel avec le First 40 .
Pour effacer la puissance lorsque la brise grimpe, le mat carbone Axxon traversant (dessiné par Ìlly brummer il est léger, nerveux et suffisamment souple pour être bien "travaillé" ) est posé en fond de coque sur un mast jack (vérin hydraulique avec pompe manuelle et cales). Entre chaque manche, James adapte la tension en adaptant les cales de mât. Résultat ; le principe permet de jouer sur l'ensemble des tensions et de faire varier de façon importante le volumes des voiles.
Un pataras hydraulique (2 boutons +/- de chaque côté à la main du règleur) permet d'être encore plus réactif sur la variation du cintre de mât.
Point essentiel, le travail sur le dessin des voiles. La garde robe North a été travaillée et retravaillée pour pouvoir en jouant sur les tensions de gréement et le cintre du mât modeler totalement les volumes.
Au final, l'écart est important mais très instructif pour comprendre le principe général et affiner sa propre démarche d'optimisation.
En conclusion, je dirai que nous sommes rarement à l'optimum de l'optimisation de nos bateaux. Dès lors que nous ne naviguons pas en monotypie il est plus délicat de s'étalonner. Comme Jacques, je pense que le travail sur la carène et les détails représentent peu par rapport à ce qu'il est possible de gagner ailleurs notamment par la connaissance de son bateau et au travail de fond qu'il faut accomplir sur les voiles et l'adéquation voiles/mât ainsi que sur l'ensemble des réglages liés au gréement.



Cowes week 6-13 aug 2016

Cowes Week est un mélange à l’anglaise de compétition, de fête et de tradition

Pour le retour de Raging-Bee sur cette compétition, que nous avions remporté dans notre classe en 2013 finissant au passage 3ème overall, l’équipage est constitué d’Alexis LOISON à la barre, Jérôme Aubert à la tactique, David BOSSE à la GV, Nicolas Léon et Alexis LAFAYE à l’embraque, Arnaud TESSIER N°1 et moi-même au piano.

La compétition : des régates disputées
La compétition : des régates disputées

Notre ambition est de gagner mais la concurrence est rude avec entre autres le JPK1010 Strait-Dealer qui est LE spécialiste des inshores dans le Solent, le A35 Dunkerque les Dunes de Flandres champion en titre overall du National IRC anglais et qui a terminé 2ème de la Commodore’s cup la semaine précédente dans ces mêmes eaux ou encore IBA un A35 belge redoutable. Une inconnue concerne le Kerr 33 Acheron dont nous ne connaissons pas le potentiel.
Toute la semaine nous bataillerons aux avant-postes dans des conditions de vent allant de 5 à 30Nds et toujours très « shifty », composant au mieux avec les bancs de sable et les fameuses veines de courant du Solent. Au final notre régularité nous mène à la 1ère place la veille de la finale. Strait-Dealer et IBA qui ont alterné le bon et le mauvais ne sont plus dans la course pour la victoire, Acheron non plus qui a démâté dès le 2ème jour. Notre dernier adversaire est donc Dunkerque qui compte 2 points de retard sur nous. Tout est donc encore possible pour eux mais pour gagner nos amis nordistes devront interposer deux bateaux entre nous. Peut être du fait que la veille nous avons trop arrosé l’anniversaire d’Alexis LOISON et que les dunkerquois, que nous avions conviés à la fête, ont mieux géré l’apéro, mais Dunkerque fait 2 et nous 5 : nous perdons Cowes Week pour un point…
Au final nous avons passé une super semaine entre régates acharnées, fêtes (feux d’artifices, exhibitions aériennes) et traditions (la remise des prix au Royal Yacht Squadron restera dans toutes les mémoires) qui font que Cowes Week reste une compétition vraiment à part. L’organisation parfaite et le niveau sur l’eau élevé font que nous reviendrons sans aucun doute l’année prochaine.



La tradition : remise des prix au RYS
La tradition : remise des prix au RYS

FAUTE ! les Raging-Bee’s boys n’avaient pas prévu le traditionnel « jacket and tie »…  Heureusement il restait des chemises propres au fond des valises !
FAUTE ! les Raging-Bee’s boys n’avaient pas prévu le traditionnel « jacket and tie »… Heureusement il restait des chemises propres au fond des valises !
Remise du trophée par la femme du commodore : so british !
Remise du trophée par la femme du commodore : so british !

LA OUESSANT RACE DE RAGING-BEE :

Du rêve au cauchemar et du cauchemar au rêve

La Ouessant Race est une nouvelle course au large de 410M organisée par le RORC. Le parcours est digne d’une étape de la Solitaire du Figaro. Le premier tiers de course est le même que pour la Rolex Fastnet Race parcourant la côte sud de l’Angleter

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La Ouessant Race est une nouvelle course au large de 410M organisée par le RORC. Le parcours est digne d’une étape de la Solitaire du Figaro. Le premier tiers de course est le même que pour la Rolex Fastnet Race parcourant la côte sud de l’Angleterre. Le jeu consiste à opter pour les bonnes options tactiques pour jouer avec les courants de marée. Puis la flotte contourne le phare de Wolf Rock pour entamer le deuxième tiers de course : un long bord de plus de 100M pour traverser la Manche vers Ouessant. Le sens de rotation pour contourner Ouessant est au choix selon l’heure de marée où l’on arrive, mais laisser l’île à tribord rallonge la course d’environ 6 M ! Après avoir arrondi Ouessant la flotte entame le dernier tiers de la course : un long bord de 120M le long de la côte bretonne pour une arrivée à St Malo. Pour ce dernier tiers de la course, la marée nous mènera à jouer dans les cailloux pour s’abriter des forts courants et la hauteur de marée à St Malo pour la fin de course sera de 10 mètres…
Sur Raging-Bee mon équipier sur cette course est Guillaume LAMARRE. Guillaume est un ami de longue date qui connait parfaitement le bateau et sa garde robe puisque c’est lui qui l’a taillée ! Le dimanche 14 aout à 12h locale, c’est un départ « à l’anglaise » sous spi par un vent de NE entre 3 et 5Nds. Nous mettons le cap vers l’Ouest mais par ce vent faible et avec seulement 2 heures de courant favorable nous savons qu’il ne sera pas possible de sortir du Solent avant la renverse… Vers 14h30 le thermique s’établit au Sud-ouest pour environ 8Nds. Nous voilà donc contraints d’affaler pour tirer des bords contre la marée. La tactique consiste alors à naviguer dans la partie Nord du Solent pour s’abriter du courant derrière Hurst-Point. La sortie du Solent à contre la marée se fait « à la plage » de Hurst Point pour bénéficier du contre-courant et nous nous engouffrons dans le passage de North-Head à l’Ouest des Shingles où le courant est moins fort que côté Est. Le vent adonne alors nous permettant d’envoyer le Code 0. A ce moment de la course, nous sommes au contact de Night and Day et de Foggy Dew ce qui nous laisse penser que nous avons fait une bonne sortie de Solent.
La transition suivante est une rotation à gauche du vent qui va passer Est en forcissant au fil des heures. La nuit se passe par vent faible (à très faible) sous code0 car la rotation attendue n’arrivera qu’au petit matin. Nous pouvons enfin envoyer le spi. Tout au long de la journée le vent forcit pour finir plein Est à 25-30Nds. Pour nous c’est tout bon et, en VMG descente vers Wolf Rock sous grand spi de tête symétrique, nous creusons un écart important sur Foggy-Dew et N&D qui tirent des bords avec leurs spis asymétriques ! Nous naviguons comme dans un rêve avec des surfs à 18Nds : on se croirait sur la Transquadra ! Les copains sont relégués à plus de 12M après un peu plus de 24h de course : le rêve !
Il est 16h le lundi 15 aout et c’est l’heure à laquelle notre grand spi décide de rendre l’âme. Il faut vous avouer que tout à notre joie de descendre les vagues plein pot nous avions précédemment fait un départ à l’abattée qui nous avait obligé à affaler le spi pour réparer un petit accroc au niveau du renfort de tête : un pansement au Grey-Tape et s’était reparti comme en 14. Sauf que au premier claquement suivant : «CRAC» plus de grand spi… A ce moment, nous sommes au large du cap Lizard à 45M de Wolf Rock et nous n’avons pas d’autre choix que d’envoyer notre A5 : pas idéal dans ce vent plein cul et mollissant en plus… De fait nous nous trainons et pour arranger le tout, comme nous sommes contraints avec ce spi de tirer des bords, nous foirons un empannage qui voit notre spi faire des tours bien serrés comme il faut autour de l’étai... Nous mettrons pas loin d’un quart d’heure à démêler et renvoyer. Résultat nous tournons Wolf Rock à 20h au contact de N&D et Foggy Dew qui nous ont donc repris 12M en 4 heures : le cauchemar !
Après cet après-midi catastrophe nous avons le moral dans les chaussettes et l’affalage du spi à Wolf Rock achève de nous démoraliser : en effet la drisse, un moment coincée en tête, nous fait craindre de finir sur les rochers. Heureusement le spi finit par descendre mais on gamberge à fond et je suis persuadé que Foggy-Dew, qui est en équipage, et N&D, qui a un grand pro à bord, vont nous déposer sur ce bord vers Ouessant de plus de 100M au reaching (vent de 18Nds à 70°TWA). Dans nos têtes nous ne sommes plus vraiment dans la course et, perdu pour perdu, je décide d’envoyer le Jib-top pour faire un speed test : Foggy-Dew et N&D sous génois short-sheetés VS Raging-Bee sous Jib-Top. Ca fait longtemps que je me demande si mon Jib-top est plus efficace qu’un génois avec short-sheet : au moins cette course va me servir à apporter une réponse à cette question et devinez quoi ? …Eh bien à 18NDS 70°TWA le génois short-sheeté c’est mieux que le jib-top …et d’environ 10% en plus ! Par 20NDS à 80° ça pourrait être différent : faudrait ré-organiser un speed-test ! En attendant si on continue avec le Jib-Top, à Ouessant on aura 10M de retard sur nos meilleurs ennemis : le cauchemar va donc continuer ? Eh bien non ! Le bord est humide et il fait bientôt nuit mais je vais à l’avant changer de voile. J’ai à nouveau l’envie de compétition et l’envoi du génois sous le Jib-top est vite exécuté : dans la manœuvre on ne perd pas plus d’un demi mille sur Foggy-Dew mais N&D s’est un peu échappé, il est à 2M. Toute la nuit nous bataillons tentant un décalage au vent de Foggy-Dew qui ne nous laisse pas passer puis un autre sous le vent qui paie : au petit matin du mardi 16 Ouessant est en vue, le vent toujours à l’Est faiblit à 15Nds et nous sommes revenus au contact de Foggy et N&D est seulement 1M devant.
Notre atterrissage sur Ouessant se fait au bon moment de la marée c'est-à-dire que l’on va laisser l’île à babord. Dans un vent pétolant et avec un fort courant qui nous dépale vers l’Ouest nous contournons Nividic et la Jument. La côte sud de l’ile se fera dans un vent d’Est de 5Nds à contre courant : l’occasion de faire un peu de géologie toujours au contact de Foggy que nous croisons au milieu des cailloux.

Raging-Bee à la poursuite de Foggy-Dew dans les cailloux de Ouessant
Nous traversons ensuite le Four à contre-courant dans un vent toujours faible avec nos meilleurs ennemis juste devant nous. L’après-midi s’annonce paisible avec la renverse à venir qui va nous amener avec son courant favorable jusqu’à l’île de Batz dans un vent forcissant à 15Nds. Les problèmes de la veille sont oubliés, nous prenons beaucoup de plaisir à naviguer au près sous le soleil dans ce vent maintenant à 18Nds et on en profite pour se reposer. Mais, comme si nous étions maudits, le cauchemar commencé la veille continue: alors que je suis à la bannette en plein sommeil, Guillaume qui est de quart sent une odeur de brûlé. Il me réveille en catastrophe : de la fumée sort du tableau électrique ! J’ouvre le panneau du tableau et l’appel d’air provoque l’embrasement de gaines électriques. L’extincteur vient rapidement à bout des flammes. Très vite nous trouvons l’origine du feu : provenant du Jib-top trempé que j’ai rentré dans le bateau la veille, il y a de l’eau dans l’équipet tribord ce qui a provoqué le court-circuit du chargeur de la VHF portable installé à cet endroit et relié au tableau électrique sans aucune protection, ni fusible, ni disjoncteur…
Au final plus de peur que de mal car si les gaines ont noirci au feu, elles ont résisté et tout l’électronique fonctionne normalement. Soulagés, nous laissons toutes ces émotions derrière nous pour nous concentrer sur la suite de ce qui, pour nous, ressemble de plus en plus à un périple : Il est 20h et il faut maintenant aller s’abriter du courant en baie de Lannion. Nous avons un peu perdu sur la course 2M derrière Foggy-Dew et 3M derrière N&D. Vers 22h c’est devant Trégastel qu’il va falloir aller de nuit s’abriter du courant dans les cailloux… Heureusement N&D ouvre la route : Alexis connait ces cailloux par cœur et on s’engouffre dans son sillage. Avec la lune qui fait briller l’eau et les rochers dont la masse noire parait si proche, ce sont des moments magiques. On en viendrait presque à regretter la renverse qui nous permet de regagner le large, cap vers les Héaux de Bréhat que nous contournons vers 03h mercredi matin.
Les écarts sont stables : 2M avec Foggy et 3M avec N&D. Il s’agit maintenant de gérer la dernière ligne droite. Nous téléchargeons un fichier Navimail maille fine qui annonce une grosse mistoufle sur l’arrivée avec un vent pétolant au large du cap Fréhel prenant de la droite dans un premier temps puis revenant à l’Est par une grosse gauche. L’arrivée à St Malo est dans notre Sud-Est et avec la gauche annoncée Il va falloir aller chercher le côté gauche du plan d’eau. N&D part dans l’Est sitôt passée la Nord Horaine qui est marque de parcours. Nous décidons de retarder notre virement le temps de profiter au maximum de la veine de courant qui porte au Sud. Foggy-Dew a la même option que nous. Finalement à la latitude de Bréhat nous virons pour nous recaler à l’Est tandis que Foggy-Dew prolonge quelques minutes de plus vers le Sud. A 6h00 et à 30M de l’arrivée les décalages sont faits : nous faisons tous les trois route au même cap, N&D 4M à notre vent plus à l’Est, et Foggy 2M sous notre vent plus à l’Ouest. Vers 09h00, lorsque la pétole arrive avec sa droite, Foggy-Dew se retrouve bloqué du mauvais côté du cap Fréhel en mauvaise position pour toucher la gauche qui arrive une heure plus tard. Logiquement N&D, le plus à l’Est, touche le nouveau vent en premier, puis c’est notre tour alors que Foggy-Dew reste scotché. Ainsi après environ 410M et 3 jours de course, grâce à notre petit décalage dans l’Est à 30M de l’arrivée, nous finissons 40’ devant Foggy-Dew ce qui donne 26’ à notre avantage en temps compensé et, avec tous les problèmes rencontrés durant ces trois jours, le résultat est inespéré: Raging-Bee 1er en IRC3, 2ème en 2H et 6ème overall. Le rêve!
Bon en ce qui concerne N&D c’est encore raté mais cette fois on les a faits trembler en début de course. Je pense que les 12M d’avance que l’on avait sur eux après 28H de course vont les faire réfléchir : sans notre spi éclaté et sur un parcours avec moins de jeu comme le Fastnet, ça aurait été difficile pour eux de les récupérer. Alors les copains, l’année prochaine: Asy or not Asy ? that is the question…;)))


Raging-Bee à la poursuite de Foggy-Dew dans les cailloux de Ouessant
Raging-Bee à la poursuite de Foggy-Dew dans les cailloux de Ouessant

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