diminuer la taille du texte augmenter la taille du texte

Transquadra

Tous les JPK à bon port

A venir, les récits de tous nos aventuriers

En 3ème place derrière "Nauti-stock" et "Victoria", "Night and Day", le JPK 960 de Pascal Loison et Nicolas Paternak a joué jusqu'au bout pour revenir sur les 2 duos de tête.


Vainqueurs de la 1ère manche avec plus d'1 h d'avance sur "Victoria" et "Nauti-stock", "Night and Day" a sans doute laissé filer son leadership à mi-course dans la négociation du fameux front. Moins inspiré dans le timing pour le contourner, Pascal et Nicolas rallongent trop leur route au sud et ne profitent pas à 100% de leur investissement...
Il reste une magnifique place sur le podium à l'arrivée pour l'ancien "Léon", vainqueur solo en 2009.

Côté Méditerranée, Daniel Dupont et son frère ont mené leur JPK 1010 à la 1ère place dans leur flotte. Piégés dans une option sud prématurée, ils sont revenus de 50ème au top ten réalisant des moyennes excellentes dans les alizés de la 2ème semaine. Revenus 8ème à 5 jours de l'arrivée, seul ce maudit paquet d'algues non détecté dans le saildrive a coupé les deux frangins dans leur diabolique remontée.
Comme le dit Daniel en rigolant, "si nous étions restés sur la route directe la 1ère semaine, si nous n'avions pas eu de panne de pilote, si nous n'avions pas attrapé ces algues, si si si... nous aurions gagné!"


Transquadra 2012

Doublé solo-double pour les JPK 1010

Philippe Vicariot sur "Swinhoé" remporte le classement solo.
Gérard Quénot et Luc Fournichon, vainqueurs en double.

Philippe Vicariot, vainqueur solo sur "Swinhoé" JPK 1010
Philippe Vicariot, vainqueur solo sur "Swinhoé" JPK 1010
Philippe Vicariot avait dominé la 1ère manche entre St Nazaire et Madère et disposait d'un bon "matelas" de 4 heures d'avance sur Jean-Baptiste L'Ollivier et Jean-François Hamont au départ de cette 2ème manche.
A Madère, Philippe confiait "Je n'ai aucune inquiétude sur ma vitesse, le bateau est un avion. Je ne crains que la dispersion de mes concurrents et la difficulté de les contrôler."
Et de fait, après 6 jours de course, l'écart Nord-Sud entre Philippe au nord et Jean-François Hamont était déjà de plus de 100 milles! Longtemps leader sur sa route nord, Philippe a préféré plonger sud et quitter sa position pour venir re-contrôler ses adversaires et éviter un front pétoleux.
Résultat ; à vouloir ménager "la chèvre et le choux", Philippe s'est fait une grosse frayeur. Au nord, ses poursuivants du début de course passent tranquillement au dessus du front quand plus au sud "Festa" profite d'un flux puissant pour revenir aux avant-postes.
En jouant finement sa 2ème semaine et surtout, en imprimant un rythme fou dans la brise qui rentre enfin, Philippe revient comme un "boulet de canon" et termine 1er scrash de cette 2ème étape de tous les dangers. 6ème au scrash solo et double confondu, Philippe a prouvé à tous son immense talent et son mental d'acier.

En double, Gérard Quénot et luc Fournichon, 3ème de la 1ère étape, à 5 mn de "Victoria" et à 1 heure derrière "Night and Day", ne cachaient pas leurs ambitions. Avec une parfaite préparation météo, une optimisation du rating et une "grosse envie" de victoire, le duo a réalisé un véritable sans faute. Aux avant-postes, dès le début de course, ils ont su abandonner temporairement une bonne place au classement pour venir se repositionner idéalement au sud du front piègeux. Par la petite porte et en passant 48h en mode "3 bouées" impasse sur le sommeil - réglages permanents - empannages systématiques à la moindre adonnante "Nauti-Stock" s'est faufilé aux avant-postes avec les espagnols de "Victoria".
La 2ème semaine se déroule en mode "contrôle" avec "Victoria" dans un rayon de 5 milles. Pour gagner, Gérard et Luc ne doivent pas concéder plus de 2 h à "Victoria". La dernière nuit, grosse frayeur sur le JPK. A vouloir  jouer la sécurité, Gérard et Luc décident d'affaler le spi avant le grain. Pendant ce temps, "Victoria " prend tous les risques et glisse vers le but. 2ème grain, trop tard pour affaler, cafouillage, et crac, le tangon vient déchirer le spi en partie basse. Plus question de jouer la sécurité ou le calcul, Gérard répare son spi de façon express et 45 mn plus tard, "Nauti-Stock" est reparti.
1h 10 après l'arrivée de "Victoria", la délivrance. Gérard et Luc remportent la Transquadra et savent mieux que personne pourquoi ils l'ont gagnée. Bravo à nos champions!
Philippe Vicariot, vainqueur solo sur "Swinhoé" JPK 1010
Philippe Vicariot, vainqueur solo sur "Swinhoé" JPK 1010
L. Fournichon et G. Quénot vainqueurs en double sur "Nauti-stock" JPK 1010
L. Fournichon et G. Quénot vainqueurs en double sur "Nauti-stock" JPK 1010
N. Pasternak et P. Loison 3ème double sur "Night and Day" JPK 960
N. Pasternak et P. Loison 3ème double sur "Night and Day" JPK 960


Départ de la Transquadra

2ème étape Madère-Martinique

Après une trêve de 6 mois, la flotte de la Transquadra vient de repartir ce WE

logo_trsq_bleu_2011.gif
Une météo propice avec un fux de secteur NE de 15 nds a permis à la flotte de se dégager rapidement de Madère.
L'alizé est bien présent plus au Sud et il est fort probable que le record de l'épreuve soit amélioré sur cette édition.
Côté JPK, les favoris sont déjà positionnés en tête de flotte avec notamment Philippe Vicariot qui vainqueur solo de la 1ère étape sur son JPK 1010 souhaite "enfoncer le clou" dans la seconde.
Chez les doubles, la flotte est très groupée et il faudra encore attendre quelques jours pour juger des forces en présence notamment entre la flotte de Méditerranée et celle de l'Atlantique.
Pascal Loison et Nicolas Pasternack, vainqueurs en double de la 1ère étape sur "Night and day" le JPK 960, attendent le renforcement du vent pour faire parler la poudre. 3ème de son côté avec son JPK 1010, Gérard Quénot et son fidèle équipier jouent placés et sont bien décidés à ferrailler dur pour gravir les 2 marches manquantes !
Au delà de la course, il s'agit bien d'une folle aventure que tous vont vivre intensément...


Classement des JPK 1ère étape juillet 2011

Un grand BRAVO à tous les coureurs JPK 960, JPK 1010 et JPK 110

A chacun son aventure...

Au départ de Saint Nazaire, tous les JPK se retrouvent à couple dans une ambiance hyper conviviale et solidaire.

De passage le jeudi d'avant départ pour encourager et apporter quelques  pièces de rechange, je découvre quelques nouvelles têtes sur les 960 qui ont changé de propriétaires.
"Lucky Duck" n'est plus entre les mains de mon ami Vincent Willemart mais se retoruve avec Nicolas Kervyn et Paul Codron. En panne de pilote dès le départ, l'équipage va perdre un temps  précieux à tenter de réparer mais en vain. Vissé à la barre, le duo va revenir de la 49ème à la 19ème place !

"CA Technologie"  est désormais entre les mains de Marc Le Fur et Morgan
Civilise. Un duo complémentaire avec Marc qui apporte son expérience du  grand large lorsqu'il naviguait avec Olivier de Kersauzon et Morgan qui est un régatier pur jus. 18ème à l'arrivée mais pas trop loin en temps, le binôme reste en course pour les places d'honneur...

Sur "Samysan", Pierre Seygneurin et Guy Vincent ont cravaché dur pour essayer de tenir le supersonic 960  "Nght and Day". 9ème à Porto Santo, le score est excellent . Le 1er bord jusqu'au Cap Finisterre a finalement été prépondérant et très stratégique. Il fallait rester haut au début pour "écraser" au bon moment et venir serrer à la corde au passage du cap. Une chose est sûre, "Samysan"  est bien dans le match et c'est là l'essentiel...

Mike Murphy, le sympathique Irlandais épaulé de Darren Nicholson navigue
sur "Alchimiste" l'ancien 960 de Jean-Paul Péché. Une entrée en matière en demi teinte pour Mike habitué aux bonnes places sur les courses du RORC. Mais pas de soucis, Mike conserve son éternel sourire!

David Carlo et Fabrice Guilleray on racheté l'ancien "Sobek" à Jean-Philippe Dercourt et Nicolas Dansette, devenus des amis depuis notre
expérience commune de 2009.  "Zonpuka" termine juste après  "CA Technologies" et "Lucky Duck" ce qui promet de la grosse bagarre sur la 2ème étape...

Patrick Préveaux a emprunté le bateau de son fils Vincent pour faire la traversée avec son ami Grégoire. 35ème à l'arrivée, le duo a déroulé tranquille cette étape histoire de prendre les marques avant la grande traversée...

Sur "Stergann", les 2 frères Reymondet se sont mis sur un mode d'acquisition d'expérience très rapide ! François a pas mal navigué il y a longtemps mais Pascal découvre tout ou presque . Départ au tas, frayeurs nocturnes, le métier rentre... Prochaine étape,  laisser le spi en l'air la nuit....

Le 3ème solitaire engagé sur un 960 après Louis Lagadec et Olivier Roussey est jérôme Demay sur la jolie "Danae" avec sa déco "maori".
Jérôme se lance dans la grande aventure après avoir testé un aller -retour aux Açores l'an dernier. Motivé et enthousiaste, Jérôme a "géré" comme un chef sa 1ère manche, occupant longtemps une place dans les 10 avant de céder un peu de terrain . L'expérience est un capital précieux, Jérôme en fait l'expérience et progresse vite dans la perspective de latraversée...

En double, n'oublions pas le JPK 1010 "Papillon". André Devaux a proposé à son cousin Dominique de l'accompagner dans cette aventure. Le bateau mis à l'eau au mois de mai n'aura que très peu navigué avant le départ de Saint Nazaire. Pas de problème, les vieux réflexes de course au large  reviennent vite et finalement 14ème à l'arrivée, le rapport résultat /nombre de milles parcourus avant départ est imbattable !!

Pour finir, le seul JPK 110 engagé est mené par Olivier Burgaud accompagné de Jean-François Harlet. Toujours enthousiaste et positif Olivier était dans le trio de tête au Cap Finisterre après 2 jours de reaching, avant de décrocher un peu dans la descente ventée où le monosafran ne facilite pas la navigation "sur la panne"...
Peu importe, le duo garde le sourire, car vraiment dans cette Transquadra c'est l'aventure qui compte....


ATLANTIQUE

SOLO
 1       Philippe Vicariot         "Swinhoé"          JPK 1010
 8       Louis Lagadec            "Rockall"           JPK   960
 9       Olivier Roussey          "Obportus2"       JPK  960
15      Jérôme Demay            "Danaé"            JPK  960

DOUBLE
 1   Pascal Loison/Nicolas Pasternak           "Night and day"           JPK   960
 3   Gérard Quénot/Luc Fourichon                "Nauti-stock.com"       JPK 1010
 9   Pierre Seygneurin/Guy Vincent               "Samysam"                JPK   960
13  Olivier Burgaud/J.F. Harlet                       "Ederlezi"                   JPK   110
14  André et Dominique Devaux                    "Papilllon"                  JPK 1010
18  Marc Le Fur/Morgan Civilise                    "CA Technologies"     JPK   960
19  Nicolas Kervyn/Paul Codron                    "Lucky Duck"             JPK   960
20  David Carlo/Fabrice Guilleray                  "Zonpucka"                JPK   960
26 Mike Murphy/Darren Nicholson                 "Alchimiste"               JPK   960
35 François et Pascal Reymondet                 "Stergann"                 JPK   960
37 Patrick Preveaux/Gregoire Milojovitch      "Hydrogem"               JPK   960

MÉDITERRANÉE

DOUBLE
 3  Daniel et J.F. Dupont             "Art Immobilier Construction"        JPK 1010
10 Olivier Duthoit/Christophe Mandeix          "Jubilations"               JPK 1010
1195814_213972661966974_7653453_q-2.jpg

Document à télécharger :
     [pdf] classement solo Saint Nazaire- Madère (106,93 ko)
     [pdf] classement double Saint Nazaire-Madère (136,09 ko)

Philippe Vicariot sur "Swinhoe" JPK 1010

Vainqueur solo de la première étape Transquadra 2011

P1050130.jpg
Le départ a été décalé de 24 h pour cause de blocage de l’écluse de  Saint Nazaire par le personnel  du port. Cela laisse du temps pour la famille et pour mieux connaitre les autres concurrents en particulier mes voisins JPK 1010  "Papillon" et  "Nauti-stock" et le JPK 110 "Ederlezi"

Le départ est donné vent arrière devant les jetées donc sous spi, j’aime bien ça change. Nous partons en bout de ligne avec le JOD 35 d’Alex Peraud, rapidement nous sommes devant. Le bateau va bien, avec moins de 10 nœuds vent arrière, les empannages avec simple bras et écoute sont faciles.
Nous sortons de l’estuaire de la Loire et le vent commence à refuser, je passe du spi de tête au spi de Figaro de capelage, puis le code 5, puis le génois. Au petit jour je mets le solent pour économiser le génois, j’ai un peu de mal à amener le génois sous le solent (on est au reaching avec 20 / 25 nœuds de vent). Deux A35 en double passe derrière moi en tombant sous la route avec leur spi de capelage, néanmoins ils font un peu plus de gain vers le but que moi. Je suis tenté de faire comme eux mais je ne veux pas être à la côte au cap Finisterre, j’ai quelques mauvais souvenirs de la zone de calme par nord ouest sur la Galice, et puis ça veut dire être collé à la barre.  Ces conditions me semblent être favorables au bateau, comment vont les 3200 et A31 ? Il me semblait que j’allais un peu plus vite que le Sun Fast 3200 "Festa" à la tombée de la nuit.
Le vent monte encore et je prends le premier ris dans la GV pour la préserver, je ne veux pas qu’elle batte. Le cap Finisterre approche, il ne faut pas être à la côte et en même temps la dorsale approche par l’ouest. Entre la certitude du tampon à la cote et la dorsale, je choisis de contourner la Galice à 25 Milles.
Au pointage suivant, les bateaux à la côte vont plus vite, le baromètre monte et je commence à m’inquiéter… Je réduis un peu ma distance à la côte et je m’applique aux réglages pour échapper à cette dorsale que je vois gonfler dans notre ouest, on est maintenant sous spi avec nettement moins de 10 nœuds de vent. Au soir, je vois le Cap Finisterre par le travers à 15 milles, le baromètre a légèrement baissé, Le A31 "Baleine blanche" est repassé devant pour 4 milles. Je suis bien content de ne pas avoir plus perdu !
Le vent rentre doucement toute la nuit, je traverse les rails des cargos, l’AIS c’est génial ! Je dors le plus possible en
prévision du vent fort annoncé. Le lendemain, on est dans de l’alizé portugais 20 nœuds avec grains bas et donc superbe lumière. La mer est toute chaotique avec les rotations de vent sous les nuages.  Je suis repassé devant, le soir je passe au spi de capelage ce qui soulage l’étrave et rend le bateau plus
facile.  Repas du soir : cocote minute pleine de pates.
Dans la nuit le vent monte, je ne connais pas encore bien le bateau et je décide d’affaler le spi et de tangonner le génois pour dormir. Au pointage du matin, l’A31 "Baleine Blanche "de Titou est repassé devant pour 6 milles, c’était donc pas la bonne méthode ! Je renvoie le spi lourd et 2 heures après je vois apparaitre une voile devant, je m’approche et je reconnais le bateau de Titou, il est sous GV seule et m’explique à la VHF qu’il a un bout de filet pris dans le saildrive. La mer est toute blanche, il y a pas loin de 30 nœuds de vent et le bateau marche à 10 nœuds de moyenne avec de jolis surf, je filme et prends des photos.
En approchant de Porto Santo le vent molli. Le JPK110 "Ederlezi" est à l’horizon derrière avec son spi blanc, "Baleine blanche" est 30 milles derrière.
J’arrive à 3h du matin, la plus mauvaise heure… encore une dernière rafale a la pointe, le spi tombe puis remontée au près dans le dévent de l’île. J’étais venu ici en 1982 en muscadet et donc au sextant à l’époque, donc pas du tout les mêmes conditions ! Je connais un peu mieux le bateau tous les jours et il me va bien !
Philippe
"Swinhoe" est maintenant en croisière familiale dans l’archipel de Madère avec un passage très sympa  aux iles désertes.


vidéo du vainqueur solo Philippe Vicariot

Pascal Loison/Nicolas Pasternak sur "Night and day" JPK 960

Vainqueur double de la première étape Transquadra 2011

Je pense que notre bon résultat doit en bonne partie à notre option de départ dans le Golfe qui a été de rester au nord de la route directe.

FRD_7498.jpg
Il y avait une dépression orageuse au sud qui remontait vers nous pendant la première nuit de course; lorsque la bascule de nord à nord-est engendrée par le passage de ce front orageux est arrivée, beaucoup ont mis le spi, nous  avons mis un code 5 et l'avons affalé relativement tôt pour repasser au reaching sous génois. Beaucoup sont restés sous spi un peu plus longtemps, sont allés un peu plus sud, et je crois qu'il était important de ne pas le faire. Les fichiers montraient assez clairement que le lendemain le vent serait un peu plus faible et un peu plus refusant si on était plus sud et les fichiers minorent assez souvent ces phénomènes par rapport à la réalité en "lissant" les bascules et les variations de force du vent. Donc, nous avons ensuite bénéficié d'un vent plus fort, moins refusant, même si aucun des "sudistes" n'a été obligé de virer ou de faire du près serré, je pense que l'explication de notre très bon classement à l'approche de l'Espagne est dans cette option (sans parler des qualités du bateau que JP connait et dont il peut parler aussi bien et même certainement mieux que moi).

Au nord-ouest de l'Espagne, on n'a certainement pas été les meilleurs. Philippe Vicariot  explique très bien ses états d'âme vis à vis du " coussin" prévu par Maître Bernot (vent de nord ouest sur la côte espagnole), coussin qui était en fait associé à un bon thermique à la côte qui a permis au A 35 "Galatée", notamment de nous en mettre plein la vue à ce moment là en prenant la corde dans le virage. Cela dit, on n'a pas non plus été les plus mauvais, à ce moment là on était à touche-touche avec le JPK 110 "Ederlezi" dont la présence stimulante nous a fait nous arracher un peu et, même si c'était pas le temps du bateau , on est sortis de ce contournement de la pointe espagnole en conservant une certaine avance sur "Ederlezi "et "Victoria", ce dernier s'en sortant quand même  mieux que nous et reprenant une bonne partie de son retard.

Dans les alizés portugais, on se savait très bien en temps compensé et on a laissé les autres prendre des risques; on n'est surtout pas allé  chercher trop la cogne près du Portugal, préféré 22 noeuds de grib maxi à 26 ou 27 qu'on pouvait espérer un peu plus près du Portugal, ce qui nous a permis de faire zéro départ au tas et zéro accrocs de spi; il y a quand même eu des passages où " ça allait fort", avec des vitesses "supersoniques" permises par  un spi symétrique lourd de Figaro 2, à la fois très solide et bien grand qui tenait le coup par 35 noeuds et restait présentable par 20 noeuds; encore fallait-il avoir un bateau qui puisse descendre près de la panne sans risquer le départ à l'abattée. Je pense que tous les bateaux ne peuvent peut-être pas tirer le même parti de ce type de spi que "Night and day ex- " Léon", mais bon on va arrêter de faire des compliments au 960 sans ça tu ne vas pas arriver à vendre des 1010 !
Nos seules angoisses, cela a été "Nauti-stock", qui revenait très fort et dont nous ne nous méfions pas assez quand on a passé Finisterre tellement il nous semblait "lojn" (mais ça va vite un 1010), et   la ligne de casiers qu'on a pêchée 5 milles avant l'arrivée; on venait d'avoir le classement de 21 heures, qui nous rassurait sur "Nauti-stock" (on a appris après coup qu'ils n'avaient plus de grand spi), le moral était donc très élevé, on avait quasiment vendu la peau de l'ours, et là dans la nuit bien noire, le bateau s'arrête, repart à 5 noeuds (mais il allait à 9 avant), et la mer est illuminée par les flash-lights de la bouée (énorme) qu'on trainait, coincée sous le bateau; même si on a pensé que le comité d'accueil faisait bien les choses et nous offrait un "son et lumière" pour l'arrivée, ça nous a fait perdre pas loin d'une demi heure, la seule façon de s'en débarrasser ayant été d'affaler le spi, de faire une belle marche arrière à la voile, de couper le bout et........ d'attendre que le vent revienne car on s'était tellement abrités au ras de l'ilöt Cima pour faire cette fine manoeuvre qu'on a un moment cru qu'on allait y rester tanker toute la nuit....On imaginait pendant ce temps là les Croyère, déjà arrivés, qui buvaient des bières et commençaient à y croire, et "Victoria" et "Nauti-stock" qui allaient nous faire l'extérieur, bref les pêcheurs portugais ont dû avoir les oreilles qui sifflent ....
Merci encore à Jacques Valer d'avoir dessiné un " très bon bateau de vieux", et à JP Kelbert de l'avoir habitué à aller vite dans la bonne direction; je l'adore ce bateau,surtout quand il y a de la brise !


Gérard Quenot/Luc Fourichon sur "Nauti-stock.com" JPK 1010

3ème double de la première étape Transquadra 2011

Le bateau a totalement confirmé ce que nous pensions. Nous ne l’avions encore essayé ni en haute mer, ni au portant dans la brise… Un régal !...

LF_barre.JPG
Un comportement sain, très maniable dans les surfs (record à battre = 19,5 nds au speedo), un plan de pont où tout est naturellement à sa place, un intérieur pratique et facile à vivre…, Bref, tout ce qu’il nous fallait pour étaler une météo « à records » et une mer à faire regretter la croisière côtière. Parce qu’on a beau appeler ça les Alizés Portugais, avec un vent bien établi – quoi qu’oscillant en force et en direction –… la mer, elle, n’était ni établie ni franchement agréable : entre pas assez formée pour bien surfer et «un peu trop dans tous les sens ».

Ces 5 jours et demi, nous les avons passés à l’attaque tout le temps. Même un peu trop pour nos spis. Avec des quarts raccourcis à une heure, pour ne rien lâcher pendant que d’autres levaient un peu le pied la nuit. Sans trop concéder sur la gastronomie à bord, et sans se refuser une petite bouteille de champagne pour fêter l’anniversaire de Luc devant le Cap Finisterre (rare période de petit temps)
Et le résultat est là : Podium !...Malgré le manque cruel du grand spi le dernier jour, nous sommes 3èmes, pas bien loin des deux qui nous précèdent en temps compensé. Le tout avec un paquet de concurrents franchement sérieux (et sympathiques) qui ne lâchaient rien non plus.

Quelques détails sur la course…
Tout d’abord une semaine de préparation d’avant-départ, au pied de la base de sous-marins de Saint-Nazaire. Tout vérifier, installer le matériel de sécurité « off-shore », assurer toutes les manilles, scotcher… Notre bateau était un tel chantier que Jean-Pierre Kelbert, qui rendait une petite visite, n’a pas osé y entrer.
Jean-Pierre, on t’assure, on a rangé avant de partir – Dernières vérifications de l’informatique et de l’Iridium (Merci à Guillaume, notre support Geolink pour sa patience même pendant ses congés).
Ces quelques jours étaient aussi l’occasion de goûter l’ambiance particulière de la Transquadra : « rencontres, échanges, solidarité ». Outils, tuyaux au propre comme au figuré, huile de coude, et même jambon basque… le partage entre concurrents va bon train.

Nous voilà donc prêts à partir de Saint-Nazaire lundi 11 juillet, 24 heures après l’horaire prévu suite à quelque conflit chez le personnel portuaire.
Prévisions : Petit temps pour un début en douceur, mais le vent doit rentrer de NW dans les heures qui suivent. Pour que le public puisse apprécier le départ, l’organisation a prévu un petit parcours le long de la côte. Bonne idée pour répéter les empannages, mêmes si les suivants ne se feront que beaucoup plus tard. Car la traversée du Golfe de Gascogne s’annonce plutôt tout droit, au largue serré ou au travers.

Départ donc. Pas tonitruant pour ce qui nous concerne. Mais la route est longue, ce n’est pas une banane… Série d’empannages en douceur, et la flotte commence à s’étaler en mettant le cap au SW. Tout va bien, même si quelques amateurs de petit temps vont un peu trop vite à notre goût.

Traversée du Golfe. Là ça devient moins tranquille, mais c’est tout droit ou presque. Spi médium, code 5, code 0, génois, presque toute la garde robe y passe. Merci à Bernard Mallaret et à ses voiles Delta magiques. Parce que ça va vite ! Le cap Ortegal est déjà là ! On est pas mal !... 2èmes en compensé… Pas mal du tout même !...

Et là il faut choisir… Au plus court près de la côte ? au large ?... Maître Bernot déconseille fortement le ras de la côte par vent de Nord. Nous n’irons pas y risquer les effets de coussin… Au large alors ?... Mais pourquoi ce vent n’est-il pas comme annoncé sur les fichiers ?... Prudence ! Ne pas jouer les extrêmes… On le saura après, c’était effectivement prudent. Même si quelques-uns profitent de la molle pour s’échapper (bravo à "Night and Day" ! Et nous qui pensions que le JPK 960 n’était pas à l’aise dans le petit temps…), on comprend qu’on vient d’échapper à une dorsale en formation. Et on s’en sort pas si mal.

Pour la suite, les Alizés Portugais jusqu’à l’arrivée. Ca oscille (vent irrégulier entre 20 et 30 nds). C’est pas confortable. Mais ça va vite et c’est tout schuss jusqu’à Porto Santo.

La seule question est : quand réduire ?... Comme déjà dit, nous décidons d’attaquer. Spi médium, spi lourd… A fond !... Et ça paie : nous grignotons des places, surtout la nuit. Les frères Croyère restent intouchables en temps réel, mais ne s’éloignent plus beaucoup. "Night and Day" est toujours en tête en compensé (encore bravo !), mais nous voit revenir dans le rétro : Nous leur reprenons 5 milles par jour. Nous avons nos chances…
Mais un peu trop gourmands peut-être. La mer est courte et un peu dans tous les sens. Elle entraîne quelques sorties de pistes. Le spi lourd ne se remet pas d’un méchant départ au lof. Et la dernière nuit, le spi médium décide de céder pour nous aider à sortir d’un mauvais départ à l’abattée. Dommage ! Le fichier position du petit matin nous montre que nous sommes passés 3èmes en temps réel, à seulement 1,5 mille de "Night and Day"… Mais le vent mollit et nous n’avons plus que le code 5 pour mettre un peu de toile devant. Ce n’est pas assez, et 20 nœuds de vent nous semblent de la pétole.

Le dernier jour sera donc dur pour le moral. Les premiers s’échappent, d’autres nous repassent devant, les poursuivants se rapprochent. Mais nous limitons les dégâts. L’arrivée se fait de nuit, dans les rafales et le crachin. 5èmes en réel, 3èmes en compensé…

Heureux !...

Un grand merci à Jean-Pierre pour ses conseils et la qualité de son travail ainsi qu’à Jacques Valer qui a une fois de plus conçu un bateau sain et performant, à Delta Voiles pour la garde-robe (on ramène un peu de couture à la maison, mais c’est de notre faute), et à nos partenaires Nauti-stock.com et Segula Technologies qui nous soutiennent dans cette belle aventure.

Nous avons bien quelques petits trucs à régler pour la deuxième étape mais rien de bien méchant : trouver les bons réglages du pilote, prévenir l’usure de quelques drisses (maladie qui a touché une bonne partie de la flotte sur cette étape). Cette deuxième manche s’annonce palpitante. Nos concurrents ne se laisseront certainement pas faire mais ils savent qu’ils peuvent compter aussi sur nous.

Rendez-vous le 28 janvier à Porto Santo… et quelques jours plus tard en Martinique…


Olivier Roussey sur "Obportus2" JPK 960

Solo

La première étape de la TRANSQUADRA vient de s’achever et le résultat est à la hauteur de mes espérances.

J’ambitionnais de terminer dans les 10 premiers chose faite avec une 9ièmeplace sur 25 participants en solitaire avec un plateau très relevé, puisque figurent dans les 10 premiers des concurrents de la prestigieuse course du FIGARO et de la mini-transat. La course s’est déroulée en trois temps : la traversée du Golfe de GASCOGNE, le passage du Cap Finisterre puis la descente sur Madère en longeant les côtes portugaises.

J’ai connu un passage délicat du Cap Finisterre en raison d’une option un peu extrême par rapport au reste de la flotte. Mais dès le début, j’ai choisi une route plus SUD, mes routages me laissaient penser que je pourrais passer avant l’arrivée de la molle. En fait, le phénomène avait un peu d’avance et j’ai certainement surestimé ma vitesse, j’ai dû subir une panne de vent un peu plus longue que mes concurrents directs qui trouvaient un peu plus de vent au large. Cependant, une fois cette zone de transition franchie, j’ai effectué une descente sur Madère extrêmement rapide, en allant me positionner vers 9°30 de longitude pour trouver un flux de nordbien appuyé. Une fois le flux de NORD accroché, j’attaque une descente infernale rattrapant 11 places pour finir dans le tableau arrière de mon principal concurrent en JPK 960 en 9ième position (ROCKALL pour ne pas le citer…). Effectivement, Louis, positionné plus à l’ouest, s’est habillement repositionné la veille de l’arrivée par un bord bâbord plein Sud entre moi et Porto Santo, mettant ainsi fin à ma remontée. Au cours de cette descente, alternant spi lourd et médium, et parfois un ris dans la grand-voile, le JPK s’est merveilleusement bien comporté, malgré une mer parfois bien formée. Associé à un bon pilote, j’ai pu passer de merveilleux moments de glisse et je me suis senti parfaitement en phase avec le bateau : serein et confiant, m’octroyant même 4 bonnes heures de sommeil non-stop, quel luxe….

Je suis donc très satisfait de la manière dont s’est déroulé cette course. Je n’ai connu aucune avarie majeure à l’exception d’une grosse frayeur quand j’ai percuté  un OFNI (objet flottant non identifié) en fait une bille de bois de plus de 2 m. Plus de peur que de mal.

Côté confort à bord, l’utilisation de l’hydrogénérateur est une grande satisfaction, même si le bruit du moteur est remplacé par un sifflement quasi permanent. On ne manque plus de courant et réellement côté performance, tout cela me semble bien insignifiant à la vitesse où vont nos bateaux.

De même pour la carène préparée par Oceoprotec offrant une glisse parfaite, je n’ai pas eu besoin de faire quoi que ce soit dessus à Madère, contrairement à beaucoup d’autres que j’ai vu, éponge et papier en mains…

Je suis donc en bonne position pour attaquer la deuxième étape avec pour objectif de maintenir voir améliorer ce classement, mais cela est une autre histoire et il faut, dès maintenant, se préparer physiquement pour une traversée vers La Martinique longue de 2 600 milles.



Louis Lagadec sur "Rockall" JPK 960

Solo

Cette première étape a été formidable, en regardant les traces sur le site je m'aperçois de ma grosse erreur au passage du cap Finisterre ou "Macaya" m'a pris un paquet de miles


Le 11 juillet :
Alors un départ retardé à cause de la grève. Nous sommes partis sous spi et dans très peu de vent. J'ai passé la dernière bouée en 15ème position ce qui n'est pas terrible mais le 1er JPK 960!

Nous sommes maintenant au débridé avec 18 noeuds de vents et nous marchons à 7,5 nds ce qui est correct, je pense avoir doublé un certain nombre de concurrents. Actuellement, je suis entre "LULU LA NANTAISE" et "Oursonblanc.com" (un SF 3200). Je me prépare à ma première nuit en mer de cette Transquadra.
 
Encore MERCI à tous ceux qui m'ont aidé dans cette préparation.
 
Le 12 Juillet 2011 :
Mardi, après une nuit assez calme où il a fallu getter le bon moment pour mettre le spi, le vent n'a pas arrêté de monter et de tourner à droite. Après le grand spi, le code 5 puis le code zéro me voici sous génois lourd et 1 ris il y a entre 20 et 25 nds à 90°, du vent réel on avoine  entre 8 et 10 nds !! J'ai dépassé un A31 qui avait quelques difficultés,  je pense que je suis sur le bon bateau !!
 
Mercredi 13 juillet 2011 18h00
Lever du jour un peu difficile où j'ai vu croiser devant moi "Colibri" et "Expresso.
La gestion des changements de voiles entre larguer tous les ris, mettre le spi lourd, le genack et enfin le spi asymétrique cela fait de la manoeuvre car en plus il faut déplacer les poids sur le bateau.
Toute l'après midi à la chasse aux risées pour pouvoir dépasser "Expresso".
J'ai profité du beau temps pour faire sécher l'ensemble des tenues et un petit coup de nettoyage au skipper !!

jeudi 14 Juillet
Le premier tiers s'est déroulé superbement en arrivant 8em au cap
Finisterre. Je suis resté "empetaulé" toute le nuit dernière vents = 0 affalage des voiles pour ne pas les abimer mais quand même des dauphins plus ou moins grands sont venus me voir presque toute la nuit.
Je suis revenu dans le flux de vent entre 10 et 15 Nds secteur NW. Donc du Spi avec Raymond à la barre. Le vent monte et vers 20 nds ,je prend un ris dans la GV. Maintenant + de 26 nds, j'ai changé de spi et toujours 9 nds nuit du 14 au 15 et 15 juillet.
Après le début de nuit cool, le vent a commencé à monter et sous spi lourd et 1 ris dans la GV, la vitesse évolue entre 8 et 12 nds et cela fait énormément de bruit, impossible pour moi de dormir.
Sauver par ? mais le hale-bas de mon tangon a cédé sur une survente plus forte que les autre sans doute (+ de 30 nds) je trouve que c'est une excellente raison d'affaler le spi.
Le reste de la nuit sur Génois et GV 1 ris. Les consignes sont, pour le moment : on affale à 30 nds et on renvoie en dessous de 25.
Il a fallu attendre 14h pour avoir les conditions (25 nds) pour renvoyer le spi. La journée toujours sous spi lourd et GV 1 Ris.
Depuis le milieu d'après midi nous naviguons de conserve avec "La Belle Equipe" qui est à notre vent, derrière elle de gros nuages et ce qui devait arriver arriva: le vent monta et elle partit en vrac puis affala son spi, ni une ni deux,  je viens d'affaler aussi mon spi et nous sommes toujours à 7-8 nds Super. Je vais temporiser pour voir si j'enlève le ris de la GV.
Je vous laisse pour aller préparer le diner.

Samedi 16 Juillet :
Vent plein vent arrière depuis l'aube, il est fixe en direction et stable dans les variations entre 15 et 25 nds.
En temps normal, cela imposerait des changements de spi ou prise de ris, mais comme j'ai un concurrent qui se rapproche sérieusement et que, finalement sur une opportunité " MACAYA" est prenable je fais le forcing pour tenir toute la toile et pour le moment cela est OK. Il y a aussi des doubles avec lesquels je suis dans le rythme comme "Mécenat chirur...." et "La Belle Equipe".
Donc, je ne lâche rien dans cette dernière ligne droite. Je suis à 216 nautiques de Porto Santo donc une arrivée prévue demain soir ou dans la nuit.

Du 16 juillet à l’arrivée où il faut descendre le plus possible dans le sud.
Au pointage du matin, rien de neuf malgré tous mes efforts rien, pas de progression, je reste à la même place ni "Morgan" ni Olivier n’ont lâché un pouce.
Vers 13h, je décide d’empanner pour faire vraiment du sud afin de finir avec un meilleur angle et plus de vent. Je rentre en conversation avec "La Souris…"  pour appendre qu’ils ont une voie d’eau un étai cassé et des barres de flèches abimées.
Quelques heures après je découvre l’ile de Porto Santo, exactement comme les iles Fores, la montagne les pieds dans l’eau et la tête dans les nuages.
Je vois aussi un bateau c’est "La Belle Equipe" !! Il finit quelques minutes devant moi tout en étant parti 30 mn après.
Au ponton "Ederlezi", "La Belle Equipe" et leurs fans club me font un accueil triomphal !!!

Voilà la première étape est déjà fini je suis à une place superbe. Tout a parfaitement fonctionné un grand merci à tous ceux qui m’ont aidé.


Pierre Seygneurin/Guy Vincent sur "Samysam" JPK 960

Bravo à tout le chantier pour ce beau bateau, tellement agréable et sécurisant.

En tout cas, nous avons hâte d'être au départ de la deuxième étape, la motivation est à bloc, nous aurons un bon stock de chocolat à bord... Vivement le 28 janvier 2012.

Pour nous, la première étape s'est déroulée sans souci mis à part une drisse de spi cassée sans doute à cause d'une trompette que j'avais fait faire spécialement en fil d'inox de 6mm, ce qui n'est pas assez. Le rayon de courbure est trop faible, on va y remédier pour la deuxième étape. Nous avons également "pêché" un morceau de filet puis un cageot en plastique dans les safrans. Celui-ci est resté assez longtemps car nous ne l'avons vu qu'au petit jour en approche du Cap Finisterre alors que nous trouvions notre vitesse médiocre depuis quelques heures. Manque de lucidité. Pour nous, l'étape s'est déroulée en trois phases : le golfe de Gascogne, en grande partie sous code 5 quitte à tomber un peu sous la route ce qui ne nous dérangeait pas car on savait pouvoir re-lofer facilement sous génois ensuite, le passage du Cap Finisterre (on va y revenir) et la descente sur Porto Santo dans du vent assez fort mais sans plus (maxi 28 noeuds) dans lequel "Samysam" s'avère très à l'aise et facile. Nous avons eu particulièrement une nuit superbe avec de gros nuages bas et des trouées qui laissaient passer un éclairage dû à la lune, comme en plein jour, le bateau entre 13 et 15 noeuds sur chaque vague... superbe !
Le Cap Finisterre donc. Soyons clair, il ne nous aime pas et nous avait déjà coûté cher lors de la mini 87. Lors de l'approche, nous sommes pas mal, avec les deux Sprint, "Papillon" et d'autres. Le vent mollit, il fait nuit et nous voyons certains bateaux viser au plus court, d'autres s"éloigner pour passer plus au large. Je me rappelle Jean-Yves Bernot : "vent de nord-ouest, minimum 30 milles de la côte". Pourtant couper au plus court me tente diablement. On suit l'avis du maître et on vise le large. Au lever du jour, nous avons à vue une dizaine de bateaux dont une bonne demi douzaine plus à terre que nous et ... qui avancent plus vite que nous. On se dit qu'ils vont prendre une molle d'ici peu mais en fait c'est pour nous que le vent chute de plus en plus et reste entre 3 et 7 noeuds bien longtemps. Nous mettrons une quinzaine d'heures à récupérer du bon vent et reprendre une bonne vitesse.
De retour à la maison, j'étudie les positions et je fais un graphique à partir des points donnés dans la cartographie du site de la TSQ. Dans la première et la troisième phase, nous avons perdu en moyenne et très régulièrement 6 milles par 24 heures sur nos camarades de "Night and Day "(bravo à eux, belle course !) mais au passage du cap, en l'espace de neuf heures, nous perdons 27,5 milles soit 3h30 à huit noeuds, notre vitesse moyenne. Au même moment, les deux Sprint nous mettent 40 et 45 milles en 15 heures !
Nous avons donc à la fois la petite déception de n'avoir encore pas su bien gérer le passage du cap Finisterre (il faudra revenir) mais la satisfaction de voir que "Samysam" est dans le coup.


Page(s):  1  2  3  4  5  6  7  8  9  10  11 

© Azimut Communication - création sites internet & bornes interactives
mentions légales